Leur priorité est bien claire. Interrogés par Harris Interactive dans le cadre de l'étude intitulée « Prendre une trajectoire nouvelle pour une sortie de crise ? » de Deloitte, les directeurs financiers des grandes entreprises interrogés n'ont qu'un objectif en tête : en cas d'excédent brut de trésorerie, ils s'efforceront de rattraper le retard pris par leur entreprise en matière d'investissement au cours de la crise.
Après s'être effondrée de 7,7% en 2009, la formation brute de capital fixe des entreprise n'a que timidement progressé au cours des années suivantes avant de reculer de 1,9% en 2012. Un repli de 1,9% est également anticipé par l'Insee en 2013.
Selon le rapport Gallois publié en novembre 2012, la France accuse notamment un retard important avec ses principaux voisins dans le domaine de la robotique. Ainsi, l'économie tricolore ne compterait que 34.500 robots industriels environ, plutôt anciens, quand l'Italie en possède 62.000 et l'Allemagne 150.000. Pour réduire réduire cet écart, le gouvernement a décidé d'accélérer l'amortissement des robots acquis par les PME.
Les salariés sont-ils oubliés ? Malheureusement pour eux, c'est le cas dans la très grande majorité des cas. Seuls 4% des professionnels interrogés envisageraient de redistribuer une partie de cet excédent de trésorerie aux salariés de leur entreprise.
Cette volonté de privilégier l'investissement s'expliquerait aussi par l'attitude des entreprises, et en particulier des plus grandes, pendant la crise. Bien que la montée du chômage fut extrêmement brutale entre 2008 et aujourd'hui, celle-ci aurait pu être encore plus sévère encore si les entreprises avaient réellement ajusté l'emploi à l'activité. Selon l'OFCE, les sureffectifs dans les entreprises représenteraient 250.000 postes actuellement.
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Différents types d'investissements sont envisagés. Selon l'étude, 42% des directeurs financiers privilégieraient les investissements de capacité, 35% les investissements dans la recherche & développement et l'innovation, 32% des acquisitions, 31% dans des investissements de modernisation et de mises aux normes.
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