Medef : après le rejet de la réforme des statuts, Parisot se pose "en garante" de sa succession

 |   |  455  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La réforme des statuts du Medef n'a pas été acceptée par son Conseil exécutif. Laurence Parisot ne peut donc pas postuler pour un troisième mandat et quittera ses fonctions début juillet. La campagne officielle pour sa succession va enfin pouvoir commencer. Ainis, l'UIMM (métallurgie) organisera le 18 avril un "grand oral" avec tous les candidats.

Le conseil exécutif du Medef a rejeté jeudi dans un vote très serré la réforme des statuts voulue par Laurence Parisot pour briguer un troisième mandat, a annoncé son secrétaire général Hubert de l'Estoile à la presse au siège de l'organisation patronale.

Le résultat est de 22 voix pour, 22 contre et un bulletin blanc. Faute de majorité, l'assemblée générale du Medef ne peut être convoquée pour valider cette réforme des statuts et la présidente sortante quittera donc la tête de l'organisation au début de l'été."J'ai immédiatement dit aux membres du conseil exécutif que je serai la garante de la bonne tenue de la campagne", qui va précéder l'élection à la présidence du Medef au début de l'été, a-t-elle déclaré devant la presse, une heure après l'annonce des résultats.

Selon Laurence Parisot, la réforme reviendra

La réforme prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef et aurait donc permis à  LaurenceParisot d'en briguer un troisième. "Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions", a-t-elle déclaré. "Mais le score ex-aequo au sein du conseil exécutif n'autorise pas la transmission devant l'assemblée générale", a reconnu la pésidente en titre, se disant "persuadée que cette réforme et ce projet, reviendra" et "sera un jour adopté". "D'autant que cette réforme s'inscrit dans ce qui a été mon engagement et mon combat depuis la première minute où j'ai été élue, en 2005, un combat pour la transparence, pour la vérité, un combat vers la modernité", a-t-elle encore affirmé.

"Nous ne pouvons pas avoir, nous les entrepreneurs, les mêmes défauts que nous reprochons à la société, aux partis politiques en particulier, à savoir dire toujours que la réforme oui, mais ce n'est pas le bon moment", a-t-elle ajouté.

Elle s'est enfin engagée à continuer "dans les mois qui viennent" à exercer ses fonctions "avec la même énergie, avec la même déterminaton, avec le même enthousiasme" que ceux qu'elle a eu "depuis la première seconde" où elle a été élue présidente du Medef. En attendant, la campagne pour la succession de Laurence Parisot va pouvoir réellement s'ouvrir. Dès le 18 avril, l'UIMM (fédération de la métallurgie) organisera un "grand oral" avec tous les candidats au poste de président du Medef.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/03/2013 à 15:35 :
difficile de voir en quoi une "réforme" permettant à une personne de s'incruster dans un même poste plus de 10 ans pourrait constituer une réforme !
a écrit le 28/03/2013 à 21:19 :
Non mais, elle a subit un lavage de cerveau ou c'est naturel? "Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions"... elle parle de qui là? Elle parle d'elle-même à la troisième personne en plus? C'est justement parce qu'il faut à tout prix empêcher la "satrification" et le cimentage d'une bureaucratie, y compris à sa tête que le MEDEF a bien fait de ne pas voter ce changement. Incroyable quand même l'aplomb de cette femme: ne plus limiter le nombre de mandats serait donc la garantie suprême d'une tenue démocratique... Heureusement qu'elle n'a pas réussi son coup malgré ses cooptations, ses intrigues et ses pressions. Qu'elle aille rejoindre ces amis des politiques qui ne doivent leur carrière qu'à la destruction de ce dont ils ont la charge.
a écrit le 28/03/2013 à 20:29 :
l'UMP va envoyer ses destriers pour fustiger le vote ..guaino ciotti estrosi morano ...
a écrit le 28/03/2013 à 17:33 :
personne n'est irremplaçable !!
a écrit le 28/03/2013 à 13:41 :
Il est d'usage qu'un tel changement de statut ne vaille que pour l'avenir et ne saurait s'appliquer au titulaire actuel de la fonction. Madame Parisot émule de Ben Ali ou Bagbo ? Je n'avais rien contre cette personne, maintenant je m'interroge... De plus dans les circonstances présentes où l'on s?interroge sur l'industrie, Madame Parisot représentante des services, peu au fait de l?industrie, n'aurait sans doute pas été le titulaire idéal de la fonction. Donc, pas de regrets.
Réponse de le 28/03/2013 à 15:51 :
+1 (quelle perte de temps )
a écrit le 28/03/2013 à 13:26 :
une réforme des statut pour limiter à UN SEUL mandat serait pourtant bien...
a écrit le 28/03/2013 à 13:23 :
https://www.youtube.com/watch?v=NUeGRgJgi5E&feature=endscreen&NR=1
a écrit le 28/03/2013 à 13:23 :
La Monarchie n'était donc pas si loin de passer que cela, néanmoins eet fort heureusement, la miss a perdu son sot pari de mandat a vie...
a écrit le 28/03/2013 à 13:23 :
Non mais allo Parisot quoi, tu t'es prise pour Chavez? T'as cru que le Medef c'était le Venezuela?
a écrit le 28/03/2013 à 13:23 :
Non mais allo Parisot quoi, tu t'es prise pour Chavez? T'as cru que le Medef c'était le Venezuela?
Réponse de le 28/03/2013 à 15:54 :
bien bonne... non mais allo quoi , parisot sans le medef, c'est comme une voiture sans volant quoi !! !
a écrit le 28/03/2013 à 13:19 :
https://www.youtube.com/watch?v=NrSRE8EhBrA
a écrit le 28/03/2013 à 12:54 :
Et un de plus à pôle emploi...
Réponse de le 28/03/2013 à 16:38 :
elle sait se placer, pas folle la Parisot. Comme Sarko & Co elle va se trouver une "retraite" dorée pour je ne sais quelle boite qui va la rémunérer grassement pour ses conseils avisés.
a écrit le 28/03/2013 à 12:52 :
comme dit le dicton "Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables."
Réponse de le 28/03/2013 à 13:57 :
La phrase originale est de Alphonse Allais, complétée par Clemenceau par "et qui ont été tous remplacés".
a écrit le 28/03/2013 à 12:51 :
Le MEDEF s'est enfin acheté une bonne conduite. Reconduire Laurence Poutine à sa tête en aurait fait la risée de tout le pays !
a écrit le 28/03/2013 à 12:49 :
Rien n'interdit à Mme Parisot d'apporter son expérience et son bénévolat au MEDEF en tant que conseiller des nouveaux élus !!
a écrit le 28/03/2013 à 12:48 :
Direction le couvant pour elle !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :