Sans surprise, Pierre Gattaz devient président du Medef

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L'assemblée générale du Medef a élu à 95% des voix Pierre Gattaz à la présidence de l'organisation patronale. Son programme estival est d'ores et déjà chargé. Il espère convaincre François Hollande de passer trois jours au chevet des entreprises lors des universités d'été du Medef qui se tiendront du 28 au 30 août.

C'est fait. Ce mercredi, Pierre Gattaz a été élu président du Medef avec 95% des voix à l'assemblée générale, après huit années de présidence de Laurence Parisot, a annoncé à l'issue du scrutin le président du comité statutaire du Medef Georges Drouin. Hervé Lambel, le finaliste, n'a pas créé la surprise. C'était attendu, le fondateur de HLDC, une société spécialisée dans la production cinématographique et de spectacles vivants, et président du petit mouvement patronal CERF (Créateur d'emplois et de richesse de France) qui regroupe essentiellement des TPE et des PME, n'ayant reçu aucun soutien de poids parmi les fédérations et les territoires.

Des anciens et des nouveaux

L'équipe de Pierre Gattaz sera regroupée en huit pôles et deux vice-présidents. Geoffroy Roux de Bézieux est vice-président délégué et trésorier, en charge de l'économie, de la fiscalité, de l'innovation, et du numérique. Patrick Bernasconi occupe la fonction de vice-président délégué en charge des mandats, ainsi que des branches et des territoires. Jean-Claude Volot, l'ancien médiateur national inter-entreprises, présidera le pôle Export et Structuration des filières. Thibault Lanxade présidera le pôle TPE-PME et les questions relatives à l'entrepreneuriat.

Deux membres du bureau de Laurence Parisot sont conservés. Bernard Spitz, le président de la Fédération française des sociétés d'assurances sera à la tête du Pôle Affaires internationales et des Affaires européennes. Jean-François Pillard continuera de suivre les questions sociales.

Dans la liste des dix personnalités qualifiées qui composent le conseil exécutif du Medef figurent Jean-Claude Volot et Thibault Lanxade.

Un comité des Sages

Non statutaire, c'est à dire qu'il ne doit pas être validé par l'assemblée générale, le comité stratégique sera bientôt dévoilé. Denis Kessler, le président-directeur général de SCOR, René Ricol, le prédécesseur de Louis Gallois au Commissariat général à l'investissement et Michel Pébereau, l'ancien PDG de BNP Paribas devraient notamment composer ce « conseil des sages ».

Cette élection passée, le nouveau Medef doit maintenant s'atteler à remobiliser les énergies au sein même de l'organisation. La campagne a en effet laissé des traces.

Cette séance de calinothérapie réalisée, la nouvelle organisation sera alors en ordre de marche. « En juillet, nous allons nous atteler à rédiger notre feuille de route et à prendre contacts avec les ministères, quand ce n'est pas déjà fait », explique Thibault Lanxade qui, comme la plupart des membres de la garde rapprochée de Pierre Gattaz, a continué à sillonner la France entière pour rencontrer et écouter les chefs entreprises.

François Hollande passera-t-il trois jours aux universités du Medef ?

Viendront ensuite les universités d'été du Medef qui se tiendront du 28 au 30 août sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas. Les permanents de l'organisation s'y attelant depuis janvier, la plupart des intitulés des ateliers et des débats sont déjà définis. Reste à Pierre Gattaz et à son équipe à donner le ton de ce que devrait être son mandat. Pendant la campagne, il s'est maintes fois prononcé pour un Medef de terrain, de combat, d'action plutôt que de réaction. Son discours ne devrait pas changer même s'il plaide toujours le dialogue avec l'exécutif. Plutôt qu'un discours, Pierre Gattaz - s'il est élu bien sûr - espère convaincre François Hollande de passer trois jours à Jouy-en-Josas pour qu'il échange avec les chefs d'entreprises afin qu'il entende leurs problèmes, leurs attentes et leurs espoirs.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 03/07/2013 à 14:55 :
On entend parler compétitivité, à quoi servent les pôles alors que l on est plus de vingtième. Va-t-on fermer les frontières et interdire l export. A la belle en turquie des pachas, les janissaires pillaient le pays et dragonnaient les marchands. La Chine des ming avec les mandarins, c est pas un très bon système.
a écrit le 03/07/2013 à 14:48 :
Monsieur le pdg, ne fait-on pas du chômage dissimulé et les comptes sont-ils clairs ? A qui donne-t-on des subventions ? Quelles pme fait-on fermer alors qu on donne 12 milliards au budget à la sncf. La prime à la paresse est-ce un mode développement ? La population est inquiète, ne faut-il pas assiéger l Etat pour le chômage et le pouvoir d achat. Que pensez-vous de la pénurie de logement ? En Allemagne le système est équilibré? en Espagne on est allé un peu loin, on y fait des château.
a écrit le 03/07/2013 à 14:37 :
Assiste-t-on à une désaffection du secteur productif ? La taxe aux entreprises que le gouvernement prévoit va-t-elle squizer les financements internationaux ?
a écrit le 03/07/2013 à 14:35 :
La taxe aux entreprises que le gouvernement va-t-elle squizer les financements internationaux ?
a écrit le 03/07/2013 à 14:30 :
Qu'ils sont touchants ! ils vont fêter cette promotion en allant déjeuner à combien le tête de pipe "? bah! ils ont de gros, gros, gros moyens !! ne pas s'en faire pour eux !
a écrit le 03/07/2013 à 14:05 :
Pour le déficit, faut-il augmenter les impôts ou bien réduire les dépenses, c est à dire que pour l instant on aligne les recettes sur les dépenses. Mais on dit que les recettes sont déjà trop élevées ? alors que fait-on ? Et pour la croissance et pour les chômeurs ? Et pour les retraites ? Et pour la sécu ? Et pour la compétitivité ? Et pour l innovation ? Et pour l école ? Et faut-il rembourser la dette ? Et pour le financement des entreprises ? Et pour l industrie, comme l auto ? Monsieur le riche, la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double. Monseigneur l administrateur d Etat de payer. Il reste encore les dettes des entreprises publiques à déclarer. Et pour le financement de l électricité, on dit qu il manque 500 milliards. On fait dans la charrette et la bougie ? n avons-nous pas un fonctionnaire qui disfonctionne. C est un homme sérieux qui produit des papiers. Tombons-nous dans Lafer ? Ne faut-il pas demander si l entreprise est d utilité publique ? Pour la population c est clair, mais à part les problèmes d équité.
a écrit le 03/07/2013 à 13:05 :
Eux, ne manquent ni de travail", ni de pognon ! sécurité de l'emploi !!! Flexibilité" pour les ouvriers, variable d'ajustement.....Par contre, le mot HUMAIN est pour ces gens là, d'une dimension extraterrestre !!
Réponse de le 03/07/2013 à 14:47 :
Mais oui mon cher Monsieur, qu'elle est belle votre pensée! Mieux vaut être certain d'être au chômage qu'un peu moins certain de conserver son poste... Bravo! Le code du travail suisse comporte 57 articles. Chacun de ces articles est décliné par une loi très claire. Le tout fait environ 250 pages. Les suisses sont-ils plus malheureux que les Français au travail? N'ont-ils pas voté collectivement contre une semaine de congés supplémentaire? Leur taux de chômage n'est-il pas inférieur au notre? Ah... Mais il vaut mieux hurler sur les entreprises, c'est tellement constructif!
a écrit le 03/07/2013 à 12:28 :
adfn vat les faire rire jaune par un exil du pays
a écrit le 03/07/2013 à 8:18 :
Belle photo de famille!
Réponse de le 03/07/2013 à 8:51 :
Ils ont bien la tête de l'emploi ;)
Réponse de le 03/07/2013 à 9:30 :
Eux au moins savent ce qu'est un emploi. Contrairement aux politiques qui nous gouvernent toujours nourris par la politique de métier, donc par nos impôts. Ceux là n'ont aucun idée de ce qu'est un emploi et une entreprise.
Réponse de le 03/07/2013 à 9:55 :
Et ils ne lèvent pas d?impôts pour faire leurs conneries au moins... Ca change un peu la donne , non ? ;-)
Réponse de le 03/07/2013 à 10:55 :
A pour sur qu'ils savant ce qu'est un emploi. Leur définition du mot ? Variable d'ajustement sur la productivité, charge d'exploitation à réduire dans le cadre de l'automatisation de la chaine et de la réorganisation des unités de productions à l'international (délocalisation). Il y a un tout petit astérisque à leur définition, une petite note à peine lisible : être doté d'humanité donc de sentiments. Mais la pluspart ne prennent pas la peine de lire les petits caractères.
Réponse de le 03/07/2013 à 14:53 :
Donc, il vaut mieux que vous soyez au chômage plutôt que de risquer de perdre votre boulot... C'est fou, non?

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