Pôles de compétitivité : "prière de faire du business ! "

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Dans un pays qui reste la première destination touristique mondiale, le potentiel des applications culturelles et  de tourisme sur mobile est énorme. / DR
Dans un pays qui reste la première destination touristique mondiale, le potentiel des applications culturelles et de tourisme sur mobile est énorme. / DR
Consigne gouvernementale : les pôles de compétitivité vont devoir passer d'une stratégie centrée sur la recherche et le développement à une autre axée sur l'innovation et, surtout, sur la commercialisation des projets. Ils doivent devenir des moteurs de croissance et se frotter aux marchés. Exemple de cette révolution culturelle avec Cap Digital, le pôle numérique d'Île-de-France, pourtant l'un des bons élèves de la classe.

«Une usine à projets » peut-elle se transformer en « usine à croissance »? Dit autrement : les 71 pôles de compétitivité français spécialisés principalement dans la recherche et le développement sont-ils prêts à s'intéresser sérieusement au marché? L'idée de transformer les pôles de compétitivité en « usine à croissance » émane d'une évaluation aussi pointue que critique menée par trois cabinets de conseils (Erdyn, Technopolis et BearingPoints), en juin 2012. Elle a considérablement influencé le gouvernement, en particulier le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, car les auteurs y montrent qu'il est « temps que les pôles de compétitivité se concentrent sur les résultats » et transforment leurs innovations en emplois. Comme le suggère Patrick Cocquet, délégué général de Cap Digital, le pôle compétitivité numérique de l'Île-de-France, « la recherche et développement c'est bien, mais maintenant, il faut faire du business ».

« On ne sait où l'on va, mais il faut y aller ! »

Cap Digital, l'un des bons élèves de la classe, a un avantage sur beaucoup de ses confrères (et sur quelques cancres répertoriés), car il a réussi à faire porter sa croissance par le privé. Les crédits publics sont restés stables depuis 2006 et, alors qu'ils représentaient 80% du financement au début de son activité, ils n'en représentent plus que 50% aujourd'hui. L'objectif est que ce mouvement s'accélère. Cap Digital réfléchit par exemple à la création d'une fondation pour défiscaliser l'investissement des entreprises. Mais surtout, le pôle, qui est en train de mettre la dernière main à son plan stratégique, va développer des axes de travail sur des marchés essentiels, de l'« e-tourisme » à l'« e-éducation », pour attirer les grandes entreprises qui lui font défaut. « De 2006 à 2008, on a structuré la R&D. De 2008 à 2012, on est allé chercher des investisseurs. Maintenant, nous devons monter des partenariats pour attaquer sérieusement les marchés que l'on a identifiés », explique Patrick Cocquet.
« L'Europe de l'Ouest est dans une situation très inconfortable, avec de réels problèmes de compétitivité, et l'innovation est le relais de la croissance », renchérit Bruno Ménard, le vice-président de Sanofi. Membre de Cap Digital, il est par ailleurs vice-président du Cigref Réseau de Grandes Entreprises, association peu connue du grand public qui développe l'innovation numérique dans l'entreprise et fédère la quasi-totalité des entreprises du CAC 40 et celles qui comptent dans l'Hexagone. « S'il existe un sujet pour les grandes entreprises, c'est celui de l'innovation numérique. On est à l'aube de l'ère numérique, en train de vivre la révolution des objets connectés et tout le monde cherche à prendre place. Mais c'est un marché d'expérimentation, du "test and learn" permanent. On ne sait pas où l'on va, mais il faut y aller. » L'apport d'un pôle de compétitivité comme Cap Digital lui paraît essentiel : « Je passe mon temps à expliquer à tous les adhérents du Cigref qu'ils doivent considérer le numérique dans tous les postes de l'activité de leur entreprise. Problème : l'innovation numérique ne se fait pas en général dans l'entreprise, mais à l'extérieur. La grande entreprise a donc besoin de l'écosystème de l'innovation numérique, elle a besoin de la capillarité qu'organise Cap Digital. » Bruno Ménard a d'ailleurs été bluffé il y a quelques jours à Paris par Toomas Hendrik Ilves, le président de la république d'Estonie : dans ce pays, tous les enfants des collèges apprennent à développer (les fondateurs de Skype et de Kazaa sont estoniens) et le gouvernement donne à tous les citoyens une carte à puce avec 350 services publics connectés.
Le « test and learn » va être la nouvelle stratégie de Cap Digital pour les cinq ans à venir. Et ça ne va pas être facile. Les pôles de compétitivité sont en effet une création publique, avec des systèmes de décision et de validation qui varient entre la complexité et l'opacité, des méthodes de suivi souvent dignes du Paléolithique et une absence trop fréquente de suivi des projets ou de mise sur le marché des innovations. Pas facile de faire évoluer de telles structures pour qu'elles adoptent des pratiques plus fluides, plus ouvertes, plus horizontales. Pour-tant, c'est ce que demandent les PME, les ETI comme les chercheurs et les innovateurs. Dans le numérique encore plus qu'ailleurs. « Nous sommes confrontés à une demande extrêmement forte de "Living Labs", explique Françoise Colaïtis, déléguée générale adjointe du Cap Digital, pôle 3.0. Dans le numérique, les gens veulent voir, toucher, expérimenter. Nous allons donc ouvrir des lieux dans Paris. »

E-éducation et e-santé, des secteurs délaissés

Reste à savoir quel marché attaquer et comment. Cap Digital mûrit depuis des mois son plan stratégique : 165 scénarios passés au crible dans des « Strat Camps » réunissant chaque fois l'écosystème de l'un des huit secteurs retenus. Des trous béants sont appa-rus : l'éducation (une dépense globale de près de 138 milliards d'euros et une part numérique infinitésimale, même pas mesurable) ou la formation profession-nelle (le numérique est quasi absent d'un marché français de 13 milliards d'euros). Situation d'autant plus incompréhensible que de grands éditeurs (Hachette, Editis ou Belin) sont chez Cap Digital ainsi que les acteurs publics de l'enseignement et de la recherche en Île-de-France. Les deux secteurs ont un savoir-faire qui pourrait, si Cap Digital s'y prend bien, leur permettre de trouver une place dans un marché mondial de l'« e-learning » évalué à 220 milliards de dollars en 2017. « L'éducation, c'est près de 7% des dépenses de l'État, mais zéro dans le commerce extérieur de la France », soupire un responsable d'administration centrale en évoquant ces plates-formes d'éducation en ligne que les Anglo-Saxons créent tous les trois mois (lire page 15). L'une des dernières, Coursera, fondée par deux professeurs de Stanford, connaît depuis 2012 une croissance plus rapide que Facebook, a levé 16 millions de dollars et compte plus de 2 millions d'étudiants début 2013. Il semblerait que certaines de ces plates-formes liées aux grandes universités américaines soient en train de chercher des salles à Paris pour faire passer les examens : les cours en ligne sont gratuits, l'examen, lui, est payant. Les amphis de la Sorbonne remplis d'étudiants français passant les examens de Stanford ou du MIT... vexant!
Le potentiel du marché de l'« e-santé » est aussi énorme, avec le secteur de la dépendance. Christophe Lorieux, qui vient de fonder Santech, une start-up spécialisée dans les logiciels B-to-C (business to consumer, du médecin au patient) alors que la quasi-totalité des logiciels français sont B-to-B (business to business, du médecin à la Sécurité sociale, par exemple), estime que le marché de l'« e-santé » B-to-C peut être évalué à près de 4 milliards d'euros, en France, d'ici à 2018. Et il peut surtout générer de considérables économies : moins on hospitalise, plus on surveille à distance, mieux la Sécurité sociale se porte. Or, c'est le vide. Quelques grandes entreprises un peu inattendues tentent pourtant d'y prendre pied, la Banque postale ou Sodexho, mais la démarche est timide. Il va falloir faire bouger les institutions dans un milieu très traditionnaliste, car « le numérique va faire passer la médecine du curatif au préventif et il faut être présent très vite sur ce marché », selon Christophe Lorieux. Le numérique a toutefois un inconvénient : si l'on peut éventuellement transformer une « usine à projets » en « usine à croissance », c'est beaucoup plus difficile de la convertir en « usine à emplois ». Françoise Soulié Fogelman, vice-présidente en charge de l'innovation de KXEN (un éditeur français spécialisé dans les solutions statistiques et les modèles prédictifs), explique qu'en 2011, 1,8 zettaoctet d'informations numériques ont été créées (un zettaoctet vaut 1000 milliards de gigaoctets). « Dans les dix prochaines années, ce chiffre aura été multiplié par 75, mais le nombre d'emplois ne sera, lui, multiplié que par 1,5 », explique-t-elle. Et cela pourrait être encore plus faible en France : parmi les entreprises aujourd'hui spécialisées dans le big data, les françaises sont totalement absentes des technologies, une seule est présente dans les infrastructures (Talend), et sept ou huit seulement (de Criteo à Allociné en passant par Temis ou Skyrock) sont implantées dans le secteur des applications. Personne ne peut dire précisément où sont les marchés de demain, mais clairement la France n'est pas en avance : « Nous sommes à Suresnes, mais 93% de nos clients sont à l'étranger. En France, le marché est balbutiant. 70% des entreprises n'ont aucune idée de ce qu'est le big data et de ce à quoi cela peut leur servir. »

Le long chemin du projet à la mise sur le marché

Il s'agit pourtant d'un marché mondial qui est en train de passer de 3 à 17 milliards d'euros, de 2010 à 2015. Cap Digital a donc, en plus de l'innovation, un énorme travail d'évangélisation à effectuer. Surtout, le pôle souhaite soutenir l'émergence de grands projets structurants, comme la collecte multisource, l'exploitation des métadonnées, des mécanismes pour rendre intelligente la recherche de contenus ou l'assemblage de services à valeur ajoutée multi-plates-formes (Web et mobiles). Pas facile. D'autant que, toutes les études confirment que, dans les pôles de compétitivité, les écarts sont énormes entre les phases de démonstration des projets, leur développement, les préparations à la mise sur le marché et la commercialisation. Comme le dit Patrick Haouat du cabinet Erdyn, les pôles de compétitivité « sont en tout cas assez caractéristiques des difficultés françaises à poursuivre sur la chaîne de l'innovation jusqu'à la commercialisation ».

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a écrit le 29/04/2014 à 0:48 :
Plus de 2,5 millions d'euros pour des expositions temporaires... Des deals avec Microsoft et autre prédateurs, des salaires de direction surnuméraires... Et vous dites capdigital exemplaire ? Consultez certaines études du minefi et revenez pour partager sur le sujet ! Je déplore le clientélisme et l'affichage politique, c'est ce qui peut arriver de pire à une profession. A quand des pôles innovants pour les boulangers, les dentistes ?
a écrit le 02/05/2013 à 18:19 :
Mais franchement entre les accompagnateurs étatiques et privées, on fout vraiment l'argent par les fenêtres.
Il y a plusieurs années que les pôles, incubateurs ou GIP font de la quantité plutôt que de la qualité. Pourquoi? Parce qu'ils ont besoin de maquiller la réalité sur leurs activités et sur les entreprises de leur portefeuille. Faites un audit MASSIF de ces structures (dépenses de personnel, notes de frais, financement d'installation à plusieurs millions d'euros qui n'ont pas de clients voir financements illégaux d'entreprise par des avances remboursables sans dates d'échéances de prêt à tx zéro ni de début de remboursement, voitures de fonction avec chauffeur, missions à l'étranger sans rapport d'activité au retour, entreprises fantômes sans activité depuis plusieurs années ou n'ayant plus aucune activité en lien avec l'innovation mais toujours dans les statistiques des incubateurs pour grossir les chiffres, paiement de formation en grandes écoles à la direction passé sous silence, financement de CDD pour rédiger les dossiers de concours des copains dans un but politique). Bienvenue dans la 4eme dimension !!!!
Seulement voilà, les financeurs de ces structures sont tous des amis dont vous allez vous même auditer l'activité alors tout le monde est content et tout le monde ferme sa gueule.
Les vrais chiffres: 2/3 des boites attendent le dépot de bilan. LEs vrais sociétés innovantes trouvent tout de suite des financements et n'ont pas besoin d'accompagnement. Les aides OSEO et crédit d'impôt donne 3 ans de visibilité mais après bye bye !!
Combien d'emplois ont été généré par ces structures et leurs aides financières versus leur cout de fonctionnement !! IL NE VAUT MIEUX PAS LE SAVOIR
a écrit le 02/05/2013 à 15:04 :
165 scénarios passés au crible : rien qu'à ce chiffre, n'importe quel (vrai) entrepreneur sait qu'il n'en sortira jamais rien de ce "Machin" ... Arrêtez de faire cogiter des comités Théodule animés par des consultants qui s'engraissent avec nos impôts, et le temps des chercheurs et des entrepreneurs trop crédules pour y participer.
a écrit le 02/05/2013 à 10:52 :
Digne de 1492 si cela atteignait les hauts fonctionnaires de l'education nationale. Peut-être commenceraient-ils à comprendre comment nait l'argent qui sert à les rémunérer...Un sacré Changement!
a écrit le 02/05/2013 à 9:58 :
Les Pôles (j'en cotoie quelques-uns) n'ont que des moyens d'actions limités, car ce n'est pas eux qui ont l'argent: c'est l'ANR (projets très amonts), le FUI (projets technos), et l'OSEO (les autres types de projet). Les critères de financement ont été, pendant des années, le fait d'avoir 3 années de bilans positifs: conclusion: j'ai participé à nombre de soumission de projets qui ont été évincés, car portés par des startups qui venaient d'être créées (et donc qui n'avaient ni les bilans, ni le marché installé). Hors c'est le FUI qui a sabré ces projets et non les pôles: ils sont donc gonflés de reprocher aux pôle de ne pas avoir financé des projets porteurs. Petite évolution: maintenant (2013), ils parlent moins de l'historique des bilans, mais plus du capital (qui peut donc avoir été trouvé au près de fonds d'amorçages). A voir si c'est réellement vrai! (il y a toujours le risque d'avoir des critères d'affichage et les VRAIS critères).
Par contre, il restera un trou dans la raquette: j'ai développé une technologie avec le support d'un projet FUI. Pour amener cette technologie sur le marché, j'ai besoin de qques centaines de k? de plus (industrialisation, mise sur le marché). Hors, comme je n'ai pas l'argent en interne, les possibilités qui s'offrent à moi sont:
- argent public: OSEO ne propose que des avances remboursables, qui auront pour effet direct de surenchérir le prix du produit (en plus, ils ont même imaginé des mécanismes où on rembourse beaucoup plus que ce que l'on nous a avancé)
- argent privé: les fonds d'investissement (que je côtoie aussi) ne sont pas intéressés par des petits projets, car ils nous disent que l'effort qu'ils doivent mettre pour accompagner un projet de 300k? est le même qu'un projet de 30M? (cela soit dit en passant, je pense que soit ils font trop d'effort pour un projet de 300k?, soit ils n'en font pas assez pour un projet de 30M): conclusion: impossible de trouver un complément de financement des fonds privés, alors que ce serait la SEULE VRAIE solution (cf. l'organisme OTL de Stanford qui fonctionne comme ça). On peut peut-être imaginer que la BPI a été mise en place pour pallier à ce problème, mais quelque chose me dit que les "petits projets" n'y sont pas éligibles.
- banques: là, on touche au ridicule: Bâle 3 et consorts ont achevé de rendre nos merveilleuses banques les plus rétives au risque: lorsqu'elles nous finançaient la trésorerie dans les précédentes années, maintenant elles n'acceptent plus que de faire du Dailly (les chefs d'entreprise comprendront) lorsque elles se rendent compte que l'horrible chef d'entreprise qu'elles ont en face est du genre à "prendre des risques"...
Réponse de le 02/05/2013 à 14:54 :
j'aime bien l'idee de start up avec 3 ans de bilan ...allo... allo
a écrit le 02/05/2013 à 0:07 :
Il est plus juste de parler de Poles des Foutoirs et des combines entre grands groupes pour fagocite les fonds publics aux seuls profits des grands groupes ... dans ce magam des poles de magouilles, les PME se font rouler dans la farine ... le résultat c'est des gabegies de dépenses publiques pour des résultats médiocres, très médiocres, très très médiocres...
a écrit le 01/05/2013 à 23:23 :
La notion de "pôle de compétitivité" créé par l'Etat n'existe pas aux US, ils sont natifs dans les universités type Stanford, MIT, GeorgiaTech avec les résultats que l'on connait.
Réponse de le 02/05/2013 à 10:35 :
En effet, les pôles de compétitivité sont créés naturellement par le privé et les universités aux USA. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer d'en créer en France, à partir du moment où ils n'existent pas. D'autant qu'une bonne partie de la recherche française est publique. Il est donc nécessaire de faire en sorte de la rapprocher du privé grace à ces écosystèmes.
a écrit le 01/05/2013 à 22:47 :
Ok pas de problème donc diminution des taxes et augmentation des salaires. Car pourquoi faire de la recherche en France alors que nos voisins paye mieux avec un métier plus simple.
a écrit le 01/05/2013 à 20:58 :
On nous taxe tellement en france : IS, C3S, CVAE, FAFIEC, ADESSAT AGEFA, URSSAF, etc.. etc.. que l'on a qu'une idée, faire notre fric ailleurs.

Alors claquer quelques centaines de KE pour les idées fumeuses de chercheurs semin fonctionnaires.. ils ne faut jamais avoir eu de boite pour croire à cette imbécilité
Réponse de le 01/05/2013 à 22:25 :
C'était pourtant une idée de Sarkozy ! Elle était donc forcément bonne
Réponse de le 02/05/2013 à 10:32 :
Personne de va croire que vous êtes réellement un entrepreneur. Les pôles de compétitivité sont indispensables pour rapprocher les universités, les startups, et les grosses boites, et ainsi créer un écosystème d'innovation. Comme cela se fait dans tous les pays innovants, USA en tête, même si ce n'est pas sous la même forme. Mais il est vrai qu'en France, ils ne sont pas suffisamment orientés business, ce qui empêche bon nombre d'innovations d'éclore vers de réels marchés.
Réponse de le 02/05/2013 à 11:45 :
quand on est réellement entrepreneur, on sait écrire entrepreneur. Mais quand on est seulement plein de haine et de ressentiment, on prend un rôle que l'on envie probablement, mais que l'on ne comprend pas.
Réponse de le 02/05/2013 à 11:55 :
Justement, le problème c'est bien la forme et la présence perpétuelle et décisive de l'Etat dans ces pôles. Le mix politique-économie est très mauvais et on voit bien, notamment en régions, les abus avec des boîtes financées sur des projets plus que discutables et qui n'aboutissent jamais... Comme d'habitude en France, les intentions de départ sont louables, mais tout fini perverti !
a écrit le 01/05/2013 à 20:32 :
Nous avons un réel problème de mentalité, comme on le voit dans le déni de réalité comme on nierait les camps, ou celui d?incriminer Merkel pour le laxisme dont on est coupable. On cherche à abattre l?Europe en envoyant dans le fossé les pays les uns après les autres ! Qu?on ne se trompe pas, 2/3 de la population sait le régime incapable de mettre fin au déclin? nous avons bien là des fossoyeurs de la France ! La vérité c?est qu?on est contre la modernité et même on incite à la violence, c?est dire la perversion des gens de la politique. On a formé des diplômés à la recherche et ils sont sur le carreau, on se demande bien pourquoi. L?exclusion pour les uns, la sécurité pour les autres? tant qu?on peut faire du déficit. Marchons !
a écrit le 01/05/2013 à 19:03 :
C?est pas la peine de faire semblant, on compte 25% d?ingénieurs et quirielle de diplômés qu?on refuse d?employer. On ne fera jamais de croissance, seulement des dettes ! A la base pour développer et enrichir un pays il faut faire des investissements. 400 miliards de retard, 30 par an.
a écrit le 01/05/2013 à 18:54 :
Quelle en est la rentabilité pour la société ? Encore des projets non rentables qui ne dont que des dettes pour rien? L?Etat papier qu?on appelle mille feuille, faudrait arrêter ça, c?est une calamité, ça ne produit que du déficit et du chômage !
a écrit le 01/05/2013 à 18:34 :
On en connait qui passent leur vie le séant posé sur leur chaise et qui ne vont jamais faire la moindre expérience. A quoi servent ces pôles puisqu?on perd l?industrie, on sort du top 20 en compétitivité, qu?on fait de la paperasserie, qu?on n?investit pas et qu?on préfère la dette, le déficit et la récession à la croissance et la production de richesses. Une aberration sur la terre ce système !
a écrit le 01/05/2013 à 18:23 :
Lire les deux expressions suivantes quant aux transferts de technologies issues des Pôles de Compétitivité...
OUTNOVER ET PRODUIRE EN FRANCE
http://pdf.lu/Rd0p
OUTNOVER-TRANSFERT DE TECHNOLOGIES POLES COMPETITIVITE
http://www.fichier-pdf.fr/2013/04/08/outnover-transfert-de-technologies-poles-competitivite-1/
a écrit le 01/05/2013 à 18:19 :
Quand on lit tout ça, il n'est au fond question que de trouver des solutions pour biaiser le système fiscal en place, et ce dans un cadre de facto favorable à la "récolte" organisée pour le plus grand profit des grands groupes. La seule véritable solution passe par une remise à plat de toutes ces usines à gaz et en particulier de notre fiscalité.
a écrit le 01/05/2013 à 17:51 :
Pour y avoir participé, c'est réellement à l'image de la France: un concours à idées pour que les grosses entreprises récoltent les idées et le travail des PME. Un conseil pour une PME: s'abstenir et aller à l'étranger où vous serrez mieux aidés.
a écrit le 01/05/2013 à 17:20 :
Tout ne marche pas si mal que ça,
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4les_de_comp%C3%A9titivit%C3%A9_dans_les_Pays_de_la_Loire
Ce qui me fait dire que la capitale des pays de la loire redeviendra Angers, l'anjou depuis des millénaires est un pays d'entrepreneurs.
Pourquoi voulez-vous que ça change.
a écrit le 01/05/2013 à 14:48 :
je ne suis pas sur le serum de la competivité soit bien car il est évident que si cela ne change pas ce que je pense soit un bon modele j aurai pensé que notre HOLLANDE nous fasse un autre stratageme pour nous faire avaler la pilule car je trouve que c'est un peu fort de voir que l on va faire ecole et apprentisage je pense que cela fait beaucoup pour rattraper le retard mais si on est mis dans de bonnes conditions c'est possible mais je dis que cela ne devrait etre fait qu a partir de 18 ans de façon a avoir l age de raison et que s il y a un probleme que ce ne soit pas les parents qui porteront la note;
Réponse de le 01/05/2013 à 18:42 :
Je n'ai rien compris ! Et si vous y retourniez, à l'école ?
Réponse de le 01/05/2013 à 23:14 :
@Euh laissez lui sa chance, il faut un début à tout et du courage pour démarrer malgré les évidents handicaps........
a écrit le 01/05/2013 à 14:31 :
toutes les entreprises françaises devraient pouvoir utiliser les avancées techno des pôles de compétitivité. il faut que ces brevets puissent être partagés par les pôles et les entreprises et pas uniquement l'un ou l'autre! sinon brevets pôles sans production implique rendement zéro et production sans brevet pas compétitive!
du gagnant-gagnant entreprise recherche
pourtant simple non?
Réponse de le 01/05/2013 à 17:55 :
trop facile ... car, après tout, dans les pôles de compétitivité, les entreprises membres participent aux budgets de R&D des projets, tout n'est pas à la charge de l'état ... les brevets sont à ceux qui y ont travaillé
par contre, il semblerait effectivement plus souhaitable que l'on n'y fasse pas de la recherche pour de la recherche mais de la recherche pour des résultats industrialisables ..; c'est bien là que le bât blesse, côté R&D en France, on est très fort en R et beaucoup moins en D, et encore moins en production et encore moins en volume, même là, ils sont tous à tendre la sébile pour la manne du gouvernement, euh ..., pardon, des contribuables
donc, il est grand temps que tout cet argent serve vraiment à quelque chose, à créer des entreprises et des emplois, à commercialiser des idées, à exporter, etc, et pas seulement à entretenir un petit nombre d'illuminés qui n'ont de courage d'entreprendre qu'aux frais des autres
Réponse de le 01/05/2013 à 17:58 :
Pas si simple! Si vous prenez l'exemple de l'informatique, vous avez beau avoir toutes les documentations, les thèses, des codes et des logiciels : Il faut souvent digérer cette information pour l'utiliser dans son entreprise. A mon humble avis, les entrepreneurs qui se disent : Il suffit que mes gars aient le droit d'utiliser les résultats pour que j'en profite se mettent le doigt dans l'oeil, il faut surtout qu'ils consacrent une part de temps à l'étude des travaux de recherche et à leur intégration. Mais c'est là qu'il y a plus simple : Rejoindre un projet de recherche, récupérer ses taxes sous forme de subvention et avoir à la sortie des salariés qui maîtrise les technologies! L'ère où on cache l'information est révolue, on a plus d'information à ciel ouvert à digérer qu'on ne peut en digérer. Mais allez racontez à des gens pour qui un technicien, c'est juste 1, 3 ou 5 ans d'expérience à bac+3, bac+5 ou bac+8...
a écrit le 01/05/2013 à 12:53 :
La France est restée la France où chaque entreprise adoubée par l'état tutélaire et tentaculaire accorde à chacune son pré carré pour vivre. Les pôles de compétitivité créé naturellement sans ressource naturelle ont été rares : le faubourg saint honoré pour les meubles de luxe, la rue de la paix et la place vendome, vallée de Loire pour l'horlogerie, etc. Le vocabulaire employé est édifiant : pôle. L'état dresse un mât et le peuple fait la fête autour. (JJR). Ailleurs, on parle de cluster, de rassemblement d'entreprises concurrentes et connexes pour mettre en commun des moyens. La concurrence exacerbée et la cross fertilization sont au menu. C'est vraiment pas de chez nous. Nous préférons la monoculture.
Réponse de le 01/05/2013 à 13:09 :
j'ai relu 3 fois votre sabir, sans le comprendre?
je suis pourtant Président de pôle
et je ne parle pas des fautes d'orthographe
Réponse de le 01/05/2013 à 15:13 :
L'orthographe ne fait pas partie des critères de compétitivité aujourd'hui.
Réponse de le 01/05/2013 à 17:12 :
L'équivalent d'une faute d'orthographe en informatique et zu le programme est planté, il faut tout retaper à la main.
Glups!
(doit pas être programmeur, c'est sur)
a écrit le 01/05/2013 à 12:24 :
Le mieux dans ces "Pole de competitivite", c'est que les filiales francaises de groupes etrangers peuvent etre membres et ainsi ont acces facilement a la R&D, projets innovants ... Une vraie mine d'informations a ciel ouvert pour les concurrents etrangers. Bravo la France des technocrates !
a écrit le 01/05/2013 à 11:55 :
C'est effectivement une nécessité que de savoir convertir la recherche en business.
Mais il est également nécessaire que l'administration rende simple et rapide ce passage en allégeant au maximum son ingérence, ses règles tortueuses et sa paperasse dans la vie et les règlement des entreprises pour que leur énergie se concentre sur le business.
Et là, il reste tellement à faire...

Réponse de le 01/05/2013 à 12:18 :
Des fonctionnaires qui vont aider a convertir l'innovation en business ?
Mais depuis 30 ans cette caste de fonctionnaires planques transforme l'argent publique en plomb !
a écrit le 01/05/2013 à 11:43 :
En clair, il faut passer à l'étape "Création de start up" et donc d'abord par la case "Business angel". Mais voilà, cette case a été torpillée par "Moi ennemi de la finance...". résultat ?... RIEN !
Réponse de le 01/05/2013 à 17:39 :
Il me semble que seule une personne ayant suivi un projet de recherche est à même de lancer une startup sur cette base. C'est pas des financements qui manquent, c'est des personnes qui se convertissent de chercheur à commercial : Une chose rare. Accessoirement, c'est pas toujours utile de monter une startup : Les entreprises, petites ou grandes, qui placent leurs effectifs sur les projets ne le font pas pour faire joli.
Réponse de le 01/05/2013 à 21:00 :
vous avez raison, ce gouvernement n'a pas encore compris qu'il fallait, de l'innovation, un entrepreneur et un capital risqueur... donc ces neuneux ont flingué les deux derniers. Si les chercheurs français, tous fonctionnaires, étaient capables de monter des boites cela se saurait ;)
Réponse de le 02/05/2013 à 0:28 :
1) Il y a des chercheurs dans des entreprises privées. 2) Les fonctionnaires qui se reconvertissent en entrepreneurs et qui montent des boites qui fonctionnent : Ça existe.
a écrit le 01/05/2013 à 11:32 :
Constat hélas fait depuis longtemps de l'incapacité des Français à passer à l'industrialisation. Nous sommes des génies des projets et de l'expérimentation, mais nous sommes toujours incapables de transformer l'essai par la création d'entreprises. Les pôles de compétitivité n'y échappe pas. La peur du risque explique en partie cette paralysie. Par ailleurs, et l'article le montre bien, les acteurs économiques "traditionnels" comme le secteur public ont toujours autant de mal à comprendre les enjeux du numérique. Sans doute parce qu'on n'explique pas suffisamment le sens des technologies et les usages possibles, sans doute aussi parce que les promoteurs des technologies se cachent derrière un langage technologiste qui fait peur, sans doute encore parce que notre culture des technologies est faible, sans doute enfin par manque de volonté, de courage et de décision. On préfère se réfugier derrière les aspects éthiques, sociétaux,.., pour éviter de faire. La peur, toujours cette vieille peur qui caractérise les vieilles nations sur le déclin...
Réponse de le 01/05/2013 à 11:58 :
Je ferai plus court: la France est une économie vieillissante. L'innovation dépasse de loin la compréhension des acteurs économiques privilégiant la rente sur le dos du contribuable. Combien nous coûtent ces pôles de compétitivité et pour quel résultat? En France on ne sait que créer des machines administratives aussi inutiles qu'inefficaces.
a écrit le 01/05/2013 à 11:31 :
Dans les poles de competitivite (j'en ai ete membre a une epoque) et autres organismes locaux, on se gave de petits fours a longueur d'annee, on voyage aux frais du contribuable au Bresil, Argentine, Inde en pretextant des sommets et rencontres B2B pour "aider" les entreprises a exporter, on fait de beaux discours vides de sens, on s'autocongratule a longueur d'annee sans rien faire de concret, bref du vent qui coute tres cher et qui rapporte uniquement aux pantins qui administrent ces structures fantomes
Réponse de le 01/05/2013 à 12:07 :
C'est bien ce que je pensais. Ces pôles de compétitivité ne sont que des puits sans fond. On notera comme d'habitude que les deniers publics sont utilisés à bon escient.
Réponse de le 01/05/2013 à 13:04 :
C'est bien le marketing à la française : de l'aide publique, des frais de réception, des relations publiques, en aucun cas faire du chiffre d'affaires, autrement dit faire de l'argent.
a écrit le 01/05/2013 à 11:13 :
Toute la difficulté est de commercialiser l'innovation : c'est la problématique du marketing que les français ont l'habitude de mépriser dès l'école : c'est de l'épicerie.
Déjà l'article le montre en créant une différence artificielle entre R&D et innovation qui sont synonyme : développer des nouveaux produits avec les technologies avancées en l'état de l'art. Il n'est pas toujours facile de faire la distinction entre innovation et obsolescence programmée. Souvent cela tient à la création d'un mot qui en remplace un autre.
Autre point, les avancées technologiques détruisent les emplois en améliorant l'a productivité des organisations et notamment les technologies numériques : bureautique, MIS, ERP, intelligence artificielle, diagnostic, pilotage de processus, etc. Notre secteur public français (notamment l'administration des finances) a beaucoup de mal à s'adapter et fait de la résistance. C'est par là qu'il faut commencer.
Les pôles de compétitivité sont une technique d'organisation au service des entreprise et non de l'état. Il appartient aux entreprise d'y investir en fonction des profits attendus.
L'article montre la confusion que génère dans tous les domaines où il intervient, ce concept de "redressement productif" issu de l'idéologie de Stakhanov.
a écrit le 01/05/2013 à 11:05 :
Il faudrait d'abord commencer par élaguer et éliminer un grand nombre de ces pôles de compétitivité qui se gorgent de mots et de business prospective et qui,en fin de compte , ne servent à RIEN sauf à pomper l'argent public et celui des régions ,en rassurant l'ego de leurs dirigants et des Présidents de régions !!! Un nombre maximum de 10/12 pôles augmenterait notablement leur impact (et oui,cela s'appelle une sélection !!!!) .
Sinon, les plans à mettre en place ne serviront à rien!
Réponse de le 01/05/2013 à 11:33 :
Les CCI (Chambres de Commerce et d'Industrie) ont changé de logo et de charte graphique debut 2013, des millions d'euros d'argent publique depenses (= gaspilles) pour cette drole "priorité" en temps de crise, de la part d'une administration qui se vante d'aider les entreprises. Bienvenue en France, le royaume de la gabegie.
Réponse de le 01/05/2013 à 11:35 :
Tout à fait d'accord, Cigogne!
Réponse de le 01/05/2013 à 17:51 :
71 poles ! ( le saupoudrage et la dispersion des ressources ne peut pas reussir , sauf bien sur avec des enarques )

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