Hollande assure que "la France n'agirait pas seule" contre la Syrie
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L'interview exclusive de Bachar el-Assad, publiée ce mardi 3 septembre dans Le Figaro, a renforcé "la détermination" de François Hollande d'intervenir dans le conflit syrien. Lors d'une conférence de presse commune donnée ce mardi avec le président allemand, Joachim Gauck, le chef de l'État a annoncé qu'une réunion européenne devrait avoir lieu dans les "prochains jours" pour décider de la stratégie à mettre en place contre le régime syrien.
Une annonce faite alors que l'Élysée a apporté, hier soir, les preuves que les forces de Bachar el-Assad ont bien utilisé des armes chimiques contre les rebelles, le 21 août dernier, à Damas, tuant des centaines de personnes, dont de nombreux enfants.
"La différence entre une dictature et une démocratie, c'est que dans une démocratie, un dictateur peut s'exprimer dans un journal, y compris pour insulter ses dirigeants, proférer des mensonges, notamment sur le chimique, laissant croire qu'il ne disposait pas de stock, et menacer le peuple français", a-t-il déclaré.
Face aux menaces émises par Bachar el-Assad de s'en prendre aux "intérêts de la France" en cas d'intervention, François Hollande a répondu: "Nous prenons toutes les dispositions".
Cette réunion européenne pourrait avoir lieu lors du G20, qui se déroulera les 5 et 6 septembre prochain à Saint-Pétersbourg, en Russie. "C'est l'Europe qui doit aussi se réunir sur ce dossier, elle le fera, chacun avec sa responsabilité, la France assumera la sienne", a martelé le chef de l'État, qui a refusé de s'engager sur un vote du Parlement français, qui se réunira, mercredi, en session extraordinaire pour aborder la possibilité d'une intervention militaire en Syrie.
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Dans l'hypothèse d'un refus du Congrès américain de mener une action militaire contre le régime, François Hollande a assuré que "la France n'agirait pas seule", mais qu'"elle prendrait ses responsabilités aussi en soutenant l'opposition en Syrie afin qu'une réponse soit apportée".
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De son côté, le président allemand a estimé qu'il "sera possible d'arriver à un accord international sur la réponse appropriée" à apporter lors "des prochaines rencontres internationales" comme celle du G20. Selon Joachim Gauck, l'Allemagne "trouverait insupportable qu'un dictateur puisse agir impunément, puisse briser un tel tabou" de l'utilisation de l'arme chimique contre son propre peuple.
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