Le programme du Front National au crible (2/5) : le rêve fou d'une sortie de l'euro

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Le Front National veut sortir de la zone euro et revenir au franc.
Le Front National veut sortir de la zone euro et revenir au franc. (Crédits : TF1)
Au moment où le Front National vole de record en record dans le sondages, il a semblé opportun à la Tribune de se plonger dans son programme économique histoire de décoder ce qui apparait bien souvent comme des incantations. Des propositions bien souvent approximatives, datées, ou simplement inapplicables. Deuxième volet de notre série : la sortie de l'euro.
  • CE QUE LE FRONT NATIONAL VEUT POUR L'EURO

Le Front National se définit clairement comme un parti anti-européen. Dans son programme présidentiel, le seul disponible à ce jour, il entend faire sortir le pays de l'euro et mettre fin à l'Union européenne dans sa forme actuelle pour la substituer par une « association libre d'Etats européens partageant la même vision et les mêmes intérêts sur des sujets tels que l'immigration ou les règles devant régir les échanges extérieurs et la circulation des capitaux. » L'Europe rêvée par le FN est donc un ensemble de traités bilatéraux ou multilatéraux sur des sujets précis.

Ordonner la sortie de l'euro

Pour cela, il faudra d'abord faire sortir la France de l'euro. C'est un des points principaux du programme du Front National qui prétend vouloir « ordonner » et « maîtriser » le processus. En réalité, le FN estime que « l'euro est condamné » et qu'il disparaîtra quoi qu'il arrive en raison du « coût de son maintien insupportable pour les nations pour lesquelles il n'est pas adapté. »

Reste que cette analyse permet, en quelque sorte, au FN de se dédouaner de la responsabilité de mettre fin, de son propre chef, à la monnaie unique. Il s'agit avant tout d'accompagner une évolution inévitable et, donc, d'éviter un éclatement désordonné de l'euro. Autrement dit, le FN entend moins « sortir la France de l'euro » que de « mettre fin à l'euro » avec les autres pays européens.

La sortie de l'euro par la coopération franco-allemande...

C'est pourquoi le parti de Marine Le Pen entend faire usage de la « coopération européenne » pour défaire la monnaie unique : « la France doit préparer, avec ses partenaires européens, l'arrêt de l'expérience malheureuse de l'euro », peut-on lire dans son programme présidentiel du. C'est, de même, la « coopération européenne » qui permettra d'envisager les « options » permettant le retour aux monnaies nationales. Le FN compte beaucoup sur le « moteur franco-allemand » pour organiser la fin de l'euro, convaincu qu'il est que l'Allemagne ne peut souhaiter, elle non plus, porter ce coûteux fardeau plus longtemps.

Un ministère des Souverainetés à la manoeuvre

On n'en apprendra pas davantage sur les modalités de disparition ordonnée de l'UEM, le FN n'ayant pas répondu à nos demandes d'explications complémentaires. Mais le parti envisage néanmoins la « création d'un ministère des Souverainetés », chargé d'organiser le mouvement ainsi que de prendre « des mesures de contrôle du mouvement de spéculation des capitaux », autrement dit un contrôle des changes, accompagné d'une « nationalisation partielle des banques » pour « sécuriser l'épargne des Français. » Enfin, ces banques nationalisées en partie verront taxer « leurs actifs libellés en euros afin de compenser les coûts de la dette en euro de l'Etat. » Mais cette dernière mesure ne frappera les banques que « dans le cas improbable » où l'euro survivrait.

Contre l'austérité et les transferts

S'il le faut, la France dirigée par le FN aidera à accélérer le processus puisque le programme de Marine Le Pen indique que la France mettra son veto aux mesures d'austérité dans les pays « victimes de l'euro » et tout transfert vers ces pays : « l'argent des Français doit rester en France ». Autrement dit, ces pays, privés de soutiens extérieurs, n'auront d'autres choix que d'abandonner la monnaie unique.

Une Europe de la coopération plutôt qu'une union...

Une fois la France sortie de l'euro, elle détricotera le reste de son appartenance à l'UE. Le FN entend ainsi rétablir des droits de douanes, la primauté de la législation nationale et une contribution « nette nulle » à l'UE afin « de dégager des marges pour aider l'agriculture. » l'Europe deviendra un ensemble de « coopérations » bâti sur le modèle  « d'Airbus » ou « d'Ariane. »

  •  L'ANALYSE DU PROGRAMME

L'opposition à l'euro constitue un élément important du succès électoral du Front national. C'est aussi une ligne de rupture majeure avec l'UMP. Mais la question de la sortie de l'euro est également délicate, car elle est souvent conçue comme une « apocalypse » économique qui conduirait à l'isolement de la France.

On voit bien que le FN tente de désamorcer cette impression en faisant de la fin de l'euro une fatalité. Il se donne ainsi le beau rôle, celui d'un parti prévoyant, voulant empêcher la crise incontrôlable de la dissolution de l'euro en organisant ce qui semble inévitable. Le parti de Marine Le Pen se veut donc responsable sur ce sujet, ce qui permet de désarmer l'argument d'irresponsabilité qui lui est régulièrement jeté au visage.

Plus que cela, si l'euro est voué à disparaître et que l'ensemble des pays de la zone décide d'y mettre fin ensemble, les avantages seraient considérables, car le détricotage de l'UEM est un phénomène complexe et coûteux. En cas d'explosion, le FN peut espérer que la France se débarrasse de ses engagements auprès du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) et qu'elle pourra, comme ses anciens partenaires, rembourser sa dette en monnaies nationales…

  a/ L'euro est-il voué à disparaître ?

Économiquement, la survie de l'euro est, il est vrai, loin d'être assurée. Preuve a été faite, en effet, que la zone euro n'est pas une « zone monétaire optimale » :  l'évolution depuis 1999 des pays membres en est la preuve. Malgré l'austérité, les différences de compétitivité et de structure économique rendent l'architecture de la zone euro extrêmement fragile. Sans vrais transferts, la zone euro aura bien du mal à tenir tant les écarts de compétitivité restent importants.

Les constructions institutionnelles issues de la crise ne semblent pas en mesure d'améliorer la situation : elles créent avant tout une compétition interne féroce qui ne peut se régler que par une compression des demandes intérieures, donc un appauvrissement, des pays les moins compétitifs. Ainsi, l'amélioration de la compétitivité espagnole met-elle la pression sur la France. Les tensions internes ne peuvent que s'en renforcer. Et la tentation pour un pays de la zone de sortir de l'UEM n'en sera que plus forte.

 Une volonté politique qui demeure

Le FN aurait-il alors raison ? En partie seulement. Car si la zone euro est bancale et artificielle, elle dispose d'un ciment important, ciment qui a permis son sauvetage malgré la crise majeure qu'elle a traversé : la volonté politique. Or, cette volonté s'appuie sur trois piliers : la détermination allemande, la pression sur les pays « périphériques » et l'action de la BCE. Assis sur ces trois piliers, l'euro a survécu et semble pouvoir résister - même artificiellement - à de nouvelles secousses pendant encore longtemps.

Un soutien allemand déterminant

Le pilier « porteur », principal de l'euro, c'est évidemment l'Allemagne. Sur ce point, l'analyse du FN est entièrement fausse et le parti de Marine le Pen prend clairement ses désirs pour des réalités. Au cours de la crise de l'euro, loin de s'en détourner, la République fédérale a pris conscience de l'importance de la monnaie unique pour son économie. Non seulement l'euro lui offre une protection face à ses concurrents européens privés de l'arme de la dévaluation, mais elle constitue également un bouclier contre une trop forte appréciation de ce qui serait une monnaie purement allemande.

D'où la stratégie de « sauvetage de l'euro à tout prix » développée par Angela Merkel à partir de 2012 et qui a été confirmée par les électeurs lors du scrutin du 22 septembre. Lors de ce scrutin, les défenseurs d'une position proches de celle du FN (sur ce point), regroupés dans le parti Alternative für Deutschland (AfD) ont fait un bon score, mais n'ont pas dépassé les 5 % nécessaires à l'entrée au Bundestag. L'opinion opposée à l'euro demeure en réalité très minoritaire outre-Rhin. L'idée d'une « coopération franco-allemande » pour mettre fin à l'euro semble donc illusoire. D'autant que l'Allemagne devrait payer plusieurs des garanties avancées dans le cadre du MES.

Les pays périphériques attachés à la monnaie unique

Les deux autres piliers du soutien politique à l'euro découlent de cette volonté allemande. Les élections grecques de 2012, la formation des deux derniers gouvernements italiens, le règlement de la crise politique portugaise cet été et la mise au pas de Chypre au printemps ont montré que dans une Europe dominée par l'Allemagne, la démocratie a une limite : la sortie de la zone euro. Les Européens n'ont pas hésité à faire des pressions, voire, dans le cas chypriote, du chantage, pour que ces pays demeurent dans la zone euro. On voit donc mal l'Allemagne et les gouvernements de ces pays applaudir à la proposition française d'une implosion de l'euro.

Du reste, ces pays périphériques ne semblent plus eux-mêmes devoir engager des processus de sortie de la zone euro. Leurs « efforts » commencent à payer en termes de compétitivité externe et de succès à l'exportation. Certes, les souffrances de la population restent immenses, le chômage très élevé, mais, sauf crise majeure, on voit mal ces pays abandonner leurs sacrifices passés pour se jeter dans une nouvelle aventure. Il est sans doute trop tard...

La BCE, dernier rempart

Enfin, il y a la BCE. La Banque centrale a montré également sa détermination à sauver la monnaie. Certes son arme essentielle BCE, l'OMT (e programme de rachat illimité d'obligations souveraines), est une arme fragile. Elle n'a jamais été utilisée et sans doute ne peut-elle pas l'être en cas de crise impliquant la France ou l'Italie. Elle doit aussi être validée par la cour constitutionnelle de Karlsruhe, et si cette dernière devait limiter la participation de la Bundesbank à ce programme, ce serait un coup porté à l'euro. Mais pour le moment, elle est assez dissuasive et Karlsruhe a toujours reculé devant le détricotage de ce qui existe. La cour allemande n'agit souvent que pour l'avenir

Du reste, la BCE a d'autres moyens, comme le LTRO (le programme de prêts à long terme accordé aux banques), de maintenir les taux périphériques (et même ceux du « cœur ») artificiellement bas en prêtant aux banques pour qu'elles achètent des obligations d'Etat. En tout cas, la BCE défendra l'euro - sa raison d'être - tant qu'elle le pourra. Et elle est soutenue en cela par l'exécutif allemand.

b/ Avec qui négocier une « implosion concertée » de l'euro ?

Bref, économiquement fragile, l'euro est solidifié par une volonté politique de fer. Tant qu'il en sera ainsi, sa disparition ne sera pas inéluctable. Le scénario d'un inévitable effondrement de l'euro est, à ce jour, une erreur d'analyse de la situation économique européenne. Et l'on voit mal avec qui la France pourrait « négocier » pour faire disparaître l'euro.

Un euro encore populaire

Certes, la situation peut toujours évoluer et les expériences des années précédentes doivent appeler à la prudence. Mais il faut bien l'avouer : l'euro bénéficie encore d'un soutien populaire fort, malgré un recul sensible. Le dernier Eurobaromètre de juillet 2013 montre que les plus europhobes sont les pays qui ne sont pas dans la zone euro : Royaume-Uni, Suède, République tchèque, Pologne, Danemark. Seuls la Lettonie et Chypre ont moins de 50 % de leur population favorables à l'euro. 

Pas de majorité eurosceptique claire en Europe

Pour le moment, on ne voit guère des majorités eurosceptiques pouvoir se former dans les pays de l'UEM. Aux Pays-Bas, les Eurosceptiques sont certes majoritaires, mais divisés entre extrême-gauche et extrême-droite. Donc incapables de gouverner ensemble. En Italie, le Mouvement 5 Etoiles culmine à un peu plus de 20 % des voix. Les mouvements anti-euros ne dépassent guère 15 % en Espagne et au Portugal. En Grèce même, Syriza, la coalition de la gauche radicale, actuellement en tête dans les sondages, n'est pas favorable à une sortie du pays de la zone euro.Le FN ne peut donc guère compter sur des alliés puissants dans la zone euro...

Une évolution incertaine

Reste évidemment que la popularité de la monnaie unique ne cesse de se dégrader, y compris dans les pays de la zone euro. La situation peut donc évoluer. Mais aujourd'hui, on voit donc mal avec qui le FN pourra négocier une désintégration de la zone euro. Autrement dit, sauf modifications majeures des rapports de force politiques dans les pays européens, la France devra sortir seule de l'euro et sans la « coopération » de ses partenaires. La promesse de sortie apaisée de la zone euro formulée par le Front National semble donc difficile à mettre en œuvre.

c/  Négocier sa sortie de l'euro

A la différence de la sortie de l'UE qui est prévue par une procédure dans le traité de Lisbonne, la sortie de la zone euro est considérée comme « impossible », car l'entrée dans l'euro se veut « irréversible. » Evidemment, ce rempart « moral » ne tiendra guère si la France décide d'abandonner l'euro. Mais il lui faudra pour cela dénoncer unilatéralement plusieurs traités internationaux : celui de Maastricht, celui instaurant le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) et le pacte budgétaire. Un comportement qui aurait évidemment une conséquence immédiate : la perte de confiance dans la signature de la France.

« Seule contre tous »

Autre conséquence : la France serait « seule contre tous » pour négocier et ne serait donc pas en position de force. Les pays de la zone euro sachant que la France sortira de l'euro et de l'UE n'auront pas de raison de se montrer bienveillants. Pourquoi l'Allemagne et l'Italie feraient-elles cadeau à Paris des garanties engagées sur le MES ou de ses engagements auprès de la BCE ou du budget européen ? Pourquoi accepteraient-ils de voir les conditions de la dette extérieure française modifiée au détriment des banques et des investisseurs de leurs pays ? D'autant que ces pays auront à cœur de « faire un exemple » pour sauver ce qui peut l'être de l'UEM.

Une épreuve de force inévitable

La France pourra certes tenter l'épreuve de force et compter sur la pusillanimité de l'Europe, qu'elle a déjà démontrée face à la Hongrie, par exemple. Mais le cas est différent, car il implique l'avenir de l'euro. Comme la France sera déterminée à sortir de l'UE, les Européens n'auront pas de raison de se montrer bienveillants et pourront menacer de prendre des mesures de rétorsions commerciales.

Dans tous les cas, cette épreuve de force risque de durer longtemps. Pendant ce temps, il faudra sans doute contrôler les capitaux pour éviter une fuite des euros vers l'étranger et maintenir la confiance des marchés et des investisseurs envers la France. Tout ceci sera fort difficile. Pour toutes ces raisons, on comprend l'intérêt d'une disparition complète de l'euro plutôt que d'une sortie unilatérale.

d/ Le choc économique

Reste que qu'elle sorte seule ou non de la zone euro, la France devra faire face à un choc inévitable : les taux remonteront en flèche et la nouvelle monnaie se dévaluera fortement. Pour freiner ces effets collatéraux, le FN envisage d'établir un contrôle des capitaux. Les cas chypriotes ou islandais montrent qu'un tel contrôle freine inévitablement l'investissement étranger et accélère les sorties de capitaux lorsqu'elles redeviennent possibles. D'autant que les investisseurs seront déjà fortement échaudés par l'introduction d'une monnaie dévaluée.

La question du remboursement de la dette

La France devra également décider si elle veut conserver en euros la dette émise avant sa sortie. Si c'est le cas, elle préservera une partie de sa crédibilité. Sinon, le Front National ruinera ce qui reste de confiance dans la France, car rembourser en francs de la dette émise en euros sera considéré comme un défaut. Mais il pourra rembourser à vil prix la dette française et dégager de la marge de manœuvre budgétaire.

Sur ce point, le FN semble vouloir rembourser la dette libellée en euros dans cette devise. Le FN veut financer ce remboursement par une taxe sur « les actifs en euros » des banques. Il s'agit donc de « siphonner » les euros présents dans les bilans des banques afin de rembourser la dette, autrement dit de vendre ces actifs dans les pays restés dans la zone euro. Une solution qui risque de fragiliser le secteur financier français et la position de la France face à ses anciens partenaires.

La Banque de France, désormais contrainte de faire des avances au Trésor, participera à ce remboursement. Cela supposera de retrouver rapidement un excédent courant afin de pouvoir importer des devises. La dévaluation doit aider à la reconstitution de cet excédent en améliorant la compétitivité. Mais le renchérissement des importations et la perte de confiance dans la signature et la stabilité française suite à la dénonciation des traités et au contrôle des capitaux rendront le processus difficile.

Le risque inflationniste

Le FN espère pouvoir financer le budget par les avances au Trésor de la Banque de France, en francs cette fois. Or, ces avances sont fort inflationnistes, ce qui nuira à la compétitivité du pays. Les exemples avancés par le FN, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas convaincants. Les premiers bénéficient d'une vaste demande internationale pour leurs bons du Trésor qui rend les rachats de la Fed peu inflationnistes, le second a accompagné l'action de la Banque d'Angleterre d'une austérité sévère pour compenser les effets de sa politique monétaire. En Islande, la sortie de crise par la dévaluation s'est accompagnée d'une inflation forte qui est montée jusqu'à 18 % en 2009 et qui est encore à 6 %, 5 ans après la crise.

Privé de son accès aux marchés financiers, L'État, s'il ne pratique pas une austérité sévère, devra donc avoir toujours recours aux avances de la Banque qui n'aura plus d'autres solutions que d'émettre de la monnaie. Le risque d'un cercle vicieux hyperinflationniste ne peut donc être écarté. Quoi qu'il arrive, les Français devront se réhabituer à l'inflation et à des taux élevés. La promesse du FN de « sauvegarder l'épargne des Français », désormais libellés dans un franc dévalué, risque donc de rester lettre morte.

Le scénario rêvé : la stabilisation par la croissance

L'hypothèse du FN est cependant que la croissance engendrée par l'effet de la dévaluation permettra de résorber rapidement le chômage et de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat. Beaucoup d'économistes reconnaissent que la France souffre d'un manque de compétitivité et qu'une dévaluation serait favorable à cette dernière.

Si la dévaluation permet de soutenir la croissance, les taux élevés ne seront pas des entraves à la croissance, mais des freins naturels permettant de maîtriser l'inflation importée et d'établir un taux de change adapté. Cette croissance acquise par la dévaluation permettrait, par ailleurs, de réduire le chômage et d'augmenter les recettes de cotisations sociales. Autrement dit, de réduire les besoins de financement de l'Etat sans en passer par l'austérité. Du coup, le recours de l'État à la Banque de France sera moindre et l'hyperinflation évitée.

L'impact incertain du protectionnisme

Cette hypothèse ne peut être entièrement écartée, mais elle suppose que la France reste inscrite dans la mondialisation et puisse profiter des marchés extérieurs. Or, il est difficile de mesurer l'impact des mesures protectionnistes prises par le FN, du poids fiscal imposé aux importations et de l'isolement de la France sur les exportations françaises. Les questions de la fuite des capitaux et du poids d'une dette demeurant en euros font également peser des doutes sur ce scénario, car elle risquerait de trop réduire le taux de change et de rendre la dévaluation nocive. Enfin, l'étatisation à outrance de l'économie française, notamment - mais pas seulement - par la nationalisation du système bancaire, risque de rendre les besoins de l'Etat trop importants et d'alimenter la spirale inflationniste.

 

En réalité, le programme européen du Front National repose sur une hypothèse de base erronée : l'inévitable fin de l'euro qui conduira à sa disparition négociée. Il s'appuie également sur une série de non-dits techniques concernant la dette, le protectionnisme et l'équilibre budgétaire.

Si certaines expériences, comme celles du Japon, de l'Islande ou de la Hongrie, peuvent montrer que la croissance est possible grâce à la dévaluation, la tâche de la France sera plus ardue car elle ne se contentera pas de dévaluer : elle sortira d'une union monétaire, ce qui - sans tomber dans le catastrophisme des économistes pro-européens - rend néanmoins l'exercice plus périlleux.

Surtout, la faiblesse du programme du FN semble guidé par l'espoir d'une sorte d'autarcie ou de mercantilisme où la France, pourra se financer elle-même grâce à la puissance publique et à des exportations dopées par la dévaluation. Ce projet semble difficile à tenir, c'est un euphémisme, dans le système économique actuel.

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Commentaires
a écrit le 04/12/2013 à 13:58 :
Marine le Pen croit que la dévaluation du franc est le remède à tous nos maux.
Elle se trompe.
La France ayant plus d'importations que d'exportations, l'argent supplémentaire éventuel qui entrera en France du fait de l'augmentation en volume des exportations à prix dévalué ressortira aussitôt de France pour financer le surcoût très important de nos importations.
Le bilan dans le cas de la France sera nul.
A l'intérieur de ce bilan nul, seront favorisées uniquement les industries exportatrices et pénalisées les services et les ménages qui eux n'exportent pas mais paieront beaucoup plus cher leurs produits importés (Essence – fuel – gaz – électricité – matériel électronique - habillement - voyages...etc...).
Les épargnants seront également perdants.
a écrit le 29/11/2013 à 8:00 :
C est vrai que les politiques UMPS devraient etre prise en modele et bien les etudier... 30 ans de chaos....alors entre un chaos programmé ou un chaos previsible...???
a écrit le 29/11/2013 à 7:21 :
En attendant la désintégration de l'Euro on a bel et bien la désintégration de la France !
a écrit le 29/11/2013 à 1:36 :
Oui c est comique, c est comme l'Islande a qui on promettait qu une pluie de grenouille s abattrai sur le pays avant ca. Resultat: ce pays a retrouvé sa competitivite et épuré son bilan. Quand a la pseudo sécurité démocratique que devait nous apporter l euro on a bien vu que les resultats des référendums ont largement été bafoué par des institutions supra nationales de fonctionnaires européens.
Réponse de le 05/12/2013 à 11:08 :
Effectivement, le plus grand déni moderne de démocratie fut la constitution Européenne adoptée CONTRE l'avis du peuple
Réponse de le 05/05/2014 à 11:21 :
a quoi servent les grandes ecoles et les soit disant economistes qui nous on conduit la ou nous sommes ?
a écrit le 28/11/2013 à 22:22 :
Mr Romaric devrait lire Sapir, il saurait que la sortie de l'euro est faisable
a écrit le 28/11/2013 à 21:19 :
@ Romaric Godin.
Puisque vous semblez si bien etre capable de dire ce qui se passerait si la France sortait de la monnaie unique,,,vous devriez etre capable de faire un article sur ce qui va se passer si la france reste dans cette monnaie,non?
C'est curieux,limite suspition de conivence, le "silence mediatique " sur cet aspect des choses.....
a écrit le 28/11/2013 à 21:15 :
Je ne saurais trop vous recommander de lire et relire voire même re relire ce que BOB a écrit plus bas et qui est d'une toute autre tenue que le reste !!!
a écrit le 28/11/2013 à 20:09 :
Il est indispensable d'avoir l'euro pour faire l'Europe et l'Europe est l'avenir. Le FN propose de reculer de 50 ans en arrière et comme tout parti extrêmiste çà n'aboutit au final qu'au chaos. Donc la voie FN est à ne surtout pas suivre c'est la pire.
Réponse de le 29/11/2013 à 7:09 :
Il n'est pas indispensable d'avoir l'euro pour faire l'Europe. Le FN propose de reculer de 50 ans en arrière pour redonner à la France le rayonnement qu'elle avait avant l'arrivée de l'UMPS.
a écrit le 28/11/2013 à 20:04 :
Point 2 ridicule = découragement pour la suite.
Je fais simple :
Contre 1°argument : monnaie unique non liée au nombre de banques centrales du système. Contre exemple : Fed et son système par état. Monnaie unique car même valeur sur tout le territoire sur lequel elle est émise : idem entre dollar et euro. Bonne chance pour organiser marché des changes entre euro français et euro allemand. ^^
Monnaie commune = une monnaie par pays convertible en seul euro pas en autres monnaies. Différent du SME.
Contre 2° argument : (vocables utilisés par allemands pour monnaie unique/commune ). Leurs définitions seraient supérieures car les allemands sont... sérieux.
Argumentation absente donc irrecevable sauf à faire un sketch.
Nombreux économistes en accord pour dire euro en monnaie unique = aberration contrairement à monnaie commune.
La plupart non allemands donc pas sérieux suivant votre critère.
Mais vous = non allemand donc pas sérieux. Si pas sérieux dit sérieux alors sérieux = pas sérieux. CQFD.
a écrit le 28/11/2013 à 19:36 :
Tout cela c'est pour causer...En réalité le petit peuple s'en fout. Tout ce qu'il veut, c'est gagner sa vie, avoir un salaire décent et que la France ne devienne pas la poubelle du monde.
Réponse de le 28/11/2013 à 20:47 :
Pourquoi deviendrait elle poubelle ?? Ou aller vous chercher pareille lubie ??
a écrit le 28/11/2013 à 18:57 :
Quelle affichage du FN ! Surtout que le FN n'a jamais proposé officiellement de sortir de l'euro, aucun document ne l'atteste, vous pouvez chercher. Bref, faire croire que sortir de l'euro est une idée du FN, c'est une escroquerie intellectuelle, vu le nombre d'économistes qui le disent ouvertement aujourd'hui, et qui rejoignent ceux qui le prédisaient depuis le début. Mais cet article a raison sur un point : le dollar européen peut être "sauvé" par une "volonté politique de fer" : un régime dictatorial dans l'appauvrissement généralisé des peuples.
Réponse de le 28/11/2013 à 20:50 :
Au FN, nier l'évidence est un sport national, Comme les jeux de mots avec les noms des personnes ou les fonctions qu'ils exècrent (premier sinistre, ponctionnaire...)
Réponse de le 29/11/2013 à 21:13 :
Au lieu de lire la presse nationaliste, lisez la cour des comptes....
a écrit le 28/11/2013 à 18:35 :
On en fait trop , la sortie de l'Euro si elle est décidée par un peuple , c'est prévue dans les traités. Cela se fera de la même manière qu'en 2000 conversion francs Euros et la dette sera de la même valeur en Francs corrigés proportionnellement qu'en Euros. Alors tout le reste c'est pour faire peur au petit peuple avant d'aller voter. Les problèmes s'il y en a , ne sont pas sur ce sujet .
Réponse de le 28/11/2013 à 20:54 :
Si la dette en euros est convertie en francs au taux de 6,55957 comme en 2000' c'est lorsque la France dévaluera que l'on se retrouvera alors en défaut de paiement. Les prêteurs perdront beaucoup d'argent. C'est comme faire défaut.
Réponse de le 29/11/2013 à 7:58 :
@presque : la France est endettée dans sa monnaie nationale. Elle a le droit d'en changer. Si après cela le cours de sa monnaie est dévalué, la France reste endettée dans sa monnaie nationale : le risque de change n'est donc pas pour elle. C'est comme lors du passage du franc à l'euro : les dettes n'ont pas été réduites de 6,55957 d'un coup. Donc c'est une fausse peur que l'on essaie d'instiller dans les esprits.
Réponse de le 29/11/2013 à 21:24 :
Vous le dites "le risque de change n'est pas pour la France". Je suis d'accord avec vous,. L'état français n'y perd pas. Ceux qui y perdront seront ceux qui possèdent un capital monétaire, sauf s'ils ont eu la bonne idée de placer leur argent a l'étranger avant les élections !
a écrit le 28/11/2013 à 18:29 :
On ne peux pas laisser dire que le FN est "crédible", simplement parce qu'avec quelques économistes, il surfe sur l'Euro "bashing". Les problèmes de la France proviennent d'un manque de compétitivité évident, pas de sa monnaie. C'est les mêmes idiots qui étaient fiers d'un Franc fort dans les année 90, qui se plaignent aujourd'hui d'un Euro fort (perso je touche 100% de mes revenus en USD et je prie souvent pour un Euro faible...). Le FN est dangereux parce qu'en plus de ne rien comprendre à la mondialisation, c'est un parti anti-démocratique (en plus d'être fasciste): pour preuve, c'est la famille Le Pen qui tire les manettes depuis sa création.
Réponse de le 28/11/2013 à 19:54 :
C'est l'économie qui détermine la valeur d'une monnaie et non le contraire, c'est une parti intégrante de la compétitivité!
Réponse de le 28/11/2013 à 21:12 :
La valeur de la monnaie a un certainement un impact sur la compétitivité, mais ce n'est qu'une petite partie de l'équation. Sinon pourquoi le luxe ou l'aéronautique s'en sortent bien? Le vrai soucis est de pouvoir (avoir un environnement social, fiscal, économique, technique) pour créer plus de richesse. Sans valeur ajoutée, au mieux on va concurrencer les Chinois?
Réponse de le 29/11/2013 à 7:27 :
Toto surtout restez loin de la France...vous risquez d'être surpris dans les années a venir..!!
Réponse de le 29/11/2013 à 21:21 :
Merci fred de cette franchise ! Toto qui critique le FN en lui reprochant d'être dangereux aurait ainsi intérêt a rester loi de la France si le FN arrive au pouvoir. Voilà qui vient confirmer le caractère dangereux du FN !
a écrit le 28/11/2013 à 18:12 :
Pour qui roule la tribune avec ce type d'article, nous ne sommes pas en campagne électorale...
Le journal pourrait aussi s'interroger sur le bien fondé des règles électorales produisant avec 20% des suffrages pour le FN deux députés à l'assemblée nationale....
Réponse de le 28/11/2013 à 21:02 :
Un système de proportionnelle reflèterait plus le diversité des électeurs mais cela obligerait alors a avoir des gouvernements de coalition qui gouvernerait le temps que la coalition se fâche entre ses composantes, soiit bien moins que les 5 ans. Or les français préfèrent les régimes avec un leader fort. Le système présidentiel avec très peu de pouvoir de fait pour les parlementaires leur convient mieux. C'est peut être dommage effectivement.
a écrit le 28/11/2013 à 17:51 :
Comme tout programme électoral celui du Front National adopte une posture ambivalente qui vise d'abord à dire ce qu'est l'esprit politique de ses promoteurs. Commes les choses sont faites de nuances, la contradiction, lorsqu'elle est non éclairée est au coin de l'interligne mais tous les partis sont à la même purge. Le Front National a souvent été "accusé" de n'avoir par de programme économique -aucun parti n'en a réellement- c'est pourquoi en qualité de challenger il a certainement voulu aller bien plus avant que d'autres sur ce point avant de se rendre à l'évidence de la complexité de l'exercice. Il prouve néanmoins sa capacité à aborder des sujets complexes avec ses équipes d'économistes et a tenter de les expliquer au grand public. L'exercice journalistique engagé ici n'est donc pas probant. d'une part parce que nous ne sommes pas en campagne présidentielle et d'autre part parce que les questions abordées concernent fort peu les municipales. Au surplus l'ensemble du global parti, à savoir tous les autres présentent un bilan si peu brillant que ce type de discussion leur serait peu favorable. On voit ici une sorte d'exercice discriminatoire qui vise à décaler le sujet de la question locale au moyen d'un dénigrement qui peine à convaincre. Ce faisant on prétendra avoir "parlé" du Front National dans ses relevés de quotas obligatoires instaurés face aux abus constatés. pas glorieux. Sur le fond et malgré la fausse polémique organisée la sortie de l'euro est tout à fait possible. Le Front National parle d'ailleurs souvent de l'euro pour dire "Bruxelles" qui est une organisation plus ample. La question est de savoir si dans l'état actuel de l'évolution présente, elle est souhaitable. La réponse est très variable selon qui sortirait, tout en concevant que les monnaies du monde et de la zone sont amenées à converger vers une monnaie commune à terme plus ou moins proche et accéléré. J'ai déjà indiqué que l'euro avait été une entreprises criminelle de destructions de l'économie de certains pays. C'est un constat. L'ajustement social prend la place de celui du monétaire. Une casse sociale que l'on ne pourra pas compenser et pour laquelle le retour au serpent monétaire serait souhaitable. Vaste sujet à 114 hypothèses. Pas une seule cependant n'argue d'un problème technique ou d'un chaos économique que les journalistes se plaisent à évoquer. Casser Bruxelles est par contre un objectif à portée de main que des relations bilatérales pourraient remplacer sans le diktat souvent stupide et la concentration destructrice d'emploi qu' organise de cette administration. Le Front National, cela est évident et n'en déplaise est devenu un parti crédible.
Réponse de le 28/11/2013 à 18:18 :
On ne peux pas laisser dire que le FN est "crédible", simplement parce qu'avec quelques économistes assez démago, le parti surfe sur l'Euro "bashing". Les problèmes de la France proviennent d'un manque de compétitivité évident, pas de sa monnaie. C'est les mêmes idiots qui étaient fiers d'un Franc fort dans les année 90, qui se plaignent d'un Euro fort aujourd'hui (perso je touche 100% de mes revenus en USD et je prie souvent pour un Euro faible...). Sur l'Euro, on ne parle que de ce qui ne va pas, jamais de ce qui est positif.
Le FN est dangereux parce qu'il n'est pas démocratique (en plus d'être fasciste): pour preuve, c'est la famille Le Pen qui tire les manettes depuis sa création.
a écrit le 28/11/2013 à 17:34 :
" la République fédérale a pris conscience de l'importance de la monnaie unique pour son économie. Non seulement l'euro lui offre une protection face à ses concurrents européens privés de l'arme de la dévaluation ... " Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Nicolas Boileau.
a écrit le 28/11/2013 à 17:01 :
D'accord, alors on reste dans l'euro, on met son bulletin UMP dans l'urne et on ne fait rien?

Ce n'est pas comme si on avait le choix, le FN est l'unique parti qui n'a pas les yeux fermés face à l'euro et l'UE. Les autres sont incapables d'avoir un débat rationnel sur le sujet.
C'est bien de critiquer le programme, mais si vous avez mieux montez votre parti, et proposez une opposition crédible...
a écrit le 28/11/2013 à 16:19 :
Avec Marine Le Pen, les contrats d'assurance vie libellés en Euros vont être libellés en Francs.
Puis, elle dévalue le Franc de 30 %.
Bonjour la perte sèche pour les épargnants français qui ont économisé en Euros et se retrouvent avec des Francs dévalués.
Marine le Pen, c'est la ruine des épargnants.
Réponse de le 28/11/2013 à 16:33 :
Les prix baissent aussi et tout ce qui est "autour du Franc" est dévalué ou surévalué pour les plus "malchanceux" mais rien ne restera statique!
Réponse de le 28/11/2013 à 18:47 :
Entre la dévaluation de 30% de Marine et la baisse de salaire de 30% intimée par Goldman Sachs, mon coeur balance...
Réponse de le 28/11/2013 à 18:54 :
la dévaluation se mesure à l’égard des autres monnaies.
ça peut être effectivement un problème à l'heure actuelle ou nous sommes plus des importateur que des exportateurs,
d'ou un chômage qui ne cesse de grimper
mais économiquement deviendrait vite un avantage en nous rendant plus compétitif donc relancerait la production en faisant baisser de fait le chômage
a écrit le 28/11/2013 à 15:34 :
Il est clair que le programme du FN n'est absolument pas viable en l'état. Mais notre situation économique actuelle ne l'est pas non plus! Quand on voit la baisse des salaires due au taux de chômage dans les pays qui ont appliqué des politiques d'austérité (notamment l'Espagne et le Portugal), on peut se demander une chose : qui va vouloir produire quelque chose en France quand on peut le produire à moitié prix 500 km plus bas?
Réponse de le 28/11/2013 à 16:35 :
C'est ce qui se passé avant la mise en place de l'euro
a écrit le 28/11/2013 à 15:05 :
"Je pense que c’est un grand jeu de hasard et je ne suis pas optimiste. Malheureusement, le Marché Commun n’a pas les caractéristiques qui sont exigées pour constituer une zone de monnaie commune. Une zone de monnaie commune est une très bonne chose dans certaines circonstances, mais pas nécessairement dans d’autres.
Si vous regardez la situation du Marché commun, vous avez des pays avec des gens qui parlent tous des langues différentes. Il y a très peu de mobilité des gens d’un point du Marché commun à un autre. Les gouvernements locaux sont très grands comparés au gouvernement central, à Bruxelles. Les prix et les salaires sont soumis à toutes sortes de restrictions et de contrôles.
Les taux de change des différentes monnaies fournissaient un mécanisme pour s’adapter aux chocs et aux événements économiques qui affectaient des pays différents, différemment. En établissant la zone de monnaie commune, l’euro, les pays séparés rejettent essentiellement ce mécanisme d’ajustement. Qu’est-ce qui s’y substituera ?
Peut-être auront-ils de la chance. La possibilité plus vraisemblable est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix. Il n’y aura pas d’échappatoire.". Milton Friedman, 1998.
a écrit le 28/11/2013 à 14:58 :
Un même taux de change monétaire n'est pas adapté à des économies divergentes, sauf dans une union des transferts qui coûterait trop cher à l'Allemagne, c'est pourquoi elle n'en voudra jamais. En l'absence d'union de transferts, c'est une aberration économique qu'un champion de l’excédent commercial comme l'Allemagne est le même taux de change qu'un champion du déficit commercial comme la France. A la longue le champion du déficit commercial sera en faillite par fermetures d'usines, etc.
Réponse de le 28/11/2013 à 17:48 :
+1
Réponse de le 28/11/2013 à 17:48 :
+1
a écrit le 28/11/2013 à 14:40 :
Le FN s'il arrivait au pouvoir jouerai simplement sur la menace d'une sortie de la France pour demander une baisse forte du niveau de l'Euro face aux autres monnaies. Un peu comme le fait la Banque de Suisse. Il ne faut jamais sous estimer ce genre de pression, bien plus efficaces qu'une campagne visant à convaincre ses partenaires. Les Anglais l'ont compris à merveille. David Cameron obtient bien plus de concessions de Merkel en menaçant de quitter l'UE qu'Hollande en essayant de la rallier à ses idées.
a écrit le 28/11/2013 à 14:33 :
L'euro est une aberration mais c'est fait pour, c'est ce qui permet de mettre les peuples européens en coupe réglée en jouant sur la seule barrière d'ajustement qu'il reste quand vous ne contrôlez plus ni vos frontières (barrières douanières...) ni votre monnaie, à savoir la baisse des salaires. Cette baisse des salaires n'a pas encore commencé en France - quoique si on prend en compte l'inflation réelle... - mais elle ne saurait tarder :)
a écrit le 28/11/2013 à 14:31 :
L'euro nécessite simplement plus d'harmonisation budgétaire et fiscale européenne, ce qui devrait être fait depuis longtemps mais on se préoccupe plus de politique de quartier que d'Europe qui est pourtant la plus capable de nous apporter bien plus que chaque pays individuellement, l'unité faisant forcément la force. C'est donc l'Europe qu'il faut terminer de construire par le haut et consolider l'euro qui est une monnaie comme une autre mais est incontournable pour l'Europe notre seule voie d'avenir face aux grand pôles économiques mondiaux en développement.
a écrit le 28/11/2013 à 14:28 :
On peut citer 50 arguments contre l'euro, mais allez, rien qu'un :

Ca ne vous choque pas vous de voir un Etat comme la Grèce avec une monnaie plus forte que la Suisse?
a écrit le 28/11/2013 à 14:25 :
Toutes les grandes zones économiques mondiales sans exception se préparent à avoir leur monnaie commune, il est évident que vouloir démonter l'euro serait la pire erreur de l'histoire des monnaies. Pourquoi par revenir aux sesterces pendant qu'on y est. Le FN est un parti décadant qui ne sera qu'une parenthèse de l'histoire politique heureusement.
Réponse de le 28/11/2013 à 16:44 :
Les monnaies communes ne sont pas des évidences, ni inscrit dans les Évangiles! Au contraire on a plutôt tendance a vouloir une monnaie adapté! Sinon on prend l'or comme monnaie commune ce qui est déjà cas quand on ne fait pas confiance!
Réponse de le 28/11/2013 à 17:43 :
Oui, des zones à monnaies faibles et à très fort dumping social!
Des zones qui vont s'organiser pour laminer encore plus (si c'est possible??) notre outil de production, qui peine à en crever d'avoir des monnaies surévaluées!
a écrit le 28/11/2013 à 14:13 :
Très bon article qui résume bien en effet l'absurdité des arguments contre l'euro comme celle à vouloir en sortir quand toutes les autres zones économiques se préparent à avoir des monnaies communes. Mais il est vrai que le FN est prêt à n'importe quel argutie et alliance populiste pour capter des voix de naïfs et c'est tellement facile d'accuser l'Europe ou l'euro de tous les maux même les plus faux et inexacts. Le passé régulièrement très chaotique et tragique avant l'euro est pourtant là pour nous éclairer.
Réponse de le 28/11/2013 à 16:57 :
ca, c'est claire. Le probleme est que la populace a la memoire courte!
Réponse de le 28/11/2013 à 17:39 :
La période 'franc" n'a absolument rien de tragique, hors conflits armés!!!!
Les dévaluations ne sont pas dramatiques, et les français n'ont jamais été aussi heureux et prospères!
L'euro pâtit d'une surévaluation due à l'euro-mark!
Mais, si l'euro existe encore, dans une vingtaine d'année, les allemands seront les premiers à vouloir en sortir, quand la moitié de leur population aura plus de 60 ans et que l'autre moitié sera étrangère!
a écrit le 28/11/2013 à 13:50 :
en tout cas la presse du capital aime bien l'euro !

et elle fait un excellent travail de propagande quotidien !

sapir , rosa , todd , nikonoff , cotta , grugman , stiglitz , lafontaire , etc etc sont tous très critique de l'euro , curieusement vous préférez les économistes banquiers d'affaires ou de think thanks financés par les riches ( veux faire marxiste lol ) , ça se sont de vrais experts .

et j'aime pas le fn qui dit tout et son contraire sur ce sujet
Réponse de le 28/11/2013 à 14:18 :
Vous mélangez largement les points de vue des personnes que vous citez sur l'euro et ceux qui voudraient en sortir réellement, bien moins nombreux à part quelques illuminés du FN.
a écrit le 28/11/2013 à 13:23 :
C' est un article de trolls payes par bruxelles ils pullulent en ce moment tellement Barroso et sa mafia ont peur des elections europeennes
a écrit le 28/11/2013 à 13:12 :
Continuer à faire fonctionner notre économie avec l'euro, c'est comme un médecin qui au chevet d'un malade prescrirait de la mort au rat, argumentant qu'il faut guérir le mal par le mal!.
Réponse de le 28/11/2013 à 14:20 :
Ah oui parce qu'avec le franc en continuelle dévaluation et avec l'inflation à 2 chiffres c'était mieux ?? Lol
Réponse de le 28/11/2013 à 17:22 :
Oui!!
a écrit le 28/11/2013 à 12:49 :
Un mandat d'arret sera lance contre les responsables des agences de notations ils seront juges et condamnes severement
a écrit le 28/11/2013 à 12:37 :
Les trolls payes par bruxelles et Barroso sont de sortie
a écrit le 28/11/2013 à 12:34 :
La dette francaise est libelle en droit francais elle sera remboursee selon le droit ,en franc
Réponse de le 28/11/2013 à 16:11 :
très juste, de plus les promesses de remboursement n'engagent que ceux qui y croient.
a écrit le 28/11/2013 à 12:33 :
... et la famille Le Pen sont comme des manches... à air : pleines de vide au repos et pleines de vent quand elles sont en mouvement. Circulez, il n'y a pas d'idées !
a écrit le 28/11/2013 à 12:32 :
Pourquoi ne pas recréer des monnaies nationales et les "fixer" à l'euro en fonction du niveau de leur balance commerciale ? l'objectif étant qu'à niveau de parité, la balance commerciale soit neutre, on remplacerait ainsi avantageusement les barrières douanières. la BCE veillerait à maintenir soit une parité fixe pour un temps donné( un trimestre) ou à maintenir un mince couloir de fluctuation autorisée.
L'euro, lui , continuerait à évoluer par rapport à d'autres monnaies mondiales.
a écrit le 28/11/2013 à 12:32 :
Pourquoi ne pas recréer des monnaies nationales et les "fixer" à l'euro en fonction du niveau de leur balance commerciale ? l'objectif étant qu'à niveau de parité, la balance commerciale soit neutre, on remplacerait ainsi avantageusement les barrières douanières. la BCE veillerait à maintenir soit une parité fixe pour un temps donné( un trimestre) ou à maintenir un mince couloir de fluctuation autorisée.
L'euro, lui , continuerait à évoluer par rapport à d'autres monnaies mondiales.
Réponse de le 28/11/2013 à 12:50 :
Vieux principe bien connu : tout le monde voudra garder ses euros et payer en francs.

Rapidement le FF décrochera.
Réponse de le 28/11/2013 à 13:17 :
C'est ce qui existait du temps de VGE (je crois que l'idée est de lui) avec des taux visceux autour d'un cours central de l'ECU (European Currency Unit). Au lieu d'avoir un cours libre, la BdF doit intervenir pour défendre la borne maxi autorisée, jusqu'à ce qu'une dévaluation officielle soit décidée. Ca marchait moyennement il y a 30 ans; ça ne marchera plus ajourd'hui.
a écrit le 28/11/2013 à 12:30 :
Idiot de jeter le bébé avec l'eau du bain. La 5eme puissance économique mondiale par le PIB et par les exportations ne peut s'isoler et se replier vers le protectionnisme. La fuite des capitaux et des compétences dans ce contexte seraient une déferlante et quant aux investissements étrangers en France...
Qu'il faille revoir les mécanismes en zone Euro, c'est évident par contre partir n'est pas une option.
a écrit le 28/11/2013 à 12:29 :
L'euro est peut etre fait pour vivre pendant des millenaires comme le 3iem reich?
a écrit le 28/11/2013 à 12:23 :
Je ne suis pas FN mais je garde assez de lucidité pour constater qu'une monnaie unique dans un ensemble économique aussi disparate que les pays de la zone euro, mène à la catastrophe et de toutes les façons à la disparition de l'euro et de l'EURSS comme entité supranationale ...
a écrit le 28/11/2013 à 12:23 :
1- Si le FN était dangereux seulement à causes d'un programme économique nullissime... sauf que c'est un parti anti-démocratique qui existe pour une seule cause, celle des Le Pen. A la tête du parti, il ne peut y a avoir que la famille et rien d'autre. Si demain le FN obtient le pouvoir, même démocratiquement (les Nazis l'ont fait avant eux), ils ne le rendront jamais, exactement comme le parti.
2- Les problèmes de la France ne proviennent pas de l'Euro ou de l'Europe, mais de son manque de compétitivité à la fois sociale, financière, économique, fiscale. Les Français refusent toute réforme (on le voit sur les retraites, l'assurance maladie, le droit du travail, etc.). Le pays doit aussi savoir créer de la richesse avec des produits à forte valeur ajoutée. Si la France décline, c'est qu'elle n'innove plus depuis 20 ans. Hormis l'aéronautique et le luxe, dans quels domaines sommes nous parmi les leaders? On se vante d'être numéro 1 du tourisme, mais non seulement c'est archi-faux (on comptabilise les Européens qui traversent quelques heures le pays pour se rendre en Espagne!), mais en plus c'est un tourisme de prolétaire.
Réponse de le 28/11/2013 à 13:49 :
@TUTU

Oui au FN c'est des nazis,

nazisme: national-socialisme

Nationalistes pour la préférence nationale jusqu'à la fermeture des frontières, avec un Etat souverain et stratège comme ils disent.

Socialistes par ce qu'ils condamnent la propriété privé de production et d'échange: en nationalisant la plupart des sociétés de services et les entreprises en difficultés.

L'euro a bien connu des difficultés et des spéculations mais pour une monnaie qui représente autant de pays et qui est autant spéculé, il s'en sort très bien, on est autour des 1.35$ aujourd'hui.

Et pour la sécurité, vous parlez de quel domaine?
a écrit le 28/11/2013 à 11:54 :
Il manque un paramètre dans cet article de gribouille, l'euro est une monnaie sans Etat.
Réponse de le 28/11/2013 à 12:11 :
Remarque d'une extrême importance et qui montre effectivement qu'il s'agit d'un article de gribouille ! (hahahahahah...)
Réponse de le 28/11/2013 à 12:11 :
Remarque d'une extrême importance et qui montre effectivement qu'il s'agit d'un article de gribouille ! (hahahahahah...)
a écrit le 28/11/2013 à 11:52 :
Une monnaie forte avec l'euro, ou une monnaie ajustable avec un retour au franç; il faut choisir.
Dans le cas d'un euro fort, c'est chômage de masse pour une grande partie de la population, car les importations sont alors relativement bon marché, ce qui contribue à la disparition des unités de production de produits et matériels manufacturés, et dans ce cas, ce sont surtout les importateurs et les commerçants qui tirent leurs épingles du jeu et qui gagnent de l'argent, ce choix a pour conséquence directe un endettement du pays, car consommer sans rien produire conduit inéluctablement à l'endettement.
Dans l'autre cas d'un retour au franç, c'est le retour au plein emploi pour une grande partie de la population,le retour aux unités de production, avec ce choix, c'est la possibilité d'exporter des produits compétitifs et bon marché, d'avoir des finances pour l'état plus saines et solides, et reprendre la main sur la souveraineté nationale, en ajustant la monnaie dans les moments opportuns .
Réponse de le 28/11/2013 à 12:12 :
Vous avez lu l'article ? essayez au moins de vous mettre au niveau ...
Réponse de le 28/11/2013 à 12:12 :
Vous avez lu l'article ? essayez au moins de vous mettre au niveau ...
Réponse de le 28/11/2013 à 13:18 :
C'est un article bateau plein de lieux communs des economistes de tout bords predisent la fin de l'euro et beaucoup pensent que ce serait une tres bonne chose
a écrit le 28/11/2013 à 11:39 :
Monsieur de la tribune, je ne me rappelle pas avoir lu un tel article sur le programme d'un autre âge du PS ou du PC, L'état économique de la France d'aujourd'hui donne pourtant à réfléchir.
Réponse de le 28/11/2013 à 13:09 :
Le pc ne gouverne pas
a écrit le 28/11/2013 à 11:02 :
J'invite les journalistes de LA TRIBUNE, si ce n'est déjà fait, à visionner les conférences implacables de François Asselineau (www.upr.fr) sur l'origine de l'UE et le drame que représente l'euro pour la France. Ca leur permettrait d'informer correctement leurs lecteurs. J'invite également l'ensemble les lecteurs, quelque soient leurs convictions politiques, à en faire de même.
a écrit le 28/11/2013 à 10:58 :
Avec la sortie de l'Euro de Marine le Pen et le remboursement de la dette en monnaie nationale dévaluée de 30 % ou en Euro taxé, la ruine des épargnants français est assurée.
Sortez tous de vos contrats d'assurance vie et de vos comptes liquides en Euro.
Quant à la dévaluation, la France ayant plus d'importations que d'exportations, l'argent supplémentaire éventuel qui entrera en France du fait de l'augmentation des exportations ressortira de France pour financer l'augmentation des prix des importations.
Bilan nul.
Réponse de le 28/11/2013 à 12:03 :
Ce ne sont que des assertions gratuites. La dette est libellée pour l'essentielle sous droit français, donc convertible en monnaie nationale. Sinon, évidemment qu'en cas d'explosion de l'euro, il vaudra mieux détenir des marks que des francs, pour une bonne et simple raison : Le mark DOIT s'apprécier, si on veut arrêter l'étouffement. Les faits montrent que depuis l'Euro, la France et l'Italie voient leur compétitivité économique s'effondrer contre l'Allemagne, ce qui n'avait jamais été le cas depuis 1945. Pour une analyse des faits je vous renvoie vers Charles Gave par exemple, qui est plutôt libéral (euphémisme) et qui vient d'écrire encore récemment sur la question. Et quoi que les partis en place vous disent, ce n'est pas un cas isolé. Donc vous avez raison, continuons comme ca. Le bilan sera effectivement nul, quand il n'y aura plus rien...
Réponse de le 28/11/2013 à 12:09 :
"Je pense que c’est un grand jeu de hasard et je ne suis pas optimiste. Malheureusement, le Marché Commun n’a pas les caractéristiques qui sont exigées pour constituer une zone de monnaie commune. (…)
Si vous regardez la situation du Marché commun, (…) vous avez des pays avec des gens qui parlent tous des langues différentes. Il y a très peu de mobilité des gens d’un point du Marché commun à un autre. Les gouvernements locaux sont très grands comparés au gouvernement central, à Bruxelles. Les prix et les salaires sont soumis à toutes sortes de restrictions et de contrôles.
Les taux de change des différentes monnaies fournissaient un mécanisme pour s’adapter aux chocs et aux événements économiques qui affectaient des pays différents, différemment. En établissant la zone de monnaie commune, l’euro, les pays séparés rejettent essentiellement ce mécanisme d’ajustement. Qu’est-ce qui s’y substituera ?
Peut-être auront-ils de la chance. (…) La possibilité plus vraisemblable est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix. Il n’y aura pas d’échappatoire.". Milton Friedman, 1998.
a écrit le 28/11/2013 à 10:45 :
Pourquoi la France serait-elle incapable de s'accommoder du même régime "européen" que la Grande Bretagne ? Si ce n'est que notre Constitution semble incapable de faire émerger une classe politique capable d'appliquer la politique d'économie budgétaire indispensable.
a écrit le 28/11/2013 à 10:41 :
Les Anglais ne sont pas dans l'Euro et ils ne s'en portent pas plus mal. L'Euro a divisé les revenus des Français par 4 . On paye une baguette de pain 1.20 alors qu'avant elle coûtait 1 F
le café plus de 3 E soit 18 F qui aurait payé 18 F un café il y a dix ans. Les salaires idem etc
La sortie de l'euro peut-être intéressante mais il faut que les Français veulent retrouver leur liberté.
Réponse de le 28/11/2013 à 15:29 :
"Tout faux, en comparant notre temps de travail entre 1998 avant l'euro et 2010, le pain est maintenant moins cher " Et si on parlait de ce qui compte vraiment dans un budget, plutôt que d'une baguette de pain? On tente pour les prix de l'immobilier, de l'énergie, du carburant, des cigarettes, etc etc?
a écrit le 28/11/2013 à 10:31 :
d accord pour sortir euro
quand j'étais ado j'allais au cinema avec une piéce de 5 francs
je faisais aller-retour enghien les bains gare nord avec 1 piéce de 5francs
voila ça c'est du concret et c'est pour ça qu'on considére que l euro est la source de tout le mal et qu'on veut en sortir rapidement
Réponse de le 28/11/2013 à 12:21 :
Mon arrière grand père payait encore moins, avec une pièce de 1 franc (en argent) il allait au restaurant. C'est encore plus concret. Il faut aller plus loin et remonter au moyen âge ! on y était tellement mieux, surtout nous, la majorité, es 99%, on était tous des serfs ....
a écrit le 28/11/2013 à 10:24 :
Commerçant je gagnais correctement ma vie avant l'arrivée de l'euro depuis 10 ans tout a terriblement augmenté les frais de comptabilité les frais banquaires les prix des marchandises l'euro c'est la failitte de l'europe si vous ajoutez les chomeurs dans toute l'europe aujourd'huiet vous comparez avant l'euro il n'y a pas photo la monnaie unique c'est le sida des années 2000.
a écrit le 28/11/2013 à 10:19 :
Comme E Tood , comme F Asselineau , comme Sapir , comme TOUS les economiostes INDEPENDANTS marine LP desire sortir de cet euro MORTIFERE pour la france . Il y a une relation DIRECTE entre le chomage et la desindustrialisation de la france et cet euro (mark) fort lie a cette ouverture TOTALE de nos fraontieres ( contrairement a ce que font TOUTES les puissances du monde ) MARINE LP a RAISON ; Seuls ceux qui veulent preserver leur rente sont contre . Vive l'emploi des freancais
a écrit le 28/11/2013 à 10:19 :
Comme E Tood , comme F Asselineau , comme Sapir , comme TOUS les economiostes INDEPENDANTS marine LP desire sortir de cet euro MORTIFERE pour la france . Il y a une relation DIRECTE entre le chomage et la desindustrialisation de la france et cet euro (mark) fort lie a cette ouverture TOTALE de nos fraontieres ( contrairement a ce que font TOUTES les puissances du monde ) MARINE LP a RAISON ; Seuls ceux qui veulent preserver leur rente sont contre . Vive l'emploi des freancais
Réponse de le 28/11/2013 à 12:45 :
Des économistes... indépendants et INCOMPTETANTS! Ils ont une petite idée de ce qui ce passe à l'échelle mondial? Désindustrialisation à cause de l'Euro fort? Vous rigolez, vous voulez prendre les jobs des Chinoix? Moi, non-merci, je préfère les boulots à forts valeur-ajoutée. On peut certainement fermer les frontières! Je vous vois bien sans votre télé, votre téléphone, votre voiture, etc...
Réponse de le 28/11/2013 à 16:24 :
Vous pensez qu'en fermant les frontières de la france, le marché français cessera d'exister? Si il y a un marché, les entreprises s'implentent c'est aussi simple que ça et s'il y a des taxes à l'importation, les entreprises implanteront des usines localement, ce qui réduit les coûts de la chaine logistique. Reste le problème des matières premières mais ça l'euro n'y pourra rien non plus. Votre peur du changement vous empèche de reflechir?
a écrit le 28/11/2013 à 10:02 :
On ne vous a pas demandé votre avis lors de l'abandon du franç, on ne vous consultera pas davantage lors de l'abandon de l'euro, (abandon inéluctable).
Réponse de le 28/11/2013 à 16:35 :
L'abandon du franc a été fait suite à un référendum. Refaites-vous donc une culture.
a écrit le 28/11/2013 à 9:54 :
En adhérant sans réserves à la CEE, la France a signé son arrêt de mort!.
Le FN est à l'heure actuel le seul parti politique lucide et son programme le plus crédible pour sortir la France du bourbier dans laquelle l'on placée les gouvernants du tandem UMPS des 40 dernières années.
Nous devons lire et relire toutes les belles promesses que les partisans de la monnaie unique nous ont faites en 1992. Je recopie quelques citations du livre " Le bêtisier de Maastricht ", édition Arléa.
« L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)
« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)
« Les droits sociaux resteront les mêmes - on conservera la Sécurité sociale -, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)
- Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)
« Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)
« Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)
Seize ans après toutes ces belles promesses, nous pouvons faire le bilan.
Dans la réalité, l’euro ne nous a pas protégés de l’appauvrissement du peuple français.
Dans la réalité, des centaines de milliers de Français ont basculé dans la pauvreté.
Dans la réalité, l’euro ne nous a pas protégés d’une régression sociale historique.
a écrit le 28/11/2013 à 9:51 :
On avance à grands pas vers le chaos. L'or pourrait bien atteindre des sommets.
a écrit le 28/11/2013 à 9:42 :
Excellent article qui montre surtout que l'euro est une aberration économique (c'est sûr que ça n'est pas une "Zone Monétaire Optimale", voir les travaux du prix Nobel d’économie Mundell à ce sujet.

On peut aussi noter que l'euro a tué les économies du Sud et a plongé les pays dans la misère (voir les taux de chômage en Grèce, Espagne, etc.). On pourrait faire le parallèle avec la politique d'austérité menée par le Chancelier Brüning en 1930-32 en Allemagne avec les résultats qui ont suivi (rien à voir avec l'hyperinflation comme on le croit souvent).

Quand la France sortira de l'euro, elle sera probablement suivie par tous les pays du Sud, qui dévalueront pour rétablir leur devise au niveau de l'économie. Il ne restera plus que l'euromark pour les allemands. Quant à la dévaluation, on peut prévoir dans les grandes lignes -50% pour les grecs, - 35% pour les espagnols, -15% pour les français et + 20% pour les allemands. C'est tout à fait gérable pour la France, même pour l'énergie (environ 8 centimes de plus par litre de carburant), etc...

Pour la dette, le FN applique les lois internationales et libelle la dette en francs au taux de 1 pour 1 (c'est le plus pratique), les banques vont râler, mais elles peuvent aussi participer, sinon ce que propose l'UE, c'est de ponctionner directement sur les comptes des épargnants comme à Chypre ! 10% de ponction pour ramener la dette au niveau de 2007 !

Quant au protectionnisme intelligent, lisez les articles de Maurice Allais, également Prix Nobel, la "concurrence libre et non faussée" dans des zones hétérogènes est un non-sens.

etc. etc... En résumé le FN dispose d'un solide programme économique, que cet article, à part agiter des chiffons rouges pour faire peur, n'arrive pas à écorner...
a écrit le 28/11/2013 à 9:30 :
le cauchemar fou d'une sortie de l'euro !!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 28/11/2013 à 9:56 :
Ne serait-ce pas plutôt " le cauchemar fou d'une rentrée dans l'euro"?.
Réponse de le 28/11/2013 à 10:05 :
Si ce n'est pas la France qui sort de l'euro, c'est l'euro qui explosera de lui-même!
Il suffit de regarder les chiffres et de prendre un peu de recul : l'euro n'est pas récupérable.
a écrit le 28/11/2013 à 9:28 :
Personnellement, je ne suis pas prêt à perdre une monnaie solide contre le fantasme de la restauration du franc qui signifie 40% de perte de pouvoir d'achat immédiate et la faillite publique compte tenu des taux d'intérêt qui devront être payés sur notre dette publique. La seule chose qui a parfaitement résisté durant la crise, c'est la monnaie, i.e. L'Euro, qui n'a jamais perdu sa valeur. Il n'y a que les ânes ou les incultes qui peuvent dire le contraire.
Réponse de le 28/11/2013 à 10:01 :
Vous êtes sérieux ou c'est une plaisanterie ?

L'Euro ne fait pas que couler les économies du Sud, il coûte en plus des fortunes...

La France s'est engagée pour 140 milliards de garantie dans le FEFS ( Fonds Européen de Stabilité Financière) et elle doit effectivement verser 16 milliards/an au MES (Mécanisme Européen de Stabilité).

Et c'est avec de la dette qu'on paye ce sauvetage d'un euro qui détruit notre économie par ailleurs !

Je reprends vos propos: "Il n'y a que les ânes ou les incultes qui peuvent dire le contraire."
a écrit le 28/11/2013 à 9:20 :
Le débat sur l'euro est politique, pas economique. Si les devises avaient une importance sur l’économie, alors Sarcelles et Neuilly ne devraient pas être sous la même devise.
Réponse de le 28/11/2013 à 9:35 :
Sarcelles et Neuilly peuvent vivre dans une zone monétaire identique, car il y a transfert financier de l'un vers l'autre pour compenser la pénalisation économique du plus pauvre - pauvreté relative liée à la valeur et la quantité de la monnaie utilisée... Bon; l'exemple est tout de mème un peu extrème!
Plus généralement, il n'est pas interdit de penser que plusieurs monnaies peuvent co-exister; la Suisse est un exemple.
a écrit le 28/11/2013 à 9:10 :
Voilà qui me rassure, je voyais le scénario pire que ça! A la lecture de l'article, il me semble que malgré tout, le doute sur l'euro est bien grand surtout quand vous dites: "l'euro encore populaire"! Il me semble que nous n'utilisions pas ces termes pour parler du "Franc" avant sa disparition!
a écrit le 28/11/2013 à 8:52 :
C'est sûr, les pays européens qui ne sont pas dans l'Euro sont dans une bien plus mauvaise situation que nous, il suffit de constater l'état des économies norvégienne, suédoise et même britannique.
Réponse de le 28/11/2013 à 9:11 :
la Norvège ne fait pas partie de l' union européenne, vous ussiez prit le Zimbabwé que cela eu été pareil. La Norvège à une coalition d' extrême droite-droite actuellement au pouvoir, il semble que le mirage Norvégien va partir en sucette.
La Suéde est en bien mauvaise passe, 140 années pour l' immobilier, les krach bancaire va là être violent.
La Grande Bretagne n' en finit pas d' aligner déception sur déception, les comptes ne sont pas bon, comme son allié us, elle est dans le mouroir ( comme tout le monde occidentale soyons réaliste ).
Un autre modèle Georges ?
a écrit le 28/11/2013 à 8:46 :
On ne va pas sortir de l'Euro, c'est l'Euro qui va sortir tout seul ! Les USA vont nous trucider avec les accords de libre échange et le dollars, l'Allemagne n'est pas dupe. Dans tout les cas bravo aux 'Allemands qui sont l'Europe, ils ont bien préparé leur coup, ils ont travailler dure ... maintenant que c''est fait ils ont mis un SMIC ridicule mais ça nous fait fermer notre grande gueule. Bonne chance les économiste endoctrinés, si votre réponse c'est juste de dire "folie" et bien je vais vite aller chercher mon doctorat HEC et faire le gland sur les plateaux TV.
a écrit le 28/11/2013 à 8:39 :
l'euro c'est la derniere barriere avant la faillite
Réponse de le 28/11/2013 à 8:47 :
Non nous sommes déjà en FAILLITE...
5000 milliards de dette 250% du PIB
Réponse de le 28/11/2013 à 9:13 :
L'euro est il la "cause" de cette faillite ou la "conséquence"?
Réponse de le 28/11/2013 à 10:04 :
L'euro en est la conséquence ...
Réponse de le 28/11/2013 à 10:05 :
Désolé, l'euro est la cause de cette faillite ...

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