Aide à domicile : la main-d'oeuvre est féminine, plutôt âgée et "multiactive"

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Selon une étude de l'Insee, le secteur des services à la personne, qui emploie 5 % des salariés français, est essentiellement constitué de femmes, dont environ un quart ont plus de 55 ans. La moitié dépend de plusieurs employeurs et presqu'un tiers exerce aussi d'autres activités.

1,8 million de salariés ont travaillé chez des particuliers en 2010 : garde d'enfants, assistance aux personnes âgées ou dépendantes, entretien ménager, soutien scolaire, assistance informatique etc. Employés par 2,6 millions de particuliers et 12 200 organismes prestataires, leur travail a représenté près d'un milliard d'heures rémunérées, selon les calculs d'une étude de l'Insee.

Parmi ces travailleurs, qui représentent près de 5 % des salariés de France, 90 % sont des femmes, 24 % ont plus de 55 ans (contre 11 % pour l'ensemble de la population salariée), et un grande partie est à temps partiel: en moyenne, 40 % du temps plein de 40 heures par semaine défini par leur convention collective nationale. Et près de la moitié des personnes directement salariées par un particulier l'ont été par plusieurs employeurs la même semaine.

Un salarié sur trois est «multiactif»

Le salaire horaire moyen perçu est d'environ 12,30 euros brut, soit près de 1,4 Smic et les particuliers payent généralement mieux (12,50) que les organismes (10,80). Dans ces derniers, d'ailleurs, les conditions salariales sont nettement plus variables mais le salaire horaire augmente plus souvent avec l'âge. Le revenu moyen annuel pour les services à la personne rendus en 2010 était de 8700 euros bruts, auxquels s'ajoutent 3100 euros pour les activités effectuées dans d'autres secteurs.

L'aide à domicile subit aussi la crise

L'activité est surtout florissante dans le Sud-Ouest (où les personnes âgées sont plus nombreuses), dans les zones rurales (où les établissements pour personnes âgées et les places en crèche sont moins présentes) et dans celles où la proportion de cadres est élevée (leurs revenus permettant d'y recourir plus aisément).

Si l'année 2010 constitue un point haut de l'activité, le secteur n'est pas épargné par la crise. Entre 2008 et 2010, le nombre d'heures rémunérées pour des activités de services à la personne (salariées ou non) n'a augmenté que de 1,2 % par an, contre 4,7 % entre 2000 et 2007, avant de diminuer de 1,8 % en 2011. Le ralentissement a été particulièrement marqué pour les salariés employés directement par des particuliers.

>> Lire aussi : La fin de l'Eldorado des services à la personne

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Commentaires
a écrit le 20/08/2013 à 10:44 :
Quand on voit les projections sur l'évolution démographique de la population on sait que demain 1 personne sur 3 aura plus de 60 ans.

La demande en matière d'aide à domicile va continuer à augmenter de manière croissante, mais le fait que les aides pour l'emploi d'une aide à domicile aient été supprimé à fortement fait chuter ce secteur.

Une piste pour les travailleurs indépendants dans ce domaine serait de ne plus se considérer comme "employé" par x ou y.
Mais de se voir comme chef d'entreprise, de leur entreprise. Avec oui, un seul employé : eux-même ! Et utiliser exactement la même stratégie avant de se lancer. Etudier son marché, travailler sa communication, sa gestion frais/revenus...
Chercher à être accompagner par des organismes spécialisés dans ce type de démarche du genre coopérative d'activité qui vous apprenne comment créer et gérer une entreprise.
Leurs avantages, vous signez un CDI, en cas de pépin vous pouvez bénéficier de l'assurance chômage. Leur inconvénient, vous ne pouvez plus vous considérer comme employé, vous trouvez vous-vous même vos clients, ect...
Mais au moins vous ne le faite pas tête baissé avec pour résultat comme dit plus haut de la précarité. Cette démarche vous permet d'analyser si dans cette branche vous pouvez vivre ou vivoter.

La méthode des collectivités locales d'embaucher le maximum de personnes sur des petits contrats ne solutionnent rien même si on peut penser que la démarche à l'origine sert à offrir du travail à plus de personnes. Malheureusement, ils sont confortés dans une forme de précarité. Soit des heures supplémentaires doivent être trouvé pour compléter un salaire permettant de vivre décemment, soit des problèmes de planning se pose... pour accepter de nouvelles missions car incompatible avec le temps partiel ou le 3/4 temps déjà mis en place.
Cathy Caroff
conceptionuniverselle.com
a écrit le 30/07/2013 à 22:56 :
A visiter, le site Parole d'Ancien ! Des conseils pour les jeunes.
www.paroledancien.net
a écrit le 30/07/2013 à 16:44 :
Emploi d'une très grande précarité !! on ne peut en vivre, survivre , oui, et je sais de quoi je parle ......la misère, tout simplement !
Réponse de le 30/07/2013 à 20:26 :
+1
Réponse de le 31/07/2013 à 11:48 :
D'accord avec vous ......mais comment faire d'autre quand il faut partager le peut de travail qui se présente ? .
Il y a quelques années une maison de retraite de 20 ou 30 lits s'ouvre au chef lieu de canton en zone rurale.Devant l'afflu des candidatures le conseil général qui en avait la charge a décidé d'embaucher le maximum de personnes mais en répartissant les heures en transformant un temps plein en trois temps partiel ...

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