Montebourg : "s'il y a une crise de régime, c'est au niveau de l'Union européenne"

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En pleine tourmente liée à l'affaire Cahuzac, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg tente de recentrer le débat sur la crise en Europe. A ses yeux, les politiques d'austérité l'ont conduit "à la débacle".

Pour Arnaud Montebourg, la crise de régime, c'est l'Europe qui la vit. Aux yeux du ministre du Redressement productif, qui s'exprime dans un entretien publié par Le Monde,  "la politique d'austérité imposée par l'Europe (...) est rejetée par tous les peuples. Donc s'il y a une crise de régime, c'est au niveau de l'Union européenne, où il n'y a nul débat démocratique sur les causes et les conséquences de cette politique d'austérité qui nous entraîne collectivement dans une spirale récessive." Il répondait à une question portant sur un tout autre sujet  - l'affaire Cahuzac - et qui visait à lui faire dire s'il pensait que c'était une "crise de régime".

"Cette politique qui conduit à l'Union à la débâcle..."

Sur la question des efforts budgétaires menés par le gouvernement socialiste, le ministre a ajouté que "le sérieux budgétaire, s'il tue la croissance, n'est plus sérieux. Il est absurde et dangereux. Il est donc plus que temps d'ouvrir le débat sur cette politique qui conduit l'Union à la débâcle." Depuis qu'il a obtenu son portefeuille, ce n'est pas la première fois qu'Arnaud Montebourg critique ainsi la politique de rigueur. En juin, par exemple, il avait fustigé "l'austérité imposée par la politique idéologique de la droite allemande", dans un entretien à l'Usine nouvelle.

Fiscalité: Montebourg veut des noms

Par ailleurs, en matière de lutte contre la fraude fiscale, Arnaud Montebourg a indiqué qu'il souhaitait désormais obtenir "des noms". "Ce que nous visons à présent à travers l'échange automatique de renseignements, ce sont des noms. Les noms des dizaines de milliers de ressortissants français et d'entreprises logés dans les paradis fiscaux que la France doit obtenir", a-t-il lancé.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2013 à 23:38 :
Qu?on monte au lampadaire ! Voila qui est faux ! Devant tous la mondialisation n?est pas le « problème » français, c?est l?incurie du gouvernément ! C?est la compétitivité qui vient du déficit d?innovation. Ensemble remettons les choses à l?endroit et le village gaulois comme bon guide pour l?humanisme. C?est notre raisons d?être, allons y tous puisque nous sommes révoltés, musique !
a écrit le 10/04/2013 à 12:38 :
- enlever les banques du système des financements des états
- dégraisser le mammouth!!
- priviligier les PME seul bassin d'emploi en France
Réponse de le 11/04/2013 à 12:12 :
+ 1000
a écrit le 10/04/2013 à 10:30 :
Le problème se n?ait pas « l'Union européenne » ni « la politique d'austérité imposée par l'Europe » mais bien le respect des Français face à l'ordre..., les lois... et l?honnêteté!. Voir « Article 40 de la Constitution de la Cinquième République française ».
a écrit le 10/04/2013 à 8:00 :
Austérité ou pas, en France tant qu'on favorisera la rente immobilière, les petits jobs défiscalisés à domicile etc. pour complaire aux électeurs papy boomers, on aura un problème structurel de compétitivité et d'économie non productive.
a écrit le 09/04/2013 à 22:41 :
Les électeurs de droite d'en bas sont bien d'accord avec Montebourg qui dit souvent des choses justes ...et dans l'intérêt de la France ...
a écrit le 09/04/2013 à 22:17 :
Si l'austérité le dérange tant, que fait-il dans un gouvernement qui impose cette austérité européenne qu'il critique tellement à la France ? Les bouffons sont de tradition monarchique...
a écrit le 09/04/2013 à 17:48 :
Il peut le dire : c'est la crise... de nerfs avec l'équipe des branquignols
Réponse de le 09/04/2013 à 22:39 :
Exact, c'est la crise à l'UMP aussi sisi...
a écrit le 09/04/2013 à 17:24 :
Notre ministre de la "destruction productive" serait-il prêt enfin à sortir de l'europe et de l'euro....????! cela m'étonnerait !
Que de temps perdu...!
Réponse de le 09/04/2013 à 21:58 :
Que d'esbroufe surtout, oui ! C'est l'Allemagne, avec les pays du nord et les technocrates bruxellois, qui dictent les règles : ils font le programme et la France s'aligne. Il suffit pour s'en convaincre de constater que Hollande a fait ratifier le traité budgétaire au grand dam de tous ceux qui avaient voté pour lui, alors même qu'il jurait ses grands dieux qu'il le renégocierait.
a écrit le 09/04/2013 à 16:40 :
Si on avait un président ou un gouvernement, ce genre de guignol n'aurait pas besoin d'exister...
a écrit le 09/04/2013 à 16:39 :
j'ai lu la déclaration de patrimoine de ce ministre, il a fait comme François Hollande il n'a gardé que la nue propriété de ses biens immobiliers pour éviter de payer l'ISF. comme tous les autres il n'a pour meuble qu'un seul fauteuil ou il dort, pas de tableaux, pas de bijoux, de montres, aucun investissement financier pour favoriser la croissance, pour cela il compte sur qui ?
Réponse de le 09/04/2013 à 18:17 :
à malpensant :vous avez raison ,ils nous prennent pour des demeurés !! ils sont très bien conseillés par leurs avocats fiscalistes!
Réponse de le 09/04/2013 à 23:45 :
Eh oui! les héritiers de Jean Bart et Surcouf pillent depuis un bureau et ont un fiscaliste pour second.
@malpensant
Et alors? Moi aussi j'ai une montre. A 15 euros, comme celles de Julien D., corrigez-moi si je me trompe (et les corrections, j'adore depuis que j'ai un peu traîné en boîte échangiste avec mon pote Dominique-nique-nique).
a écrit le 09/04/2013 à 16:24 :
Les causes de la débacle sont antérieures à l'austérité et sont principalement liées aux déficiences de notre politique / législation financière et commerciale (déréglementation), plus favorable aux pays tiers qu'aux pays membres. Ainsi, des géants financiers extérieurs sont autorisés à s'approprier les fleurons industriels européens, ce qui a provoqué une désorganisation, voire un démantèlement de l'industrie européenne. Exemple l'OPA de Goldman Sachs sur Arcelor, faisant d'une pierre deux coups en supplantant également Thyssen. Ou encore l'autorisation aux mêmes financiers d'exporter massivement en Europe leurs capitaux dont ils se servent pour spéculer entre les pays européens et prélever la valeur ajoutée locale. Concernant les marchés financiers, le fait d'avoir transféré la "direction financière" à Londres est également une erreur stratégique, comme celle d'avoir laissé le NYSE s'installer chez EunoNext.
a écrit le 09/04/2013 à 16:13 :
Pour une fois que je suis d'accord avec Montebourg; ses propos recueillis par Usine Nouvelle convergent vers ma façon de penser. L'austérité imposée par des technocrates déconnectés de la réalité qui se vit hors de leurs frontières est une insulte faite aux peuples européens; certes nous devons rembourser notre dette public qui a atteint des sommets du fait des mauvaises gouvernances étatiques et du sauvetage de nos banques durant la crise, mais pour cela nous devons d'abord financer des réformes d'envergures pour moderniser tout les pans de notre système afin de bâtir des richesses via nos entreprises, cela passe autant par une réduction des dépenses de fonctionnement de l'état français que par le financement par de la dette. Sans cela, notre marge de man?uvre actuelle ne nous permettra pas de sortir la tête de l'eau. En Asie et en Amérique, on est entrain de bâtir les technologies et l'industrie de demain en investissant de façon massive dans les nouveaux relais de croissance alors que nous sommes forcé de pratiquer des politiques d'autruches qui, implacablement, nous entraînent dans le fond du classement de l?échiquier mondial. Les peuples ne peuvent subir cela car c'est le propre de l'être humain que de ne pouvoir oublier ce qu'il a acquis jadis. Si l'Allemagne et Bruxelles s'entêtent dans leurs non-sens, ils seront responsables de la plus grave crise sociale et économique jamais vécu; les peuples finiront par réclamer leurs têtes, la grogne social et le malaise sont de plus en plus palpables, jamais les euro-sceptiques n'ont été aussi nombreux et les extrêmes n'ont jamais autant eu le vent en poupe. Avant tout chose, il est nécessaire de faire le ménage chez nous et d'aller négocier la fin de cette folie auprès de la troïka.
Réponse de le 09/04/2013 à 16:36 :
Aucun pays européen, ni Bruxelles a dans le passé, empêché la France d'investir dans des technologies et industries de demain. Mais on a préféré de sauvé des "industries" ringardes, entreprises condamnées, par pur populisme et soi disant sauver des emplois, et maintenant c'est la faute des autres que la France va mal. En se répétant quotidiennement, le monde entier nous envie, quelle chance d'être Français.......! la France n'a pas avancé, raté la coche, peut-être ne le voulait elle pas?? trop contente d'elle, la faute à qui?
Réponse de le 09/04/2013 à 16:39 :
Allez, allez ! ça fait 40 ans qu'on vit à crédit ! continuons !
Réponse de le 09/04/2013 à 18:20 :
on s'est foutu dans la merde tout seuls.l'euro ou 'europe n'y sont pour rien.un peu de la faute des politiques,un peu de la faute de français
Réponse de le 09/04/2013 à 18:38 :
La France a largement souffert du dysfonctionnement des mécanismes de subventions qui sont incroyablement complexes en terme de procédures, je vous l'accorde, de plus le lobbying orchestré par les différentes industries historiques et l'organisation étatique concernant les prises de décisions ont contribué à ignorer des pans entiers de l'économie tout en entraînant la destruction pures et simples d'industries entières; ce n'est pas nouveau et c'est dommage, je suis d'accord sur ce point avec vous, il faut que cela change et la faute est entièrement imputable à notre système politique. Concernant le deuxième commentaire, votre raisonnement est celui prôné par Bruxelles et l'Allemagne, en théorie il est le bon, en pratique c'est une utopie. Pour imager la chose, imaginez-vous que votre conjoint vous poses un ultimatum pour que vous remboursiez un nombre incalculable de dettes contractées depuis 30 ans pour un total d'une valeur immense d'ici la fin de la semaine, de plus votre stratégie mise en place jadis est tellement catastrophique que vous perdez de l'argent tout les jours, il est impossible que vous puissiez le faire; même dans 50 ou 100 ans vous serez incapable de rembourser quoique ce soit tant que vous n'avez pas entamer une réorganisation drastique afin de bâtir un système qui vous permettra de dégager un excédent de richesses, car c'est ce même excédent qui va vous permettre de rembourser votre dette. Pour réorganiser ce système qu'est la France, il vous faut encore plus d'argent et surtout un plan sans-failles car cela fait office de dernière chance, si tentez que nous puissions dégager le capital nécessaire dans la réorganisation du système français, que les marchés acceptent de nous financer une partie, et que nos partenaires acceptent également qu'on puisse aller à l'encontre de leurs diktat. Si une de ces conditions manque à l'appel, c'est la bankrupt ou la sortie de l'Europe, le retour au francs dévalué et l'explosion de l'UEM.
Réponse de le 09/04/2013 à 18:42 :
rien qu'à voir la montée des partis nationalistes un peu partout en Europe, cette politique européenne (allemande) va inexorablement mener l'Europe dans le mur. En France, on arrive à contenir la colère des citoyens grâce au RSA, allocations et autres, le jour ou l'Etat ne pourra plus payer, ce sera un tout autre problème.
Réponse de le 09/04/2013 à 19:27 :
Bien fait, vive l'Allemagne! "le travail c'est la santé, rien faire c"est la conserver", nouvelle hymne nationale ????
Réponse de le 09/04/2013 à 21:49 :
@Habemus Austeritate : c'est beau la foi mais à ce stade, ça devient de la folie pure de croire que l'UE va changer par la simple volonté de la France. Non, l'UE ne peut être autrement que ce qu'elle est parce que nous sommes 27 et bientôt 28, à avoir tous des points de vue divergents sur ce que nous voudrions qu'elle soit. Ca ne vous suffit pas de voir que depuis plus de 50 ans maintenant, l'UE s'éloigne de plus en plus de ce qu'elle prétend apporter ?
a écrit le 09/04/2013 à 16:12 :
Qu'a-t-il fait jusqu'à ce jour dans sa vie? Combien d'emplois a-t-il créé? (pas sauvé!!)? Qui l'autorise de parler au nom de tous les peuples? Les connaît-il tous? Quels sont ses revenus, qui paye? A-t-il créé des richesses pour le pays? si oui, comment, combien???
Un vrai palabre!
a écrit le 09/04/2013 à 16:05 :
Ce n'est pas faux et c'est même vrai. Le foirail européen à 27, plus délétère encore à 17, traverse une crise de régime parce que les populations d'Europe ont élu des représentants devenus une olgarchie qui n'a pas été renversée et qui dresse les gens comme des singes ou des ours ; ne pas se rebeller contre le refus de consultation populaire et pire contre le contournement de référendum "pas politiquement correct" est le signe de soumission totale au régime. La France est mal placée pour critiquer cette Europe avec son régime de monarchie électorale verrouillé, jusque dans le mode électoral ; la France a ainsi des institutions résistantes contre les tempêtes, à l'identique du statut de son plus important parti, sinon des moeurs des autres. Balayons chacun devant notre porte.
a écrit le 09/04/2013 à 15:58 :
Il ne manque pas d'air, quand même, celui là
Oser vanter la Renault électrique devrait lui être tout simplement interdit, sous peine de sanction, pouvant aller jusqu'à ....
a écrit le 09/04/2013 à 15:37 :
Il n'a qu'a montre l'exemple, vendre une partie de son patrimoine immobilier ( ca fludifiera le marché, et donnera des opportunités a des jeunes ayant peut de moyens ) et investir les gains dans la vrai économie. Cela montrerai qu'il y a des actions et pas seulement des paroles. Et qu'il nous détail ce qu'il fait, les risques qu'il prend et comment il investit !!!
Réponse de le 09/04/2013 à 16:24 :
Montebourg fait ce qu'il peut mais il n'a pas le poids de ses mots, il ne l'a jamais eu; il est fougueux et bien pensant, mais il est brouillon dans ses actes. Le seul qui puisse faire quelque chose, c'est le président de la République, manque de bol, je le vois mal tenir la dragée haute dans un "bras-de-fer" contre A.Merkel - M.Draghi - J-M.Barosso. A force d'immobilisme et de politique-banane, il a fini par perdre le soutien de ses propres citoyens qui l'ont pourtant porté au pouvoir, comment voulez-vous qu'il gagne celui de l'ensemble des technocrates alors qu'il a perdu toute crédibilité dans son propre pays, et de facto, son crédit auprès de ses homologue ? Le seul qui avait le pouvoir et la pugnacité nécessaire pour entamer cette action, c'était N.Sarkozy, même si je n'adhère pas au personnage, il était écouté et bénéficiait d'un poids non-négligeable sur le plan international. Désormais le silence assourdissant de la France sur le plan européen raisonne comme étant insupportable. L'Europe d'aujourd'hui, c'est le léviathan dont nous avons accouché hier.
a écrit le 09/04/2013 à 15:36 :
En d'autres termes " circulez, il n'y a rien à voir ! "
a écrit le 09/04/2013 à 15:34 :
les ecrans de fumées pour masquer ce qu'on fait. Ni vu ni connu j'tembrouille!
a écrit le 09/04/2013 à 15:31 :
a parlé le meilleurs entre les pires.Cahuzac a lui pris la scène........

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