Pôles de compétitivité : les milliards de l'Etat ont-ils servi à quelque chose ?

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Dans les pôles de compétitivité, la recherche des PME et des ETI est largement subventionnée
Dans les pôles de compétitivité, la recherche des PME et des ETI est largement subventionnée (Crédits : Décideurs en région)
Une étude de l’Insee publiée ce jeudi indique que les subventions publiques et le crédit impôt recherche accordées aux PME et aux ETI n’ont déclenché ni d’effet d’aubaine, ni d’effet d’entraînement.

Lancés en 2005, les pôles de compétitivité, dont l'objectif était de développer des réseaux comprenant des entreprises et des organismes de recherche et de formation, ont-ils accéléré les efforts de recherche des PME et des ETI ? Les résultats d'une étude de l'Insee dévoilée ce jeudi comparant les entreprises des pôles à des entreprises semblables restées hors du dispositif et portant sur la période 2005-2009 laissent plutôt songeur.

Pourtant, l'État n'a pas ménagé ses efforts en faveur des 71 pôles, via les subventions publiques et le crédit impôt recherche (CIR). Entre 2005 et 2009, le financement public de la recherche et développement (R&D) a atteint entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an selon l'Insee, auxquels s'ajoutent également chaque année quelques centaines de millions de financements européens.

Pas d'effet d'aubaine

"Nos résultats montrent que, suite à leur participation aux pôles de compétitivité, ces PME et ces ETI auraient augmenté leurs dépenses de R&D. Si elles n'ont pas toutes participé à un projet subventionné, elles auraient en moyenne reçu plus de subventions, issues, ou non, de la politique des pôles, que les entreprises restées hors des pôles. Ces entreprises auraient aussi bénéficié de montants de CIR plus élevés mais au total l'évolution des dépenses de R&D ne semble pas correspondre à un effet d'aubaine : les dépenses financées par des subventions ou par le CIR ne se seraient pas substituées aux dépenses privées de R&D, hors CIR", explique l'Insee.

Pas d'effet d'entraînement

Ainsi, l'effet semble être additif, mais non d'entraînement puisque l'étude indique que "ces dépenses privées financées en propre n'auraient pas non plus augmenté significativement. Si la participation aux pôles semble bien avoir un impact positif sur les dépenses de R&D, il n'a pas été possible de distinguer précisément cet effet du rôle joué par le CIR qui a fortement diminué le coût de la R&D sur la fin de la période étudiée", explique l'Insee.

La stratégie des pôles change

Les effets d'entraînement sur la recherche privée ont-ils accéléré entre 2009 et 2013 ? L'étude ne le dit pas. En revanche, ce que l'on sait, c'est que l'effort public en faveur de la R&D et l'innovation n'a pas molli. A priori, son impact sur la recherche privée n'a pas été dévastateur. Est-ce la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de réorienter la stratégie des pôles  sur la période 2013-2018, comme le prévoit l'action 10 du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi  ? Au cours des prochaines années, ils ne devront plus se concentrer en priorité sur la recherche mais sur l'industrialisation des produits et services.

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a écrit le 08/11/2013 à 12:19 :
Être compétitif c'est être plus compétitif que celui qui recherche à être compétitif! Je vais attendre que les prix baisses pour acheter! Où sera la croissance?
Réponse de le 13/11/2013 à 22:47 :
il n'y aura pas de croissance .mais j'aurais gagnè peut ètre beaucoup .spèculation,spèculation,et enfin spèculation.
Réponse de le 13/11/2013 à 22:47 :
il n'y aura pas de croissance .mais j'aurais gagnè peut ètre beaucoup .spèculation,spèculation,et enfin spèculation.
a écrit le 08/11/2013 à 10:44 :
Dans sa dernière chronique audio intitulée " Innovation: La France sort ses sept I " diffusée sur la webradio indépendante AWI www.awi1.com , Patrick Gorgeon revient sur le plan innovation présenté, mardi, par Fleur Pellerin. En effet, une des mesures vise a soutenir "l'innovation ouverte" autrement dit le travail en équipe de tous les acteurs: chercheurs, entrepreneurs, territoires... déjà inscrite dans la stratégie des 71 pôles de compétitivité dont les résultats apparaissent pour le moins décevants en termes de créativité et de dépôts de brevets.... .
a écrit le 08/11/2013 à 10:43 :
Dans sa dernière chronique audio intitulée " Innovation: La France sort ses sept I " diffusée sur la webradio indépendante AWI www.awi1.com , Patrick Gorgeon revient sur le plan innovation présenté, mardi, par Fleur Pellerin. En effet, une des mesures vise a soutenir "l'innovation ouverte" autrement dit le travail en équipe de tous les acteurs: chercheurs, entrepreneurs, territoires... déjà inscrite dans la stratégie des 71 pôles de compétitivité dont les résultats apparaissent pour le moins décevants en termes de créativité et de dépôts de brevets.... .
a écrit le 08/11/2013 à 10:30 :
Quand les entreprises ne bougent pas, les pouvoirs publics sont bien obligés de se saisir du sujet. Ces pôles sont des outils ou des moteurs indispensables pour que les Français s'habituent à travailler ensemble. Cela dit, il faut laisser la main aux entrepreneurs. Le public et le privé ne se comprennent pas, c'est un fait.
Réponse de le 15/11/2014 à 10:16 :
Les entreprises ne peuvent pas se bouger dans un environnement comme celui mise en place par l'Etat français. D'ailleurs c'est aussi le cas de beaucoup de citoyens pris au piège dansun système rigide et qui ne valorise pas l'initiative individuelle. Au fil des ans la France s' enfonce dans un état de totalitarisme 'soft' mais un état totalitaire tout de même. Même la liberté d'expression est constamment bafouée sous de faux prétextes.
a écrit le 08/11/2013 à 6:15 :
Que ce soit Hollande avec le CICE ou Mitterand avec le CIR, ça n'a jamais marché et ça ne marchera jamais.

D'une part parce que le dispositif coûte toujours plus cher que ce qu'il finance, en payant les différents organismes qui gèrent cet argent,

et d'autre part parce que ce n'est pas à l'Etat de décider à la place du marché si une entreprise va marcher ou non puisque de toute façon, celui qui décidera au final c'est le marché.

Maintenant qu'on apprend que le CIR n'a pas accompli des miracles, il faudrait calculer combien cet hausse de la pression fiscale a empêché de créer des richesses, que ce soit par la création d'entreprises ou par le développement des entreprises.
a écrit le 08/11/2013 à 1:49 :
On résume:
1) Le 1/3 des élèves finissant leur cursus scolaire en France ne savent pas lire, écrire et compter

2) La France se retrouvent ainsi avec le 1/3 de sa classe active qui n'a pas les capacités minimales pour excercer une activité économique

3) Le gouvernement "invente" des usines à gaz (style: des postes d'insertion sponsorisés mais ne correspondant pa aux besoins du marché, des pôles de compétitivité, etc.)

La population est toujours composée d'un 1/3 de crétins inaptes au travail. Le gouvernement ferait mieux d'améliorer l'école et d'essayer de récupérer les dégats en renvoyant sur les bancs de l'école les chômeurs et les assistés sociaux qui n'ont pas les bases minimales pour occuper une place de travail
a écrit le 07/11/2013 à 18:30 :
Si l"etat veut des poles de compétitivité, qu'il supprime toutes les subventions et qu'il diminue les charges.
a écrit le 07/11/2013 à 15:59 :
Cet article répond parfaitement a l'article d'ailleurs ou l'on voit une belle photo de Moscovici et de sa nouvelle usine a gaz.
On résume une nouvelle fois :
Cela n'a servi a rien
Cela a coûte très cher
Cela est difficile a évaluer si tant est que qq s'intéresse a évaluer cette usine a gaz.
Ceux qui ont mis en route ce machin se moquent aujourd'hui totalement de savoir si leur machine a servi ou pas.
Encore une œuvre d'art donc, sortie des esprits des grandes écoles.
Entre temps, les taxes et les impôts frappant la classe moyenne et les PME ont explosé.
Sans oublier les franchises de toutes sortes.
Réponse de le 07/11/2013 à 17:53 :
@ Qui veut cette usine à gaz
On peut aussi ne rien faire et là on est sûr qu'il ne se passera rien.
Réponse de le 07/11/2013 à 18:02 :
les fameux Pôle de compétitivité ont été créé, de mémoire, par Villepin, sous Chirac.... et abondé sous l'ère sarkosy.......Moscovici n'y est strictement pour rien...... et justement, le gouvernement actuel veut réorienter les objecifs.......

pour les usines à gaz... on n'a pas eut besoin d'attendre la gauche pour faire.......
Réponse de le 07/11/2013 à 18:33 :
Ce qui est prioritaire, c'est de boucler tous les bouclards qui ont échoué sous le ChiracoSakosystème ...depuis 19 ans

Acceptons de mettre en place la prime à la casse pour les vieilleries qui polluent l'économie,

simultanément, sans avoir besoin de se poser de question sur leur inutilité évidente

* en priorité les fameux Pôles magouilles contre compétitives
* en priorité BPI Oseo innovation ex Anvar plutôt avatar
* en priorité les faux centres de faux experts auto proclamés
* en priorité les agences de Développement économiques ruineuses et superflues
* en priorité les CCI Chambres de Commerces et d’Industrie impotentes

** et toutes les aides d'état et collectivités inutiles

remplaçons cela par de vrais interventions en fond propres par les établissements publics
a écrit le 07/11/2013 à 15:01 :
que l'etat cesse de se meler des affaires des entreprises pour se consacrer exclusivement a ses prerogatives regaliennes ; chacun dans son champs ...
a écrit le 07/11/2013 à 13:56 :
Inutiles ces aides qui se transforment en charges pour les entreprises. C'est la course à la subvention.
Exemples vécus :
- Statut JEI (charges patronales redutes), le dirigeant y a intègré 70% de l'effectif soit 2 fois plus que la réalité. L'Urssaf n'y a vu que du feu !
- CIR au sein d'un grang groupe. La fusion de 2 filiales n'a pas été réalisée pour optimiser le CIR.
- Representation pôles de compétitivité, après une volonté du groupe d'éviter tous reseaux et liens locaux (dont politiques), l'ordre inverse est donné pour récupérer les présidences et les financements associés.
Que la France soit attractive pour ses compétences et son coût du travail (yc ses ingénieurs et chercheurs) et non pour ses subventions.
a écrit le 07/11/2013 à 13:21 :
Les Pôles de magouilles locales ont été inutiles à la compétitivité.

Les grands groupes ont verrouillé les budgets à leur seuls profits

en invitant leurs petits fournisseurs et leurs sous traitants soumis comme spectateurs auxquels ils ont offert des bonbons et des sucettes
a écrit le 07/11/2013 à 13:04 :
Comme les Chambres de Commerce, que d'argent public gaspillé pour nourrir une caste de fonctionnaires et assimilés fonctionnaires incompétents (avec des chefs de service qui gagnent 4000 à 5000 euros net par mois à remplir des tableaux de statistiques), au détriment des entreprises qui sont obligées de financer ces organismes fantomes non representatifs
Réponse de le 07/11/2013 à 13:35 :
Vous savez, des chefs de service qui gagnent 4000 à 5000 euros net par mois à remplir des tableaux de statistiques on n'en rencontre pas que dans la fonction publique. Les experts en présentations excel et powerpoint ne manquent pas dans les grandes entreprises francaises.
Réponse de le 07/11/2013 à 13:35 :
Vous savez, des chefs de service qui gagnent 4000 à 5000 euros net par mois à remplir des tableaux de statistiques on n'en rencontre pas que dans la fonction publique. Les experts en présentations excel et powerpoint ne manquent pas dans les grandes entreprises francaises.
Réponse de le 07/11/2013 à 13:35 :
Vous savez, des chefs de service qui gagnent 4000 à 5000 euros net par mois à remplir des tableaux de statistiques on n'en rencontre pas que dans la fonction publique. Les experts en présentations excel et powerpoint ne manquent pas dans les grandes entreprises francaises.
Réponse de le 07/11/2013 à 18:48 :
@Kiceca : Oui mais cela ne vous aura pas échappé qu'il s'agit d'argent publique, alors que dans les entreprises en général il s'agit d'argent privé et l'entreprise peut en disposer librement. Une administration publique devrait faire preuve d'une gestion exemplaire et efficace, chose que la France n'a pas vu depuis 30 ans.
a écrit le 07/11/2013 à 13:03 :
Comme les Chambres de Commerce, que d'argent public gaspillé pour nourrir une caste de fonctionnaires et assimilés fonctionnaires incompétents (avec des chefs de service qui gagnent 4000 à 5000 euros net par mois à remplir des tableaux de statistiques), au détriment des entreprises qui sont obligées de financer ces organismes fantomes non representatifs
a écrit le 07/11/2013 à 13:00 :
si il suffisait de distribuer de l' argent pour devenir compétent ça se serait . Il n' y a que la gauche pour croire que le gouffre de l' éducation nationale est l' avenir de la France . Il y a peu encore cette même gauche vantait le communisme ...
a écrit le 07/11/2013 à 12:58 :
du burn rate !
a écrit le 07/11/2013 à 12:43 :
Dans un monde sans frontière, les subventions se délocalisent aussi et n'améliorent pas la situation mais au contraire la déséquilibre!
a écrit le 07/11/2013 à 12:29 :
Faut arréter de tout subventionner, ça sert à quoi de prendre trop d'impôts, de taxes, de la main droite et de redonner avec l'autre main. A si ça sert à créer des faux emplois et à complexifier le système pour le rendre plus opaque.
Réponse de le 07/11/2013 à 12:41 :
il faut rendre l'Etat indispensable. C'est la definition d'un Etat communiste.
Réponse de le 07/11/2013 à 12:41 :
il faut rendre l'Etat indispensable. C'est la definition d'un Etat communiste.
Réponse de le 07/11/2013 à 12:51 :
@La cigale et la fourmi : je crains que vous faites erreur, le gouvernement actuel ne prend pas de la main droite pour redonner de l'autre main, mais il prend des deux mains ...
Réponse de le 07/11/2013 à 16:02 :
Il vous fait les poches, vend vos fringues et vous laisse tout nu.
Avant de partir, il vous demande de travailler plus pour que la prochaine fois, il soit encore plus carnassier.

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