La France, un paradis fiscal ? Xavier Niel exagère

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Xavier Niel embellit un peu la réalité fiscale française, notamment en ce qui concerne les transmissions d'entreprises
Xavier Niel embellit un peu la réalité fiscale française, notamment en ce qui concerne les transmissions d'entreprises (Crédits : Reuters)
Le patron de Free assure, non sans provocation, que la France est un véritable paradis fiscal pour les entrepreneurs. Si la réalité est moins noire que ne le dit le Medef, en comparaison avec les autres pays, une telle affirmation n'est pas vraiment conforme à la réalité...

Le patron de Free, Xavier Niel, le dit et le répète, il l'a encore fait récemment devant les étudiants de Sciences Po : de son point de vue, pour un créateur d'entreprise, la France est un véritable paradis fiscal.

A l'appui de son affirmation, il a cité notamment la taxation "à 23%" des plus-values - il évoquait sans doute les plus-values des investisseurs particuliers dans une entreprise - et la faiblesse des droits sur les transmissions d'entreprises. Qu'en est-il réellement ? Et quid des autres impôts ?

Les plus-values : la France dans la moyenne

Après l'affaire des Pigeons, François Hollande a retenu au printemps un nouveau système de taxation des plus-values sur valeurs mobilières (réalisées par des particuliers), de fait beaucoup plus favorable que le précédent, et même plus que ne l'était la législation à la fin du mandat Sarkozy. Les Pigeons ont bel et bien gagné. Les plus-values restent soumises au barème de l'impôt sur le revenu, mais cette taxation est assortie d'abattements importants.

Pour résumer, la taxation globale, s'agissant d'un contribuable imposé dans les plus hautes tranches, est de 31,1% si les titres ont été conservés pendant deux à huit ans, et de 21,77% au-delà de huit ans. S'agissant de PME de moins de 10 ans, de jeunes entreprises innovantes, ce taux de 21,77% est atteint après quatre ans de détention des titres. Il n'existe pas de taux à 23%.

Qu'en est-il ailleurs ? En Grande-Bretagne, les plus-values importantes sont taxées à hauteur de 28%. Mais il existe un régime d'exception au profit des investisseurs détenant moins de 5% des titres d'une société, qui ne sont taxés qu'à hauteur de 10% dans la limite de 10 millions de livres sterling (ce plafond étant apprécié tout au long de leur vie professionnelle). En Allemagne, l'imposition des plus-values évolue selon les cas entre 26,4 et 28,5%. En Italie, la fourchette de taxation se situe entre 20% et 22,08%.

Avec un taux évoluant, sauf exception, entre 21,77% et 31,1%, la France ne fait donc pas figure de paradis fiscal, du point de vue des plus-values.

Transmissions: il n'y pas qu'en France qu'elles sont facilitées

En France, les transmissions d'entreprises peuvent être facilitées par ce qu'il est convenu d'appeler les « pactes Dutreil » : ceux-ci permettent de léguer une entreprise avec des droits de transmission très réduits. Un abattement de 75% est prévu sur la valeur de l'entreprise, auquel s'ajoutent des réductions d'impôts supplémentaires en cas de donation. De fait, si l'on prend l'exemple de la donation à trois enfants d'une entreprise valant 6,4 millions d'euros, son propriétaire étant âgé de moins de 70 ans, les droits transmissions tombent de 20,2% de la valeur de l'entreprise dans le régime normal à… 0,9% en cas de pacte Dutreil.

Mais, souligne Anne Sophie Kerfant, avocat chez Orrick-Rambaud Martel, "le pacte Dutreil est synonyme de contraintes assez lourdes" : les héritiers doivent notamment s'engager à conserver les titres pendants quatre ans après la transmission.

Et, en Europe, existent des régimes encore plus favorables. En Italie, si les donations sont taxées à hauteur de 4%, les successions sont totalement exonérées, s'agissant des entreprises. En Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, "des régimes spécifiques existent pour la transmission d'entreprises, qui prévoient des abattements entre et 10 et 85%", souligne Anne Sophie Kerfant.

La législation française n'est donc pas plus favorable.

Impôt sur les bénéfices : la France au dessus de la moyenne

La taxation des bénéfices des sociétés (IS) atteindra 38% en France, en 2014, avec l'instauration d'une surtaxe de 10,7%. C'est beaucoup moins dans les autres pays européens. L'imposition est de 29% en Allemagne, 23% en Grande-Bretagne, 37,5% en Italie…

Xavier Niel fait peut-être allusion au statut de la jeune entreprise innovante, qui autorise une exonération des bénéfices. Mais ce statut est soumis à des règles strictes (investir au moins 15% des charges en recherche et développement) et surtout, le nombre de salariés est plafonné (à 250) ainsi que le chiffre d'affaires (50 millions).

Quant au crédit impôt recherche, il est certes plus favorable en France qu'ailleurs en Europe, mais il ne compense pas la différence de taux d'IS. En outre, jusqu'à récemment, l'assiette de l'IS était plus étroite, autorisant une taxation globale plus faible. Mais c'est de moins en moins le cas, notamment avec une déductibilité désormais limite des intérêts d'emprunt.

 

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a écrit le 21/10/2013 à 21:28 :
Quoiqu'il en soit, si je peux me permettre, il n'exagère pas plus que ceux qui soutiennent le contraire.
Bien sur que, FISCALEMENT, les entreprises françaises ne sont pas taxées à hauteur de ce que racontent les fabulistes qui peuplent vos débats. Je le sais fort bien, je suis chef d'entreprise moi-même et, franchement, par rapport à ce qu'on payait de taxe professionnelle il y a 20 ans, cela n'a rien à voir.
En revanche, questions cotisations sociales...................................................................... ça fait mal.
On en reparlera, ce n'est pas le sujet du jour.

a écrit le 21/10/2013 à 10:34 :
L'est encore là , çui-là ???
a écrit le 20/10/2013 à 21:14 :
Mais pour la taxation des bénéfices, votre article oublie de mentionner les reports de déficit en avant et en arrière pour les entreprises imposées en France.
a écrit le 20/10/2013 à 13:46 :
Faire de la provocation ...pour en faire de la pub free ...c'est facile...voir astucieux
Réponse de le 20/10/2013 à 19:09 :
C'est exactement çà, et très malhonnète de Mr Niel
Réponse de le 21/10/2013 à 18:30 :
Bien vu! pipolino. Ce que vous dites n'est pas du pipo.
a écrit le 20/10/2013 à 12:08 :
Et les 15,5% de cotisations sociales sur les revenus du capital qu il faut ajouter a l imposition de la plus-value
Mrs les journalistes faites le boulot jusqu'au bout
Réponse de le 20/10/2013 à 21:53 :
+1000000. Tout le monde fait semblant d'ignorer l'existence de la CSG et la CRDS.
a écrit le 20/10/2013 à 11:58 :
je ne lis même pas l'article ... la manipulation bat son plein ... de la pub gratuite ... nota ... Monsieur Niel est tres bon ! chapeau bas !!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 21/10/2013 à 10:40 :
Fallait entreprendre dans ces secteurs plutôt que de les utiliser ! Vous n'auriez pas aujourd'hui à jalouser...
Réponse de le 21/10/2013 à 18:33 :
Prétentieux très certainement. Maintenant "bete, peu cultivé, pas efficace" Vous n'y allez pas un peu fort, non?
a écrit le 20/10/2013 à 11:08 :
La France, paradis fiscal pour des tres grandes entreprises!
Pour le reste, crever svp !!!
a écrit le 20/10/2013 à 11:01 :
Lol et puis quoi encore M. Niel ?
Bravo pour Free quand meme!!
a écrit le 20/10/2013 à 9:41 :
X Niel dit tout simplement la vérité et refuse de se joindre aux jérémiades des pigeons instrumentalises par le puissant lobby du privante equity qui n'a eu de cesse que de préserver les incroyables exemptions fiscales portant sur le carried interest fiscalisé au régime des plus-values alors qu'il ne s'agit que de salaires déguisés),
Xavier Niel est un véritable entrepreneur, pas un siphonneur de fiscalité. C'est toute la différence.
a écrit le 20/10/2013 à 8:07 :
X.Niel voudrait sans doute quelques faveurs gouvernementales, notamment sur la téléphonie mobile ! Et aussi faire oublier le désastre humain et économique qu'il a provoqué. Alors il passe la pommade au gouvernement...
a écrit le 20/10/2013 à 3:00 :
Le but de Niel est probablement de montrer que les impôts ne sont pas nécessairement ce qui empêche un jeune de décider de faire une startup. Il a très certainement raison. Un piège que j'ai observé en France (par rapport à d'autres pays) est la présence d'INNOMBRABLES aides de toutes parts, parfois très peu exigeantes sur les résultats, liés à des projets de recherche européens au cadre très flexible, etc.. On pourrait se dire que c'est tant mieux, sauf que... dans de nombreux cas j'ai pu observer des "startup" sans aucune chance de réel succès qui "tenaient" 3, 4, 5 ans et parfois plus sur de l'argent public sans aucune valeur ajoutée claire. Une fois arrivée au bout des financements divers, la fin est quasi immédiate. Ces sociétés ne rencontrent la réalité du marché, des "vrais" clients, que très tard dans leur cycle de vie. Hors, cette rencontre est la seule qui finalement détermine de la viabilité ou non de l'entreprise. A noter que je ne suggère certainement pas de supprimer ces aides ou les projets de recherche, mais de regarder comment ils peuvent ne pas être la quasi seule source de revenus sur une longue période.
a écrit le 19/10/2013 à 23:38 :
parler de paradis fiscal est sans doute exagerer mais il s'agit sans doute d'une formule pour etre entendu par rapport a tout ceux qui se plaignent à longueur de journee de la fiscalité en France alors qu'elle n'est pas si terible que ca; alors Niel a eu raison de dire cela surtout qu'a lui on ne peut pas lui repprocher de ne pas savoir de quoi il parle. Et puis, la competivité c'est d'abord et avant tout l'innovation et la qualité. C'est la dessus que les patrons devraient se concentrer avec le gouvernement car on pourra baisser tant qu'on veut la fiscalité nous serons jamais competitif par rapport à certain pays à bas cout. si l'allemagne est competitive c'est grace à la qualité de ses produits pas de sa fiscalité. Quand le produit est bon les gens consomment meme si le produit est plus cher..Si on innove pas et qu'on augmente pas la qualité de nos produits alors le peuple francais devra soit accepter de reduir son salaire et sa protection sociale pour renforcer la competitvité des entreprises ou de faire du protectionnisme, sinon on coule.
a écrit le 19/10/2013 à 22:48 :
Apres avoir fait fortune dans le minitel rose, le grand homme a joué du capitalisme de connivence avec cet état corrompu; il renvoie donc l'ascenseur,en espérant de nouveaux avantages,surtout en présence de ces jeunes loups aux dents bien longues,dont la formation comme à l"ENA comprends 2 matières : la rhétorique et le socialisme..
a écrit le 19/10/2013 à 22:38 :
ben Non c'est de la pub gratuite ! Bravo Xavier ... les journalistes en redemandent !!!
a écrit le 19/10/2013 à 22:20 :
Xavier Niel exagère ? peut être, mais moins que les journalistes économiques de droite. Xavier Niel exagère t'il quand il dit que l'élite économique française est sclérosée et que dans le CAC 40 il n' y a aucune entreprise qui a moins de deux ou trois décennie contrairement aux américains (facebook, google, Tesla, etc...) non il n'exagère pas tant que cela. Mais la vielle élite économique française montre les dents , et ses chiens aboient.
a écrit le 19/10/2013 à 21:04 :
il bouscule les pleureuses , qui devraient penser à se remetre en question ,car elles ont une part de responsabilité dans les difficultés économiques du pays .
a écrit le 19/10/2013 à 20:14 :
Le personnage est habitué à faire des provocations. Cependant, le concernant, il a bien réussi...il faut juste une bonne armée de fiscalistes qui vous trouveront toutes les failles du système fiscal.
a écrit le 19/10/2013 à 19:05 :
On en revient toujours au même point : charger les entreprises n'a aucun intérêt quand on est à gauche et intelligent (il faut les deux conditions bien sûr pour le penser ;o) ). L'entreprise augmente les prix ou licencie quand elle est trop chargée donc on ne voit pas bien ce que le peuple peut y gagner. Par contre charger les personnes physiques est effectivement le vrai clivage. C'est pourquoi il ne faut pas tout mélanger : lorsqu'on consacre son argent en actions tout doit être défiscalisé idem pour la transmission de ces actions...quand par contre on vend ces actions pour son profit personnel, l'impôt général doit passer exactement comme il passe sur les salaires. Si les gens ne sont pas contents de cette règle, qu'ils s'en aillent car c'est le ciment de la nation française ; on ira chercher l'argent auprès d'investisseurs étrangers pourvu que les forces de travail de l'ingénieur qui développe l'idée et dirige la boîte à l'ouvrier qui la réalise soient en France..
a écrit le 19/10/2013 à 16:02 :
La comparaison porte sur l'impôt sur les plus values. En France il est augmenté des charges sociales (CSG, CRDS) qu'en est-il ailleurs ?
a écrit le 19/10/2013 à 15:34 :
C'est surtout le rédacteur de ce "papier" qui étagère... C'est bien sûr jamais assez !
a écrit le 19/10/2013 à 14:10 :
Reprenons les chiffres du début à la fin. Avant d'être taxé à l'IS les bénéfices sont issus de la valeur ajoutée - les charges. Or, ces charges inhérentes à toute activités économique sont largement plombées en France par près de 500 taxes diverses et variées incluant entre autre les charges sociales, patronales etc... Il faudrait savoir exactement ce qu'il reste après création d'un Euro de richesse et non pas s'attacher uniquement à l'impôt final. Là je pense qu'on parle plus d'enfer fiscal que de paradis fiscal en France.
a écrit le 19/10/2013 à 13:18 :
Je vous propose de monter la même entreprise que Xavier Niel, avec le même engagement pour son entreprise et le développement économique en France, au lieu d'écrire des articles qui continue à décourager les français de croire en leur propre potentielle pour donner un nouveau souffle économique à notre pays. Je vous conseil de lire aussi une tribune écrite par les fondateurs d'Ityz sur Le Monde (http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/10/jeunes-de-france-restez-y_3493381_3234.html).
a écrit le 19/10/2013 à 13:13 :
Les étudiants sur les bancs de l'I.E.P n'ont pas vocation à devenir entrepreneurs, Non ? On peut leur raconter tout ce que l'on veut sur les entreprises, eux ils veulent des places au chaud, payées par des impôts, c'est leur droit réservé!
Réponse de le 19/10/2013 à 14:48 :
80% des étudiants de l'iep paris se destinent au privés. Pour preuve je vous engage a consulter la liste des entreprises qui recrutent a sciences po (lien ci joint)
a écrit le 19/10/2013 à 13:09 :
Niel n'a pas le même paradigme de raisonnement qu'un investisseur ordinaire. Il bénéficie d'arrangements monopolistiques et ne paie des impôts que ce que sur ce qui lui est donné. Si l'on me donne 10 je veux bien payer 6 en retour.
a écrit le 19/10/2013 à 12:52 :
Nous étions en 2012. Le scandale Total ? Le plus riche, le plus rentable, le plus important des groupes français ne paye pas un centime d'impôt sur les sociétés en France ! (...) La France, paradis fiscal du CAC 40 ! ''...Pourtant, de nombreux rapports, à commencer par celui du Conseil des prélèvements obligatoires, avaient largement décrit la lente dérive de l'impôt sur les sociétés, son méticuleux détricotage. Ses travaux avaient montré que, miné par les niches, les montages des cabinets d'avocats fiscalistes, l'impôt sur les sociétés des aimables entreprises du CAC 40 s'était réduit comme peau de chagrin. Avec un taux moyen de 8 %, le poids fiscal des sociétés du CAC 40 était quatre fois inférieur à celui de la PME soumise au régime commun d'imposition à 34,3 %. Michel Taly, ex-directeur de la législation fiscale (un des plus hauts postes à Bercy), le dit sans détour depuis qu'il est avocat au cabinet Arsene Taxand : « Pour les grands groupes, la France est aussi un paradis fiscal. Depuis 1987 et la mise en place de la fiscalité de groupe et son cumul avec la législation sur les holdings, les entreprises peuvent défiscaliser une part importante du coût de leur dette. Là où les autres pays ont mis des barrières, Bercy laisse un nombre croissant d'entreprises réduire fortement leurs bénéfices imposables et donc la facture de leur impôt grâce à cette technique. C'est vrai pour les LBO [les rachats d?entreprise par endettement], mais aussi pour n'importe quel holding. Voilà qui explique pourquoi l'impôt sur les sociétés est moins élevé en France en points de PIB par rapport aux autres pays.» ...'' (http://www.marianne.net/La-France-paradis-fiscal-du-CAC-40_a216485.html?com#comments)

Réponse de le 19/10/2013 à 13:18 :
Et je vais alerter tous les potes. Celui qui ne paye pas d'impôts se casse hors de la FRANCE.
a écrit le 19/10/2013 à 12:45 :
Il a raison: paradis fiscal pour les rentiers et les propriétaires immobiliers.
Réponse de le 20/10/2013 à 19:07 :
+10 000
Surtout ne pas le répéter. On cherche tellement à nous convaincre du contraire. Les rentiers ( 68ars) veulent encore et toujours jouir et ce sont échinés, comme il se doit, à ce que cela se sache le moins possible...
a écrit le 19/10/2013 à 12:35 :
Derrière son ton provocateur, Xavier Niel comme d'habitude sait parfaitement de quoi il parle. On pourrait dire de lui "Il a tout compris" et il obtient les résultats en conséquence, comme d'ailleurs le patron de OVH, un énorme succès français tellement méconnu du grand public. Car les gens qui disent le contraire, qu'ont ils fait à part échouer et venir se plaindre à l'Etat. L'exemple le plus criant, c'est PSA. PSA qui pendant 20 ans a sorti exclusivement des produits insipides qui ne se vendent pas. PSA qui nous a sortir des beau discours de volonté de devenir numéro un mondial sans vendre ni en Asie ni aux États Unis. PSA qui pendant 20 ans a refuser toute alliance et qui se fait maintenant dévorer par GM et les chinois. 20 ans d'aveuglement et d'incompétence de ses dirigeant, qui viennent maintenant se plaindre à l'Etat du montant des charges et du coup du travail pour chercher un bouc émissaire. Pendant ce temps là, Toyota venait produire des voitures à Valenciennes avec les même taxes et le même coût du travail, sans problème. Il n'y a aucun problème de fiscalité en France pour les entreprises, en tout cas pas pour la mienne, ni pour Toyota, ni pour OVH, ni pour Free...
Réponse de le 19/10/2013 à 13:22 :
Rappelons quand même que la Yaris qui est produite en France vient directement concurrencer la 208 et la Clio, qui elles ne sont presque plus fabriquées en France !
a écrit le 19/10/2013 à 12:02 :
Bonjour, avec votre raisonnement journalistique vous ne risquer pas de faire venir des entreprises en France.Arrêtez d'être défaitiste a longueur de journée. Mais cela semble etre du parti pris car M.Niell doit savoir de quoi il parle étant entrepreneur !
a écrit le 19/10/2013 à 11:39 :
Devant les étudiants de sciences de po qui sont dans la bonne vieille idéologie de gauche bobo, il a fait un discours pour cette soit disant future élite qui jalouse la réussite des entrepreneurs
a écrit le 19/10/2013 à 11:09 :
Niel , il connait ce qu'il a fait : peep shows et minitel rose...sorti de la , il est naze.
a écrit le 19/10/2013 à 10:51 :
NIEL prend les étudiants de sciences politiques pour des demeurés. Recherche et Developpement coûtent la peau des fesses aux français et rapportent un max aux grandes entreprises. aussi se demande t-on bien pourquoi elles ne font que geindre et demandent de la rallonge à l'état qui la leur accorde. De deux choses l'une, quelqu'un ment dans l'histoire ou bien ils sont tous d'accord pour sacrifier toujours les mêmes.
a écrit le 19/10/2013 à 10:36 :
Votre article remet pour parti les choses en perspective mais ce qui est amusant dans cette histoire que vous voulez faire "monter" la maillo. Ce qui est ridicule mais très Français cher ami journaliste.
C'est que vous faite ce que vous reprocher à X NIEL ! Et oui mauvaise fois ou malhonnêteté intellectuelle ou mauvais résultat...ou simple interprétation des chiffres ????
Dans votre partie sur les + values et le cas de la Grande-Bretagne, " les plus-values importantes sont taxées à hauteur de 28%. Mais il existe un régime d'exception....
Vous préférez pour votre démonstration nous démontrer que l?exception d'une taxation à 10% prévaut sur la règle des 28%. intéressant !
C'est votre interprétation des choses, c'est tout à fait votre droit.

Mais sur la partie des impôts sur les bénéfices, quand vous reprenez le résonnement tenu par Niel sur le régime d'exception de taxation Français favorable au statut de la jeune entreprise innovante, il semble très clairement cette fois que vous soyez presque méprisent. ( partie pris ? ).

"Transmissions: il n'y pas qu'en France qu'elles sont facilitées" ET ALORS ???? je m'en fou de savoir qu'en Ouzbékistan il n'y a pas d'impôt de transmission, si je m'en entreprise est en France et que je vis en France. Absurde !

Vous faites donc un gros effort non pas à relativiser les propos de Niel mais à méprisez son résonnement. " Xavier Niel Exagère" dite-vous ! Au mon dieu que vous y allez fort !

Ce qui est à mon avis relativement idiot pour ce qui est un article relativement mauvais. Excusez du peu.

Je ne veux pas vous apprendre votre métier mais simplement dire qu'en tant que lecteur j'attends beaucoup mieux de votre part et SURTOUT plus intéressant !

Votre article n'a vraiment aucun intérêt sauf encore une fois à opposer les gens ou à les rabaisser.

Voilà ce que j'aurai pu lire de votre part pour avoir un article "intéressant" :

Niel dit " Depuis le 1er janvier de cette année, la fiscalité des plus-values est de 23%, elle est inférieure à celle de l?économie américaine. Si vous léguez une entreprise, la fiscalité est de 6 à 7 %. Il y a peu de pays où la fiscalité soit si faible pour la cession d?une entreprise à ses enfants."

ALORS VRAI OU FAUX ?

Niel dit : "On est dans un pays fantastique, un mélange entre la folie latine et la rigueur anglo-saxonne. Ce n?est pas la peine de prendre l?avion. On peut faire quelque chose en entreprenant, ici, à Paris".

VOUS AVEZ UNE CRITIQUE A APPORTER A SON SENTIMENT ? ETES VOUS DÉPRESSIF ?

Au final j'ai le sentiment que Xavier Niel devant Master Class à Sciences Po a certainement voulu relativiser l'atmosphère négatif ( dont vous faites partie avec votre article ) sur notre capacité à entreprendre dans un environnement fiscale avantageux ou relativement identique qu'avec d'autres pays. Un raisonnement facile à tenir puisqu'il y a toujours pire ailleurs et à l'inverse mieux aussi.

Le verre à moitié plein ou à moitié vide Mr le journaliste "négatif".

Vous l'aurez compris je suis partie pris pour les personnes, qui comme Niel, entendent, parfois avec de grands"mots", motiver les jeunes plutôt qu'à leur rappeler les choses négatives qui les entourent. Tout n'est pas rose ou noir en France, pour la fiscalité comme pour le reste. Mais je crois qu'un journaliste comme vous écrira certainement le même article en Grande Bretagne, en Allemagne ou aux Etats Unis et partout ailleurs. Bientôt sur le départ ??
La bas tout n'est pas rose la preuve : SubPrime, Shutdown, Dette de 15 000 000 000 000 de $, Couverture Santé des plus pauvres 50 ans après la notre, Faillite Détroit...
Mais certainement que les journalistes américains ne voient que le verre à moitié plein, positivisme à tout pris.
En quelque sorte le contraire de ce qui ressort de votre article.

Bien Cordialement.

a écrit le 19/10/2013 à 10:11 :
ce que ne dit pas l'auteur , c'est que les entreprises (grosses ) ont mille et un moyens de defiscaliser, de ne pas payer IS ....
en effet niel, n'a pas tort, cf total , edf, ect ect ....
Réponse de le 19/10/2013 à 10:40 :
total paye 50% d'is... la ou ils gagnent de l'argent, a savoir hors de france... ca s'appelle la territorialite de l'impot ( le pb des francais c'est qu'apres avoir mis a poils toutes les entreprises rentables qui n'ont pas pu partir, ils ne savent plus comment financer leur modele, alors ils cherchent a demolir les entreprises suffisamment intelligentes pour avoir bouge ses pions avant d'etre victime du pogrom fiscal a la francaise.... faudra etre plus intelligent que ca a l'avenir...)
Réponse de le 19/10/2013 à 11:46 :
Ne vous inquiétez pas churchill, vous payerez la taxe de 10% en compensation des privilèges indécents et accordés à quelques autres ! Une '' taxe de solidarité '' gratifiant le ''syndrome de Stockholm'' ! http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/10/fmi-taxe-epargne-patrimoine-dette-italie-chypre_n_4075757.html
Réponse de le 19/10/2013 à 13:03 :
Ceci dit...la taxe de 10% (selon estimation du FMI) ne devrait pas être de 10%, mais le pourcentage de taxation cohérent serait plutôt de 7,7 % ! http://investigationfin.canalblog.com/archives/2013/10/11/28193592.html

a écrit le 19/10/2013 à 10:00 :
Des montages juridiques sophistiqués ? C'est ce qui met la France à la troisième place mondiale des importations de capitaux, après la Chine et les Etats-Unis. En effet, la France a pu attirer environ 43 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année 2012, grâce à ces capitaux étrangers. Cette situation semble être un paradoxe, si l'on considère les menaces de nationalisation, le taux d?imposition à 75% sur les grandes fortunes, les coûts salariaux parmi les plus élevés, la rigidité du code de travail?Contrairement aux petites et moyennes entreprises, les grandes entreprises implantées en France bénéficient de crédits d'impôts et d'allègements fiscaux considérables sur des dépenses affectées à différents postes. C'est pour cette raison par exemple que Google, Amazon ou bien d'autres s'installent en France. En 2011, environ 171 compagnies ou usines ont choisi de s'implanter en France, au lieu de l'Allemagne ou la Grande-Bretagne par exemple, que nous pensons plus favorable que la France. Au fait, le gouvernement français bénéficie à ces multinationales de près de 20 milliards d'euros d'allègements des charges, ou du « Crédit Impôt Recherche », qui permettent à ces grandes entreprises de se faire rembourser 45% des dépenses sur le poste de la recherche et du développement...Bref, la France représente bien un paradis fiscal pour les grandes entreprises et les multinationales. Ces dernières arrivent presque à ne pas payer d'impôts sur leurs bénéfices, en manipulant les lois à la limite de la légalité. La multilocalisation s'avère très favorable aux multinationales en France. Les multinationales brillent dans leur talent de payer le moins d'impôts sur le bénéfice possible. Pour ce faire, elles contournent finement les réglementations fiscales. GE ou Boeing par exemple ne s'acquittent d'aucun impôt sur les bénéfices aux Etats-Unis, malgré de profits considérables. Pour le cas des multinationales en France, elles utilisent par exemple des succursales en Irlande ou aux Pays-Bas pour le gros des recettes, tandis que la société enregistrée en France est seulement rémunérée pour couvrir les frais. Les profits sont ainsi transférés facilement vers des centres offshores. Vers la fin de l'année 2012, Google a été accusé de ne pas déclarer nationalement les transactions de ventes d'encarts publicitaires effectuées auprès des consommateurs français. Mais Google a pu se défendre en argumentant que ses recettes françaises ne proviennent que de tâches subalternes, ainsi cette multinationale ne paie que 5 millions d'euros d'impôts en 2011 sur 1,25 milliard d'euros de bénéfices générés en France. Pareil pour eBay et pour sa société affiliée à PayPal, qui n'ont réglé que 1,35 million d'euros d?impôts sur les 22 millions de profits réalisés en France... http://solution-offshore.com/la-france-un-paradis-fiscal-pour-les-multinationales/

Réponse de le 19/10/2013 à 10:26 :
+1000
Réponse de le 20/10/2013 à 18:58 :
+10 000!
Et encore tout n'est pas dit... Mais chut!
a écrit le 19/10/2013 à 9:53 :
Niel fait du Niel.
Il ne propose que du Buzz.
Réponse de le 19/10/2013 à 10:59 :
on peut certes critiquer Niel.. ceci étant, on ne peut contester une certaine forme de réussite dans free... de faire bouger les lignes, et de réinvestir une partie de ce qu'il gagne..... dans de très nombreuses petites start up..... et d'animer de manière importante la création d'activité..... au travers de la futur cité du numérique.... et de son école 42... gratuite... accessible à tous après selection.......y compris aux sans diplome.....

le parfait n'existe pas, mais il y a des gens qui se bougent........
Réponse de le 19/10/2013 à 13:09 :
@le vent : Et les box internet, c'est du vent ? Et les abonnement téléphoniques illimités à 20 euros, c'est du vent ? Niel fait du concret et obtient des résultats. Le vent, c'est pour les autres...

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