Nouveau collectif de patrons : les Dupés agitent le chiffon rouge et réclament une baisse des charges

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Selon le porte-parole des Dupés, Dominique Jabouley, le mouvement a démarré lorsqu'il a réuni et pesé les quatre Codes du travail en vigueur : « De 500 grammes en 1978, l'opus a triplé passant à 1 450 grammes, aujourd'hui », fustige le PDG de la société Jabouley. © DR
Selon le porte-parole des Dupés, Dominique Jabouley, le mouvement a démarré lorsqu'il a réuni et pesé les quatre Codes du travail en vigueur : « De 500 grammes en 1978, l'opus a triplé passant à 1 450 grammes, aujourd'hui », fustige le PDG de la société Jabouley. © DR (Crédits : DR)
Revendiquant 3 000 adhérents, le nouveau collectif de dirigeants de PME, a adressé une lettre au Premier ministre. Les Dupés, comme ils se sont baptisés, réclament une baisse des charges sociales et une simplification du code du travail. Et la suppression du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE).

A leur tour, les Dupés donnent de la voix. Après les pigeons - patrons de start up protestant contre le projet de loi de Finances 2013 et l'intégration dans le barème de l'impôt des plus values de vente des parts de société -, après les Poussins - effrayés par la menace pesant sur le statut d'autoentrepreneur - le nouveau collectif de dirigeants d'entreprises a pris corps à l'initiative de onze dirigeants de PME textiles installés, pour l'essentiel, dans le département de la Loire. Le collectif revendique aujourd'hui 3 000 adhérents, sur tout le territoire national.
Contrairement, aux deux premiers mouvements plus catégoriels et liés à une actualité immédiate, « nous réagissons à une trentaine d'années de politique, de droite et de gauche, qui tue l'emploi », tempête Dominique Jabouley, président de l'entreprise éponyme et porte-parole des Dupés. Tout est parti, un certain jour de janvier 2013 « où j'ai réuni quatre Codes du travail que j'ai pesés. De 500 grammes en 1978, l'opus a triplé passant à 1 450 grammes, aujourd'hui ».

Baisse des charges compensée par une TVA à 23 %

Maintenant qu'ils estiment avoir rassemblé suffisamment de signatures, les Dupés ont pris la plume et adressé un courrier au Premier ministre, daté du 28 juin 2013. Ils formulent trois revendications précises à Jean-Marc Ayrault. Primo, « un allègement de 50 % du poids du Code du travail dans les deux ans, tout en respectant les droits essentiels des salariés ». Secundo, « une diminution des charges de l'URSSAF des salariés et des entreprises en finançant la baisse par une augmentation de la TVA à 23 % d'ici au 1er janvier 2014 ». Tertio, une hausse, d'ici au 1er janvier 2016, de « 20 % de la part nette du salaire en baissant le coût de la protection sociale collective qui ne couvrirait plus dès lors que les besoins majeurs, comme l'hospitalisation, la retraite ou les cotisations chômages, sous certaines conditions ».

Paternalisme économique

Autant de mesures que les Dupés jugent impératives pour que les PME retrouvent agilité et compétitivité. A ce propos, les mécontents fustigent le CICE (crédit d'impôt compétitivité et emploi), « un chèque à rembourser plus tard... Nous avons l'impression une fois encore que l'Etat se complaît dans le paternalisme économique, plutôt que de laisser les chefs d'entreprise se débrouiller en leur facilitant la tâche », écrivent les Dupés. Ces dirigeant se disent exaspérés et déterminés à se faire entendre des décideurs « politiques » et « patronaux ». Si tel n'était pas le cas « nous irons chercher d'autres voies ».
 

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Commentaires
a écrit le 02/07/2013 à 22:54 :
Bravo pour cette photo qui en dit plus que tous les discours ... Pauvre France
a écrit le 01/07/2013 à 15:12 :
ils veulent pas un klinex en prime ces messieurs (les dupés par qui?) si le code du travail est si lourd (voir la photo) c'est vraiment le manque de dialogue entre les employeurs et les salariés qui en est la cause, et l'état légifère pour compensé cet état de fait.
C'est de la poudre au yeux leurs propositions, car ils veulent que les salariés supportent les aléas de la vie et eux seuls.
ils veulent que les employeurs aient tous les droits et les salariés le droit de se taire.
Réponse de le 01/07/2013 à 15:37 :
C'est surtout que le code du travail, ça occupe des fonctionnaires...
Réponse de le 01/07/2013 à 15:41 :
ils veulent des milices privées pour les protéger des millions d affamés qu ils auront participe à créer .leur cupidité et leur indécence n a aucune limite.
Réponse de le 01/07/2013 à 15:44 :
C''est vrai quoi ! On n'a pas assez de salariés et on a trop d'entrepreneurs en France ! Les entrepreneurs ont une position tellement favorables qu'ils se battent pour embaucher les rares salariés disponibles...
Réponse de le 01/07/2013 à 16:10 :
@à (complètement) miro
LOL ! MDR !
J aime votre ironie
Réponse de le 01/07/2013 à 16:23 :
L'alourdissement du Code du Travail est du aux patrons. Si vous aviez vu le volume que représente les conventions collectives, vous sauriez que cela est, imprimé sur une profondeur de 21 CM (format A4), : 1,8 mètres de haut sur 6 mètres de longueur. Soit, deux faces complètes du bureau d'un inspecteur du Travail.
Réponse de le 01/07/2013 à 17:57 :
Si les employeurs ont une situation sans aucun aléa, qu'attendez vous pour monter une boite, c'est vrai quoi, au moins vous ne regarderez plus la télé, vous apprendrez le code du travail ! Lol. Vivement qu'ils n'y ai plus de patron. le monde sera meilleur !
Réponse de le 01/07/2013 à 18:02 :
@yvan, seulement aux patrons? Quand on voit certains "collègues" qui ne peuvent être licenciés pour des raisons politiques en dépit de leur incompétence et qu'on est obligé de travailler avec eux ...
Réponse de le 02/07/2013 à 15:16 :
Manque de com salarié employeur ? Ça dépend de la taille de la boite dans une PME on n à pas ce problème et les PME sont les + défavorisées car ne peuvent pas menacer comme les grosses structures !
a écrit le 01/07/2013 à 14:50 :
Au XIXème siecle, le code du travail pesait 0 gramme et comportait 0 règles.
Les travailleurs étaient traités très humainement, n'est-ce pas?
L'accroissement des volumes du code du travail est une mesure de la défiance qui existe dans les relations patrons-travailleurs.

Avant que n'existe le code du travail, il existait un autre code: le code noir,
Qui souhaite assumer cette régression? Bruxelles peut-être?

Réponse de le 01/07/2013 à 18:12 :
"Les travailleurs étaient traités très humainement" Qu'est ce qu'un traitement 'humain'? Vous n'avez jamais pratiqué la cooptation? Jamais fait de favoritisme? Jamais fait de commérage déplacé? Jamais doublé quelqu'un dans une file d'attente? Jamais menti? Jamais triché ou essayé pour obtenir quelque chose? Si c'est le cas vous n'êtes pas humain et n'avez peut être jamais traité personne humainement.
a écrit le 01/07/2013 à 14:23 :
Déjà un peu gonflés, car l'inflation du Code du Travail vient ... des patrons. Puis, rassurez-vous, Messieurs, il y aura bientôt un tas de Chinois à embaucher. Y'a plus de boulot chez eux.
a écrit le 01/07/2013 à 14:08 :
s'ils n'utilisent pas des methodes de ' syndicalistes a la francaise', on ne voit pas comment ils vont etre entendus...
Réponse de le 01/07/2013 à 18:22 :
A cote des methodes de voyous de certains patrons, nos "syndicalistes à la francaise" sont des enfants de choeurs.
Cher churchill les hommes sont ce qu'ils sont, faillibles, imprevisibles capable du meilleur comme du pire et c'est pas leur statut employeur ou salarie qui definit leurs qualites Soyez rassure "les dupes" seront entendus et quand ils auront obtenus satisfaction il reviendront le surlendemain avec de nouvelles demandes, les memes methodes que certains syndicats...
Les choses sont plus simples : quand vous etes dans une situation de plein emploi avec une croissance a 3, 4 % type les trentes glorieuses le rapport de force est avec les salariés et il ne se sont pas prives d'ailleurs de revendications plus qu'excessive. Quand vous etes en regression, avec un chomage de masse ( pain beni pour les employeurs meme s'ils pretentdent le contraire) le patronnat, les financiers bref l'elite economique reprend la main et essaie de revenir à tout prix sur le protections dont beneficient les salariés. C'a se verifie tout les jours dans tout les pays du monde.....
Après c'est un choix de societe, une societe redistributive ou une societe type capitaliste 19eme siecle avec une concentration des richesse pour le plus petit nombre et la precarite pour le plus grand. Malheureusement l'histoire nous apprend ou cela mene....
a écrit le 01/07/2013 à 13:47 :
Enfin les PME se reveille.....anesthesie par le MEDEF qui ne defend que les Mulinat et grosses entp.
Devrait insister contre la concurrence deloyale des multinat beneficiant de l evasion fiscale
a écrit le 01/07/2013 à 12:39 :
J'adhère ...
a écrit le 01/07/2013 à 12:20 :
L'évolution du droit du travail ne tue pas toutes les entreprises : seulement les petites, c'est à dire celles qui embauchent. Les multinationales, c'est à dire celles qui délocalisent, sont à l'abri de tout tracas.
Réponse de le 01/07/2013 à 12:34 :
ce gouvernement qui ne cmprends rien a l'economie , je pense n'acceptera pas ces propositions licenciements massifs a prevoir , je pense qu'en mai ils ont triché sur les chiffres du chomage ....................comme ils nous mentent sur les deficits ...................................
Réponse de le 01/07/2013 à 13:49 :
Oui mais les multinat, grace a l evasion fiscale, ont les moyens d acheter les politiques...Ces couillons de PME francaises ...elles bossent...
Réponse de le 01/07/2013 à 15:51 :
L'évolution en "poids" du Code du Travail est trompeuse car, avec le temps et les progrès des techniques papetière et d'impression, le grammage des pages s'est allégé, alourdissant d'autant son contenu ubuesque et courtelinesque.
a écrit le 01/07/2013 à 12:08 :
Ils ne sont pas assez radicaux, que les entreprises soient exonere d'impots et que les salaries travaillent gratuitement et n'ai plus aucun droits, la niveau competitivite meme le bangladesh nous jalousera
Réponse de le 01/07/2013 à 12:32 :
@ rb : est-ce cela qu'ils revendiquent ? Pas du tout, pour critiquer, il convient d'abord de ne pas déformer ce que les autres disent. Vous ne comprenez pas que la lutte des classes est un concept idiot et inexistant : l'entreprise est l'amie du salarié, pas son ennemie. Sans elles, pas de salariés ... les droits sociaux ne sont possibles qu'avec le développement économique, cad la bonne santé des entreprises. Imposez donc le smic au bangladesh, réfléchissez à imposer notre code du travail aux hommes préhistoriques, vous n'obtiendrez que misère et désolation. L'amélioration du sort de nos semblables ne peux passer que par la croissance, cad la hausse de la production de richesses, donc par la hausse de la productivité du travail, donc par la hausse du capital accumulé. Luttez conte l'accumulation du capital, cad contres les entreprises (l'état ne peut pas accumuler du capital) et vous luttez pour la misère. C'est la seule chose qu'avait comprise Marx en économie : la richesse ne peut venir que de l'accumulation du capital ...
Réponse de le 01/07/2013 à 18:23 :
@john galt, je suis d'accord avec vous sur certains points, sauf qu'actuellement, on ne produit pas de richesses, on produit du jetable. Cf l'obsolescence programmée. Et ceci avec la complicité des salariés/consommateurs qui achètent le plus souvent au moins cher (ie meubles ikea) au lieu de la qualité. La croissance et le PIB ne mesurant pas la qualité, ces indicateurs ne sont donc d'aucune utilité. Quant à l'accumulation de Capital comme facteur de richesse, c'est faux. Votre capital, tant qu'il n'a pas été converti en un bien/service utile, n'est rien d'autre qu'une probabilité de richesse.

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