Pierre Gattaz : « Aujourd'hui, l'entreprise est en danger dans notre pays »

 |   |  858  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Lors de son premier discours en tant que président du Medef, Pierre Gattaz s'est montré très offensif. Après avoir tiré le signal d'alarme sur la situation des entreprises françaises, il a décliné son programme d'action et ses priorités : alléger le coût du travail, abaisser la fiscalité et simplifier le quotidien administratif des entreprises. Il souhaite signer un pacte de confiance avec le gouvernement et les partenaires sociaux, pacte qui, s'il est respecté, pourrait permettre de baisser rapidement à 7% le taux de chômage de la population active.

Après l'élection, l'action ! Il avait prévenu lors de la campagne qu'il voulait incarner un Medef d'action et non plus de réaction. Le premier discours de Pierre Gattaz en tant que président de la première organisation patronale de France est sans surprise. Il y a urgence selon lui à se préoccuper enfin du sort actuel des entreprises. « Aujourd'hui, l'entreprise est en danger dans notre pays . Depuis le début de l'année, on dénombre 1.000 chômeurs de plus par jour. 1.000 personnes qui perdent leur emploi par jour ! C'est affolant et inadmissible! », a-t-il déclaré au Palais des Congrès, estimant que les emplois aidés ne pouvaient à eux seuls régler la question de la montée du chômage.

Un pays qui n'aime pas ses entreprises

« Il faut constamment rappeler à la France et aux Français, que ce qui crée de l'emploi et de la richesse dans notre pays, ce sont les entreprises. Les politiques de l'emploi devraient donc d'abord être des politiques en faveur des entreprises. (...). Or, notre pays ne comprend pas ses entreprises et ses entrepreneurs, notre pays ne les aime pas suffisamment, notre pays les contraint au lieu de les aider, notre pays les taxe au lieu de les alléger, notre pays les accable trop souvent au lieu de les encourager... », a martelé Pierre Gattaz.

Quelles sont ses solutions pour résoudre l'urgence ? Rappelant ce qu'il préconisait ces derniers mois lorsqu'il était à la tête du Groupe des fédérations industrielles (GFI), le chef d'entreprise préconise un transfert sur cinq ans de 50 milliards d'euros de cotisations sociales qui pèsent sur le travail vers des mécanismes de type TVA et CSG. Il souhaite aussi une baisse sur cinq ans des prélèvements obligatoires de l'ordre de 50 milliards d'euros, en impôts divers et taxes qui pèsent sur nos marges.

Un Medef de combat

« Et là-dessus, mon message est clair : nous n'accepterons plus de hausse des prélèvements obligatoires, ni de hausse de taxes ou d'impôts qui pèsent sur nos activités. On nous dira 'c'est impossible' ! Mais 100 milliards d'économie sur cinq ans, c'est moins de 2% d'économie par an sur un budget global de 1.200 milliards. C'est ce que nous, entreprises, savons réaliser sans drame lorsque le contexte économique nous impose des réformes. » Le ton est donné. Le Medef d'action et de combat est déjà sur les rangs.

Enfin, Pierre Gattaz réclame une démarche de simplification du code du travail, « non pas pour diminuer les droits des salariés, simplement pour le rendre opérant et compréhensible pour tous ». « Je dis toujours que nous avons trois millions de TPE, si chacune de ces TPE embauche une personne, nous réglons le problème du chômage. Par exemple, nous avons su imaginer le Chèque Emploi Service Universel (CESU) pour les particuliers qui souhaitent embaucher quelqu'un. Pourquoi ne pas faire de même pour les TPE ? », suggère-t-il.

Dialoguer avec le gouvernement et les partenaires sociaux

Concrètement, ces trois mesures d'urgence que sont la fiscalité, la compétitivité et la simplification, seront regroupées dans un premier chantier intitulé « Etats Généraux de l'Entreprise », qui sera présenté et discuté lors de l'Université d'été du Medef du 28 au 30 août. Cette stratégie devra ensuite nourrir le projet France 2020 que le nouveau Medef veut porter en concertation avec le gouvernement et les partenaires sociaux, les syndicats et les autres organisations patronales. « Je crois à la réforme par la négociation sociale. Et le succès de l'Accord National Interprofessionnel de janvier dernier nous démontre que les partenaires sociaux sont capables de faire bouger les lignes. Je crois aussi que, pour se réformer, la France a d'abord besoin de négociations sociales au plus près du terrain, c'est-à-dire dans les branches et les entreprises elles-mêmes », a précisé Pierre Gattaz.

Des personnalités qualifiées de tous les horizons au conseil exécutif

Pour mener son programme à bien, Pierre Gattaz pourra compter sur le soutien de personnalités qualifiées au sein du conseil exécutif, dont les profils sont très éclectiques. Outre Jean-Claude Volot, Jean-François Pilliar et Thibault Lanxade, il sera également composé de Maxime Aiach, le PDG de Domia Groupe (Acadomia et Shiva) et président de la Fédération du Service au Particulier (FESP), Marie-Claire Capobianco, membre du Comité exécutif du groupe BNP Paribas, directeur des Réseaux France, Anne-Marie Couderc, administratrice de Plastic Omnium et de Véolia Transdev, Jean-Pierre Letartre, président d'Ernst&Young en France, Christian Nibourel, président d'Accenture France Benelux et président du Groupement des professions de services (GPS), Florence Poivey, présidente d'Union Plastic et présidente de la Fédération de la Plasturgie, et Claude Tendil, le PDG de Generali, président d'Europ Assistance et vice-président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

 

>> Pour aller plus loin, retrouvez l'interview de Pierre Gattaz à la Tribune des Décideurs

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/08/2013 à 11:31 :
profils eclèctiques certes mais tous venant de grandes entreprises ?! et les pme ?
a écrit le 04/07/2013 à 14:44 :
Si l entreprise est en péril, alors qu allons-nous devenir ?
a écrit le 04/07/2013 à 14:38 :
Pour ou contre l entreprise, telle est la question ? Je prélève autant d impôts que je veux. Les prélèvements et les dépenses ne cessent d augmenter. Gare à la dette qui va nous tomber sur la tête ! En Espagne, ça fait mal ! Il y a des erreurs de gouvernance. On parle réforme de l Etat, mais impôts et taxes ne cessent d augmenter. Les revenus baissent et le chômage montent. Les français sont opprimés par les excès de l Etat. Malgré leur vote, ils obtiennent des impôts pendant que l on fait des petits comptes. Faut il faire des dettes ou bien du pib ? Social libéral, ça veut dire quoi. Il n y a ni social, ni entreprises, mais des fermetures et du social vers le bas ? La population le rejette !
a écrit le 04/07/2013 à 14:09 :
La liste des comptes à l étranger sera-t-elle publiée ? c est amusant les ordinateurs, on appuie sur des touches et ça écrit à l écran. Encore faut-il savoir lire. Et compter les milliards du déficit qui font monter impôts et chômage. Et si faisait une fabrique d ordinateurs, on pourrait exporter. A quoi ça sert d exporter ? Apple, Microsoft sont de grands groupes que nous n avons pas fait, parce que nous soit bêtes, soit archaïques, soit méchants ! L investissement technologique, c est le niveau de vie. Alors pourquoi on n investit pas ? Les automobiles, pourquoi on n aurait pas le droit d en avoir. Et les jeunes pourquoi ils n auraient pas le droit d avoir un travail ? On parle mérite républicain, c est que pour les députés et les riches ? L école fabrique des illettrés et des diplômés exclus. On se demande bien pourquoi ? Le niveau en sciences baisse, comment on fait des ordinateurs ? On fera des ordinateurs moins bons, mais alors on les vendra pas ? A quoi ça sert l école ? On drogue les jeunes dès l adolescence. C est la petite affaire du trafficant de l assemblée ? ça sert à quoi le PIB ? Pourquoi on interdit la consommation automobile ? Ils font des mauvaises voitures ? Les français achètent VW, pourquoi ne pas l interdire ? Comme ça on fera des voitures française. Quid de la compétitivité ? Faut-il faire un cadeau aux entreprises de 80 milliards plus 30 pour l innovation. L entreprise est-elle autorisée ? Et pourquoi on ne ferait pas les logements, il y a une pénurie de 2 millions. Nos ingénieurs d Etat sont au chômage ! Il y a un fonctionnaire qui disfonctionne ! Fabriquer des automobiles, c est trop dur. Tant pis on ira en charrette ! Et pour l électricité on fait comment ? Pour ceux qui ont appris à compter, il manquerait 500 milliards. On intoxique les fabriques ! Colbert, lui il exporte ? Doit-on dire père de l Europe ou bien bourreau ? Ministre ou bien sinistre ? La réforme de l Etat la population la veut, mais elle n a jamais eu lieu? alors nous sommes des esclaves. L Etat va-t-il sauter monsieur Gattaz ? Vous pensez comme le peuple à son bien-être, n est-ce pas ?
a écrit le 04/07/2013 à 12:28 :
Le déficit s agrandit, à mesure que les impôts augmentent et le chômage aussi. L entreprise est-elle autorisée en France ? Comme par exemple la production d automobiles ?
Réponse de le 04/07/2013 à 13:22 :
Tout est fait, je dis bien TOUT, pour DÉMOLIR le secteur privé. quand il sera MORT, ce qui ne saurait tarder, qui paiera pour engraisser nos politiques inutiles ?
a écrit le 04/07/2013 à 11:54 :
Ici l'avenir c'est le plein chômage, l'aide aux personnes âges, une économie tournée vers l'aide à la personne et le tourisme. Même le luxe est produit pour l'essentiel en dehors de l'hexagone!!
C'est la fin! Je suis totalement d'accord avec l'avis de Pierre GATTAZ la France déteste les entrepreneurs qui symbolisent l'exploitation de l'homme par l'homme et renvoient un préjugé fort de patron égal "riche". De plus le statut d'entrepreneur ou de commerçant artisan constitue une rupture avec le salariat. Plus il y a des salariés dans l'économie plus les cotisations sociales et patronales permettent de maintenir les acquis de 45. Contrairement à ce que nous font croire les politiques avec des mesures inabouties, la France ne permet pas l'émergence et le développement d'entreprises. Seules les entreprises en mesure de dégager très rapidement des marges peuvent supporter les appels de cotisations et autres joyeuseté. Pour les autres elles sont condamnées à gérer de manière continue des découverts et à courir après l'équilibre de trésorerie. Il suffit de voir comment les URSSAF et le RSI maltraitent les entrepreneurs, n'ayant aucun scrupule à les pousser à la faillite pour des redressements très souvent violents et fondées sur des chiffres complètement en dehors des réalités. L'URSSAF peut vous redresser parce que vous ne vous verser pas assez de rémunération par rapport à votre CA. En cas de faillite on vous reprochera de vous être trop versé de rémunération et de ne pas avoir privilégier la santé financière de l'entreprise. En gros il faut déclarer un niveau de rémunération élevé mais ne pas se les verser. Vous payez donc des cotisations et de l'impôt sur le revenu sans vous être réellement versé cette rémunération. En outre vous n'aurez pas le droit au chômage, les banques vous demanderons de couvrir sur vos biens propres les facilités de caisse mais également toute forme d'emprunt. Si on cumule tout cela à la loi de finance rectificative 2013 qui à augmenter le taux des plus value sauf pour les entreprises de plus de 30 ans (encore une fois ceux de 68 passent au travers)...Je ne parle même pas des réformes à venir avec la hausse de TVA. Les mesures prises pas le gouvernement sont confiscatoires et montrent leur incapacité à trouver des solutions. Ils vont vers la facilité prendre l'argent là où il est tout en continuant à dépenser. Le système continue à favoriser le CAC40 alors que les entreprises qui le composent détruisent de l'emploi. Il faut aider les TPE supprimer l'URSSAF serait un bon début.
a écrit le 04/07/2013 à 11:44 :
Le medef, lance un appel à la population. Alors : MAYDAY MAYDAY ! Humanité en péril !Manifestons pour le salut public!
a écrit le 04/07/2013 à 11:40 :
Je détruis, je m enrichis ! Je mens, je détourne. Grand seigneur je dépense sans résultat ! J endette et je fais du chômage ! Je distribue des prébendes, je fais fermer les usines, je fais de la paperasse, paupérisation générale par la dette ! Mais qu est ce que c est que ça, il n y a pas d économie, pas de moteur, pas de croissance ! Ce n est pas avec des ronds points qu on fera vivre la population ! Le siècle est-il condamné ? Aux thermopyles on c est battus mr Gattaz, est ce pour abolir la liberté sous vos yeux ébahis ? Trop d Etat tue la France ! Bienvenu en rance, le pays gris ! La républic titanic coule comme une pierre !
a écrit le 04/07/2013 à 10:03 :
Il y a en effet un problème dans ce pays. Les jeunes générations n ont droit ni au travail, ni au logement, ni à la retraite alors qu on fait sauter le système social et que le pays est en faillite ! Le déficit menace notre niveau de vie qui ne cesse de chuter ! Ce système est une aberration sur la terre ! Il n y a pas de moteur dans l économie française ! Les institutions ne fonctionnent pas. Ne coopérez pas avec les bourreaux du peuple qui ont pris le gouvernement par le mensonge ! Qu on cesse d empêcher le travail !
a écrit le 04/07/2013 à 9:53 :
Alors le pays saute ? C est la déroute de 40, la France morte, la faillite nous voila ! C est un système qui détruit les citoyens ! Il n y a pas d avenir économique dans ce pays ! La population en a assez du président paresseux ! On nous fait du Brejnev, il y a des comptes à l étranger !
a écrit le 04/07/2013 à 9:49 :
de toute facon nos politiques n'aiment pas les entrepreneurs et donc les riches pourtant on sait les taxer mais on ne balaye pas devant sa porte et on ne veut pas voter la loi sur le cumul des mandats reviser la constituton pour supprimer le dortoir des senateur et la reduction du nombre de deputes la on faitdes economies apres on reduit le nbre de ministre et secretaire d'etat et la pletore de personnel de bureau gracement paye
a écrit le 04/07/2013 à 9:31 :
les français en ont assez de toujours payer plus pour les bonus et parachutes dorés du privé.Les entreprises françaises sont extremement profitables,le cac 40 n'a jamais versé d'aussi juteux dividendes.le gouvernement socialiste ne doit pas céder et forcer les entreprises a contribuer a nouveau a la solidarité
Réponse de le 04/07/2013 à 9:47 :
Ils en ont aussi assez de payer pour les administrateurs d Etat qui font fortune sur le dos du peuple. La fonction publique, c est le double des autres pays sur la précarité et le chômage des salariés ! L administration est hors contrôle démocratique, elle détruit la production. On contre l intérêt général. Les prébendes doivent être recensées afin de libérer le peuple français. Les dettes des boomers, les jeunes ne veulent pas les payer ! Le gratte papier est un parasite du travail.
a écrit le 04/07/2013 à 9:29 :
Mr Gataz pouvez-vous nous expliquer ce qu est la déperdition d argent nationale ? Le précédent suédois des années 90 est-il souhaitable ? Faire des chateaux en Espagne, n est-ce as dangereux ? Que pouvez-vous dire du financement de lactivité en France ? Que pouvez-vous dire des affaires, on parle de comptes à l étranger. Est-il normal de trouver du travail par un réseau occulte ? Pourquoi forme-t-on des biologistes pour les mettre derrière des ordinateurs ? C est une perte de qualifications, de motivations et un coût supplémentaire de formation. Pourquoi après des études supérieures, un quart de nos ingénieurs sont au chômage. Chaque année c est entre 25 et 50% de nos diplômés qui sont largués. On se demande bien pourquoi ? N êtes vous pas choqués par le niveau général en sciences ? A quoi ça sert de former des scientifiques s ils sont mauvais ? C est une schizophrénie. Les dettes qui nous tombent sur la tête, c est de la démolition ! Les comptes sont-ils clairs ?
a écrit le 04/07/2013 à 9:28 :
Le MEDEF passe à l'attaque..... sauf que cela fait plus de 30 ans que la France croule sous les prélèvements... Trop tard. Vous allez encore composer avec le pouvoir en place. LA FRANCE EST MORTE. Ce n'est pas 100 milliards sur 5 ans d'économies sur les dépenses publiques mais 300 milliards PAR AN PENDANT 15 ANS. Apprenez à compter..
a écrit le 04/07/2013 à 9:14 :
L entreprise en péril ? Et l Etat aussi ! Pour cause de faillite nationale ! La population, 4 français sur 5, est contre la politique de chômage du gouvernement. L Europe plombe le monde par son incurie et exclut largement les jeunes générations. C est un scandale ! Il n y a pas de politique de croissance et d emplois ! Pourtant nous avons quirielle de diplômés sur le carreau, on se demande bien pourquoi ? L explosion à l espagnole personne n en veut ! On y parle sécession, la situation est grave ! La mise en faillite est une horreur que nous devons éviter ! Pourquoi parle-t-on de déficit d innovation chronique ? Le pouvoir d achat baisse, les salaires et la production ! c est une aberration ! Faut-il augmenter les impôts, la population n en veut plus, ou baisser les dépenses ? Il faut cesser les fermetures d usines et d emplois publics. On parle retraites, les salariés précaires devraient manifester alors que les fonctionnaires bénéficient de prébendes comme la sécurité ou l emploi au radiateur. Pourquoi empêche-t-on nos diplômés de travailler ? On nous fait dans cette Europe une terre de détresse ! Face au suicide collectif et personnels, comme la drogue chez les jeunes, nous devons nous poser la question de savoir si nous sommes progressistes, humanistes, des bourreaux de pays qui explosent, pour le chômage ou pour le travail, pour le pouvoir d achat ou la misère, pour la production d automobiles ou de papiers, pour l innovation et la compétitivité ? Les institutions disfonctionnent ! Contre la faillite, la déroute, et le déclin, marchons !
a écrit le 04/07/2013 à 9:14 :
Encore un patron qui pleure, mais le vrai problème c'est que les entreprises françaises ont du mal à s'adapter à l'économie mondiale alors ont se sert des charges sociales comme bouc émissaire de leurs difficultées.
Pourquoi les patrons ne réclament pas une réforme du code des sociétés ou de la fiscalité, devinez ! (obtimalisation fiscale).
Les entreprises ne contribuent que pour 10% dans le budget de l'etat, mes les charges sociales représentent beaucoup plus et vous pensez que si il y a une diminution de celles-cis les salariés seront gagnants? bien sûr que non puisque cela ne servira qu'a engraisser les actionnaires.
Cela ne concernent que les grosses entreprises, pour les petites le MEDEF se sert d'elle comme alibi.
a écrit le 04/07/2013 à 8:49 :
Tout le monde se plaint , mais que fait-on ? Les financiers, banquiers et autres commis obligés des socialistes participent à terroriser les entreprises au nom d'une idéologie qui a pour objectif d'aliéner la société... " L'homme ne doit être qu'une chose ...Jan Patocka (Philosophe , assassiné par la police politique en tchèque en 1977"
a écrit le 04/07/2013 à 5:22 :
Les différents gouvernements de droite comme de gauche y compris celui de M. Sarkozy ont toujours considéré non pas dans le discours dans lequel excelle le politique l'entreprise comme le variable de tous les maux de la France . Ne parlons pas des élus dont la grande majorité connaisseNT un entreprise que le temps d'une visite aux bulletins de vote. Si M. Gattaz ne veut plus d'impôts et taxes pour les entreprises les citoyens non plus car les gouvernements de droite comme de gauche refusent de tailler dans les dépenses de l'Etat cette sangsue qui invariablement depuis 40 ans "sucent" le citoyen. Les politiques français ont créé une république bananière dans la quelle le politique n'apporte rien au pays mais continue à vivre dans l'opulence de ses mandats, des palais et dans les magouilles qui foisonnent au détriment de l'entreprise et des salariés. Les politiques ont bien compris que pour bien vivre il faut maintenir cette animosité entre salariés et entrepreneurs rien de tel pour continuer à vivre dans la gabegie . ne nous trompons pas de cible ce n'est pas l'entreprise même si tous les entrepreneurs ne sont pas des lumières comme les salariés, l'ami du chômage, de la décroissance uniquement le politique car il est le seul maître à bord il tient le pouvoir les autres entités ne peuvent que subir. Une union entrepreneurs salariés contre le politique est indispensable pour sortir la France de son déclin mis en "service" il y a 40 ans et qui s'accélère depuis 20 ans.
a écrit le 03/07/2013 à 23:05 :
En avant monsieur Gataz, vous le savez bien tout le monde l attend, en avant ! La société vous soutient ! Faites un monde meilleur !
a écrit le 03/07/2013 à 22:44 :
Debout on applaudit, ça suit! En avant Mr Gataz, c parti! Un monde meilleur!
a écrit le 03/07/2013 à 22:07 :
Quand on lit la plupart de ces commentaires, on a la confirmation que Gattaz a raison: en France, l'entreprise, c'est l'ennemi. Le patron est un profiteur, l'actionnaire est un spéculateur, le salarié est une victime. Karl Marx n'aurait pas dit mieux.
Réponse de le 03/07/2013 à 22:18 :
L'entreprise est l'ennemi des socialosbolchéviques, comme toujours en France, alors que c'est elle qui les fait vivre.
a écrit le 03/07/2013 à 22:04 :

Incompréhensible ,cette outrance !!! La crédibilité s'acquiert en étant raisonnable... Et c'est tout le contraire que les premières déclarations de M.Gattaz montrent ,bien malheureusement !!! Pour une fois qu'une large majorité de Français soutiennent les entreprises, que des syndicats réformistes appuient le dialogue social, nous voilà répartit dans la guerre franco-française !!! C'est désespérant de voir cela.
a écrit le 03/07/2013 à 21:34 :
ce mec se prend pour qui ???? les têtes et les chevilles ont enflées pour certains .ils devrait se poser la question de la part de responsabilités des chefs d'entreprises dans les difficultés économiques du pays .il me semble que le patronat a eu du retard à l'allumage sur la mondialisation .quant aux idées novatrices sur la croissance ,mais quelle croissance ?? ,entre autres, rien de rien .
a écrit le 03/07/2013 à 21:17 :
j'espère qu'il va se poser des questions sur le cas des patrons de PME qui veulent réussir sans se développer, qui sont très frileux à l'export ...,(une étude parlait de ces sujets il y a qq mois ),sur le manque de compétitivité de certains secteurs par manque de produits innovants ,à forte valeur ajoutée , sur les milliards d'aide aux entreprises qui ne servent pas le dynamisme de celles -ci ,etc ...etc...
a écrit le 03/07/2013 à 20:53 :
Pas plus en danger que les SDF, dont le nombre a augmenté de 50% en 10 ans, dont 35% sont des gosses et dont un meurt tous les jours.. Désolé mais il y a des priorités. Les entreprises bénéficient déjà de 70 milliards d'aides publiques, d'un code du travail qui leur droit de vie de mort sur leurs employés, de l'accès direct à un marché dans la zone euro de 320 millions de consommateurs nettement plus riches que le reste de la planète et d'une infrastructure financière, routière et éducative de premier ordre.
Réponse de le 04/07/2013 à 4:42 :
arrêtez de dire n'importe quoi !!! les entreprises demandent la suppression de 100 milliards de charges, car ces charges sont si lourdes que cela empêche les entreprises d'innover ou d'embaucher !!
si il n'y a pas de charges, il n'y aurait aucun besoin d'aides d'aucunes sortes !!!
Réponse de le 04/07/2013 à 9:24 :
Faut être un peu raisonnable, 100 milliards d'euro c'est deux fois le produit de l'impôts sur le revenu et l'état n'a pas les moyens de faire un tel cadeau au MEDEF. Le patronat bénéficie des allègements de charge sociales sur les bas salaires, des heures supplémentaires à taux réduit, de l'annualisation du temps de travail, des CDD, des intérimaires, de la suppression de l'autorisation administrative de licenciement et du forfait annuel pour les cadres. Sans compter des aides diverses et variée dont le montant varie entre 40 et 110 milliards d'euros. En échange, quelques millions de chômeurs en plus, des patrons qui délocalisent leur activité et leurs fortunes. Gattaz, avec son discours préhistorique est ses demandes exorbitantes est en train de ringardiser le MEDEF. Par comparaison, Parisot va bientôt passer pour une aimable patronne socialisante.
a écrit le 03/07/2013 à 20:05 :
L'entreprise est en danger dans notre pays mais l'essentiel est d'octroyer 400 euros de prime supplémentaire aux enseignants du primaire . De plus l'éducation nationale recrutera 10000 personnes en plus des 60000 initialement prévus. M. Hollande prend soin de son électorat, on ne peut pas lui reprocher.....
a écrit le 03/07/2013 à 19:31 :
Depuis 20 ans la part des bénéfices qui tombent dans la poche des actionnaires est passée de 30% à 80%. Pas étonnant que les entreprises n'aient plus de marge de manoeuvre pour investir et innover.
A méditer quand le MEDEF réclame encore plus de pression sur les salaires, les taxes, etc... Devrait d'abord se regarder le nombril
Réponse de le 03/07/2013 à 19:48 :
N'importe quoi! Citez donc vos sources! La vérité est que la répartition de la valeur ajoutée est stable (66% pour les salariés). En revanche, vu l'augmentation des impôts, plus rien ne reste pour les actionnaires et l'investissement des entreprises. Croyez bien que si investir en France était si "rentable", tous les capitaux du monde seraient ici! Pfff!
Réponse de le 03/07/2013 à 21:31 :
@ Ben dis donc : la France est très bien placée au niveau des investissements étrangers http://www.tresor.economie.gouv.fr/6384_Tableau-de-bord-de-lattractivite-de-la-France-edition-2012 . Et pour ce qui est des dividendes, je vous conseille le paragraphe "profits et dividendes" Les courbes indiquent de façon nette que les entreprises versent de plus en plus de dividendes et depuis 10 ans beaucoup plus que ne le permettraient leurs résultats. http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/10/dividendes.html
Réponse de le 04/07/2013 à 4:49 :
je n'ai aucun besoin de lire des statistiques pour vous dire :
1) les salaires sont restés trop bas pendant que les charges sociales et taxes en tous genres grimpaient dangereusement
2) si les dividendes montent, c'est que la part des actionnaires monte, car les banques ne prêtant plus, il faut bien trouver l'argent quelque part et rembourser cet argent.
sachez tout de même que les marges des entreprises ont fortement diminué, portant les tresoreries au plus bas.
les statistiques que vous trouverez ne veulent rien dire car elle prennent toutes les entreprises
Réponse de le 04/07/2013 à 11:12 :
Et en plus, Monsieur JM57 ne sait manifestement pas que les dividendes sont versées après IS. Pour maintenir le même niveau brut de dividendes qu'ailleurs sur une base qui s'effondre, il est normal que le taux augmente. Je lui conseille de lire un certain blog intitulé "Désintox", d'un célèbre journal de GAUCHE, qui met les choses au clair sur ce sujet une fois pour toute. Cela ne plaît pas aux simplistes mélenchonistes, mais c'est la vérité. Et si les IDE à destination de la France sont importants, c'est à cause 1) de la productivité de sa main d'oeuvre, 2) de la qualité des infrastructures (et là je sens venir l'argument qui tue : voila pourquoi il faut des impôts...). Donc les impôts oui, l'overdose, non! Tout est une question de curseur. Mais allez leur expliquer cela... Il n'y a qu'à lire aussi le rapport annuel sur les prélèvements obligatoires : plus de 218 taxes, impôts et prélèvements divers. Et, par origine, plus de 65% de la collecte repose... sur les entreprises et le travail! Pas de mystère!
a écrit le 03/07/2013 à 18:46 :
Enfin du bon sens ! Enfin de l'air frais ! Enfin un langage de vérité ! Ce que dit Gattaz est une évidence pour ceux qui ont un minimum de capacité à comprendre l'économie. Mais ce minimum est-il dans la cervelle de nos dirigeants ?
Réponse de le 03/07/2013 à 19:09 :
Oui mais n'attendez RIEN de la cervelle de nos dirigeants qui est constituée de pâte molle... L'économie ? Ils en ignorent même la signification. Bon courage à Pierre Gattaz...!
a écrit le 03/07/2013 à 16:55 :
Le MEDEF viendrait-il de découvrir l'eau chaude ? Les entreprises ne sont pas en danger, elles sont cuites..! Monsieur le Président..! J'ai préféré vous informer...!!
a écrit le 03/07/2013 à 16:37 :
Tiens le retour de jérémiades... Le MEDEF représente les entreprises qui peuvent "optimiser" leur fiscalité et délocaliser... Et qui depuis trente ans ont globalement connu une baisse de leur fiscalité (et une hausse moindre des charges). Le gouvernement doit aider les PME et TPE qui ne peuvent pas délocaliser et qui payent leurs impôts en France, en simplifiant leur fiscalité et ne la rendant cohérente avec leurs difficultés actuelles. Le MEDEF prône le libéralisme mais réclame toujours des aides de l'Etat.
Réponse de le 03/07/2013 à 16:45 :
Oui. Il plaide pour sa chapelle. C'est évident. N'a t il pas reçu mandat à cet effet?
Réponse de le 03/07/2013 à 16:59 :
"Sa" chapelle, c'est une ETI à capital familial, employant 2500 personnes principalement en France, dynamique, innovante, qui ne délocalise pas et qui exporte beaucoup... Exactement le "maillon" d'entreprise qui fait défaut à la France et qui sauve l'Allemagne aujourd'hui. Alors, ce monsieur, il serait intéressant de l'écouter sans a priori.
a écrit le 03/07/2013 à 16:21 :
Vas-y Pierre, fonce! 3200 pages dans le code du travail, 147 taxes, une fiscalité qui change toutes les semaines, et j'en passe... Si tu décides de faire comme papa et de rassembler 30.000 chefs d'entreprises pour faire pression pour que ça change ENFIN, je viendrai!
Réponse de le 03/07/2013 à 17:45 :
Tout à fait. Vous venez de résumer le mal Français.. Je n'ai pas d'à priori négatif contre cet homme mais je pense qu'il faudrait commencer par agir concrètement en imposant de jeter à la poubelle tous ces codes qui ne font que paralyser notre Pays chaque jour davantage, depuis plus de 30 ans.10 feuillets suffiraient largement. A quand les décisions simples : Vous gagnez 100, vous donnez à l'état 30 pour ses fonctions régaliennes et vous lui demandez des comptes sur les 30...! Espérons ???
a écrit le 03/07/2013 à 16:19 :
On attend la suite...
a écrit le 03/07/2013 à 16:18 :
Bon courage! Face a une population devenue socialo-anarcho-communiste, paresseuse et jalouse, ça va relever du miracle!
Réponse de le 03/07/2013 à 16:29 :
Non, les Français ne sont pas paresseux. Petit patron, je peux le constater tous les jours! Ils bossent, et ils aiment leur boulot. Ils sont juste victimes de minorités braillardes qui étouffent ce pays de leur malêtre. Leur seul crime : être passifs. Sans doute cela est-il lié à une éducation aux relents anti-entreprise... Comme le rappelle Gattaz en citant l'exemple du sujet de sciences économiques de sa fille au bac cette année! Mais on ne peut vraiment pas dire que les Français ne valent rien!
Réponse de le 04/07/2013 à 9:00 :
En revanche les rentiers aigris qui dénigrent leur pays ne valent rien...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :