• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Il y a trente ans, la France aurait dévalué sans hésiter

Photo de Ivan Best

Patrick Artus

Publié le 04 novembre 2013 à 09:43 - Mis à jour le 04 novembre 2013 à 10:53

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 3

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 4

    Carole Delga : « Je préfère un TGV qu’une Micheline sur les rails »

  • 5

    Énergie : l'exécutif songe à s'attaquer au « tarif agent » des salariés d'EDF et Engie

  • 6

    Déficit de la Sécu : Macron missionne quatre experts pour repenser le financement de notre modèle social

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les reformes fiscales mises en œuvre ne sont pas à la hauteur du problème de compétitivité de l'industrie française. Seule une dévaluation -évidemment impossible aujourd'hui- permettrait de la rétablir... Par Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis

Le cœur des problèmes structurels de l'économie française est maintenant bien connu : il s'agit de la faiblesse de la profitabilité des entreprises. Les profits nets des entreprises représentent en 2013 6% du Produit Intérieur Brut, contre plus de 9% en Allemagne et au Royaume-Uni, 16% en Espagne, 8% en Italie, 13% aux Etats-Unis, 11% au Japon. Pour que les profits des entreprises françaises reviennent aujourd'hui au niveau de la moyenne des pays de l'OCDE, il faudrait qu'ils soient accrus de 110 milliards d'euros.

Une faible rentabilité du capital

La situation est encore pire si on regarde non pas les profits en pourcentage du PIB mais la rentabilité du capital physique (pas financier) mis en œuvre par les entreprises: elle est en 2013 de 7% en France, contre 9% en Italie, 11% en Allemagne, 12% en Espagne, 15% au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ramener la rentabilité du capital investi (physiquement : les biens d'équipement, les bâtiments) au niveau moyen de l'OCDE imposerait aujourd'hui d'accroître les profits des entreprises françaises (avant intérêts et dividendes) de 170 milliards d'euros !

Des difficultés concentrées dans l'industrie

Les difficultés se concentrent dans l'industrie: alors que, depuis 2000, le coût salarial par unité produite a crû de 12% dans l'industrie française, ses prix de vente ont baissé de 7%. La baisse des prix a été rendue nécessaire par le fait que les produits industriels français sont en milieu de gamme, et que les entreprises industrielles françaises sont en concurrence avec celles des pays à coûts salariaux beaucoup plus faibles que la France : pays émergents, mais maintenant aussi Espagne (où on paye une heure de travail dans l'industrie charges sociales comprises 22 euros au lieu de 36,5 euros en France).

Un véritable cercle vicieux de la faible profitabilité

Pour ramener les marges bénéficiaires de l'industrie française à leur niveau de 2000, il faudrait qu'elles augmentent en 2013 de 50 milliards d'euros. La faiblesse de la profitabilité, de la rentabilité du capital, des marges bénéficiaires de l'industrie génère un cercle vicieux: elle réduit les possibilités d'investissement et l'attractivité de la France, donc elle ralentit la modernisation du capital ; la productivité par tête n'augmente que de 0,7% par an en France, ce qui dégrade encore plus la rentabilité des entreprises.

En 1980, on aurait dévalué sans hésiter

Qu'aurait-on fait dans ces situations dans les années 1970 ou 1980 ? Sans hésitation on aurait dévalué le franc. La dévaluation permet aux entreprises qui n'ont pas de problème de profitabilité de baisser leurs prix en devises, de devenir plus compétitives et de gagner des parts de marché ; aux entreprises qui ont un problème de profitabilité de maintenir leurs prix en devises, d'accroître leurs prix en monnaie nationale et leurs marges bénéficiaires.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

20% de dévaluation, et la profitabilité des entreprises serait rétablie

Supposons aujourd'hui une dévaluation de 20% du « franc » par rapport à toutes les devises. Supposons qu'elle serve seulement à accroître les marges bénéficiaires. Les exportations de biens et services de la France représentent 560 milliards d'euros par an. Si les prix des exportations (en « francs ») augmentent de 20%, les mages des exportateurs augmentent de 110 milliards d'euros, exactement le montant nécessaire, comme on l'a vu plus haut, pour ramener la profitabilité des entreprises à son niveau élevé de 2000. Dans les années 1970 ou 1980, la France, confrontée aux mêmes problèmes qu'aujourd'hui, aurait dévalué de 20%.

La dévaluation interne n'est pas un substitut, en France

Mais on ne peut pas dévaluer, et et la recommandation alors faite aux pays de la zone euro est d'utiliser une « dévaluation interne » : une baisse du coût du travail qui se substitue à la dévaluation véritable qui ne peut pas être pratiquée, et qui, comme elle, améliore la compétitivité ou la profitabilité.

Des dévaluations internes sont apparues depuis 2009 en Grèce (baisse du coût unitaire du travail de 30%), en Espagne (baisse du coût unitaire du travail de 17%) en Irlande, au Portugal ; rien de tel n'apparaît en France, en raison essentiellement du fonctionnement du marché du travail. Même dans les périodes très difficiles, il est impossible qu'il y ait baisse des salaires en France, et les gains de productivité restent très faibles. Dans le cas de la France, les dévaluations internes ne sont pas un substitut aux dévaluations véritables.

Des réformes fiscales totalement insuffisantes

Il reste alors les réformes fiscales, mais elles ne peuvent pas être à la hauteur du problème. On suggère souvent en France la « TVA sociale » : substituer la TVA aux cotisations sociales des entreprises pour financer la protection sociale. On pourrait, au maximum, passer en France le taux normal de TVA de 20% à 25% ; ceci permettrait de réduire de 35 milliards d'euros les cotisations sociales des entreprises : un tiers seulement du montant nécessaire à restaurer la profitabilité avec une modification considérable du système fiscal.

Baisser franchement les cotisations sociales

À lire également

  • Crise de l'euro (1) : éloge de la dévaluation
  • Montebourg: "Si l'euro était dévalué de 10% (...) nous gagnerions 150.000 emplois"
  • Evaluer les banques, "une avancée pour l'avenir de l'économie de la zone euro" (Draghi)

Si on ne peut plus dévaluer le franc, si on ne peut pas baisser le coût du travail en France, si les réformes fiscales ne sont pas à la hauteur du problème de profitabilité, il ne reste que deux solutions. Soit ne rien faire, laisser les entreprises françaises sous-investir et perdre des parts de marché, laisser le capital partir vers des pays où sa rentabilité est plus élevée ; soit démarrer un plan déterminé de réduction des dépenses publiques en utilisant, chaque année, la baisse des dépenses pour réduire les cotisations sociales des entreprises.

Patrick Artus

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La véritable peur de l'Iran n'est pas la guerre... C'est la paix »

Idées & Débats
Charles Cuvelliez

OPINION. « Les drones ont ouvert un nouveau chapitre de la guerre hybride  »

D’après l’IISS, l’International Institute for Strategic Studies, un think tank basé à Londres spécialisé dans l’analyse des questions de sécurité internationale, de défense et de géopolitique, qui s’est livré à une véritable enquête policière, le Kremlin a bien orchestré une campagne de drones au-dessus de l’Europe.

Idées & Débats