• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

Les entrepreneurs sociaux vont-ils changer le monde de l'ESS ?

Photo de Laurent Lequien

Mathias Thépot

Publié le 01 décembre 2013 à 08:38 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 14:56

Benoît Hamon - Délégué à l'économie sociale et solidaire

Benoît Hamon - Délégué à l'économie sociale et solidaire

Photo DR

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L’économie sociale et solidaire (ESS) représente 10% de l’emploi en France, mais est encore en mal de reconnaissance et cherche à changer d’échelle. Grâce à l’adoption imminente d’une loi-cadre, l’ESS s’élargit à la famille des entrepreneurs sociaux, porteurs d’innovations sociales et chercheurs de solutions nouvelles face à la crise.

Changer d'échelle, l'économie sociale et solidaire (ESS) ne rêve que de cela, mais la tâche est ardue. Elle qui revendique 2,36 millions de salariés, soit 10% de l'emploi en France, lutte contre une pensée dominante qui ne voit la sortie de crise que par une croissance qui ne reviendra qu'à l'aide de réformes douloureuses mais nécessaires, afin d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Porteurs d'un modèle alternatif, les acteurs de l'ESS remettent en question le bien-fondé d'un capitalisme axé sur la seule recherche du profit, et assurent qu'il est possible de générer une croissance semblable à celle que le système en place prône, mais en tenant davantage compte de l'impact social, sociétal et environnemental.

« N'y a-t-il pas une autre croissance qui repose davantage sur des initiatives locales et qui réponde à des besoins de proximité? », s'interroge Claude Alphandéry, le président du Labo de l'ESS.

Certes, la pensée dominante garde une certaine condescendance vis-à-vis de l'ESS, qu'elle ne considère que comme une économie réparatrice qui ne fournira pas à la France les milliards qui lui manquent à court terme pour combler les déficits et résorber la dette.

Mais les modes de pensée évoluent et Claude Alphandéry le constate : « L'ESS n'est pas très loin d'entrer dans le paysage des grands décideurs. »

Reste maintenant à gravir la dernière marche, la plus haute. Dans ce contexte, le projet de loi-cadre sur l'ESS du ministre Benoît Hamon, qui sera discutée au Parlement à partir du 6 novembre, tombe à pic.

« Cette loi importante est un acte de reconnaissance de l'ESS dans le paysage économique. Il y a dixans ou même cinq ans, jamais nous n'aurions pu envisager une telle loi », se réjouit le président du Labo de l'ESS.

Il était temps de poser un cadre juridique pour harmoniser des initiatives très diffuses qui émergent depuis plus de trente ans, en parallèle au tournant économique libéral et à la fin des politiques volontaristes de l'État. Depuis, le chômage est devenu structurel, et « les taux de croissance sont passés de l'étiage 5% à l'étiage 2% », se souvient Claude Alphandéry.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune
Face à ces difficultés naissantes, « la société civile, les associations, les mutuelles, les coopératives et certaines entreprises n'étaient pas sans se soucier qu'il fallait subvenir aux besoins fondamentaux des populations fragiles », explique le président du Labo de l'ESS.

En parallèle au développement du capitalisme, une multitude d'initiatives locales ont donc émergé pour soutenir ces populations, en matière d'emploi, de défense de l'environnement, de santé ou d'éducation.

Un statut consolidé et élargi par la loi

Partageant des valeurs d'utilité sociale, de lucrativité limitée aux seuls besoins de l'entreprise, ces acteurs souvent innovants parlaient de façon trop fragmentée. Il y avait donc nécessité de les réunir. Le périmètre de l'ESS est pour la première fois défini dans les textes de loi. Résultat, le « vieux monde » de l'ESS qui regroupe les associations, les mutuelles, les coopérations et les fondations va accueillir de nouveaux types d'entreprises (SA ou SARL) qui foisonnent et souhaitent s'inscrire dans les mêmes valeurs.

« La loi réussit à donner cette conscience qu'il existe d'autres formes d'activités, d'autres filières et d'autres statuts d'entreprises qui permettent d'évoluer vers une croissance beaucoup plus maîtrisée », assure Claude Alphandéry.

Il est ainsi indiqué dans le projet de loi que « seront désormais qualifiés d'entreprises de l'ESS les organismes appartenant statutairement à l'économie sociale traditionnelle (coopératives, mutuelles, associations et fondations ayant une activité économique) mais aussi les sociétés commerciales respectant plusieurs exigences découlant des principes fondateurs de ce secteur : gouvernance démocratique ; recherche d'un but d'utilité sociale; orientation stable des excédents vers des finalités qui ne sont pas le profit mais bien la poursuite pérenne de l'activité de l'entreprise; limitation des possibilités de spéculer sur le capital et les parts sociales ». Ces entreprises pourront solliciter un fonds dédié de 500 millions d'euros de la Banque publique d'investissement (BPI), principalement sous forme de fonds propres.


Source : Observatoire national de l'économie sociale et solidaires (Panorama 2012) / ASKMedia

Des conceptions concurrentes de l'ESS

Au final, le fait que cette loi instaure une reconnaissance forte du secteur de l'ESS fait consensus chez les acteurs qui l'animent. Mais il n'en reste pas moins que de puissants courants idéologiques s'y dégagent. Les nouveaux venus, les entrepreneurs sociaux, représentés notamment par le mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) en France, ou par Ashoka au niveau européen, prônent un modèle fondé sur l'innovation sociale qui se pérennise grâce à des ressources marchandes et non par le concours des pouvoirs publics.

« C'est l'entrepreneuriat au sens de Schumpeter : un entrepreneur porte seul une innovation radicale qui amène le changement et met en mouvement l'économie », explique Jacques Defourny, économiste au Centre d'économie sociale de Liège.La montée en puissance de ce courant à l'origine anglo-saxonne est parfois mal vécue par les opérateurs, car « elle gêne à certains égards le courant traditionnel de l'ESS, qui met davantage l'accent sur l'initiative collective et recherche l'égalité dans le partage du pouvoir de décision », ajoute l'économiste.

Les acteurs traditionnels de l'économie sociale, largement majoritaires en France et en Europe, s'appuient sur des ressources marchandes, publiques et philanthropiques. Les financements publics venant à diminuer, ils demandent, le monde associatif en tête (80% de l'emploi dans l'ESS), que des critères stricts s'appliquent aux entrepreneurs sociaux pour éviter que l'enveloppe de la BPI n'aille vers des entreprises assez lucratives pour attirer des capitaux par d'autres moyens.

Reste qu'en tout état de cause, la loi traite les préoccupations de chacun. Chaque structure historique de l'ESS a d'ailleurs une partie qui lui est dédiée.

« La loi consacre une économie plurielle », constate Elena Lasida, responsable du master Économie solidaire et logiques du marché à l'institut catholique de Paris. Ce qui est, selon elle, « la clé pour que l'ESS change d'échelle ».

En effet, allier dans une démarche collective l'innovation sociale, matière première des entrepreneurs sociaux, et l'encadrement des bénéfices, cher aux tenants de l'économie sociale, ne pourra que favoriser les interactions porteuses de nouveautés.

Autrement dit, il n'y aurait ainsi plus d'un côté une économie réparatrice et, de l'autre, des initiatives individuelles innovantes, diffuses, à l'impact limité.

« L'économie solidaire n'est pas une économie destinée aux pauvres. Sa force réside dans sa capacité à porter des innovations sociales qui créent du lien social », assure Elena Lasida.

L'économiste met cependant en garde contre une ouverture trop large de la définition de l'ESS pour ne pas que « trop de pluralité ne fasse perdre la pureté ».

Car, comme le dit Claude Alphandéry, « nous sommes dans un monde qui n'est pas simplement dominé financièrement par le capitalisme financier, mais aussi idéologiquement ».

Les profits affluents, le risque de dénaturer l'initiative d'origine est grand. Cela s'est d'ailleurs vérifié dans l'histoire : les expériences du socialisme utopique du début du XIXe siècle, dont l'ESS est l'héritière, ont montré que l'abandon de l'utopie originelle a souvent été le premier pas vers la normalisation et l'intégration au capitalisme. La genèse du mouvement était pourtant de rendre le capitalisme obsolète en proposant la mutualisation des risques et des bénéfices, et la solidarité entre les acteurs de l'économie.


Source : Observatoire national de l'économie sociale et solidaires (Panorama 2012) / ASKMedia

Protéger l'ESS contre « la prédation »

À lire également

  • « L’ESS a fait la preuve de son potentiel économique » Benoît Hamon
  • ESS : « Nos dirigeants auront-ils la volonté d'agir ? » (Joseph Stiglitz)
  • "Il n'y a pas d'opposition entre l'ESS et le capitalisme"
  • Anne Hidalgo: "Paris doit devenir la capitale de l'économie sociale et solidaire"

L'ESS marche donc sur des œufs. La question que pose le chercheur en sciences sociales Paul Jorion résume bien le grand défi auquel l'ESS va être confrontée, notamment si une période de reprise économique se présente :

« Est-il possible de protéger suffisamment les projets de l'économie sociale et solidaire qui réussissent contre la prédation qu'exerce le système capitaliste ambiant, et dont ils furent incapables de se protéger autrefois? »

Oui, en étant résolument optimiste.

« L'espoir secret, sans doute, est que la crise qui a débuté en février 2007 aura produit une démoralisation suffisante dans les rangs des ennemis de l'économie sociale et solidaire […] pour qu'elle puisse reprendre son envol », ajoute Paul Jorion.

Il ne manque enfin pas d'avertir les acteurs du secteur :

« Il faudrait alors que nous ayons de notre côté fait de très sérieux progrès dans la résolution des contradictions qui faisaient un jeu d'enfant, pour les adversaires de l'économie sociale et solidaire, de mettre celle-ci sur la touche. »

La balle est désormais dans le camp des acteurs de l'ESS.

Mathias Thépot

Sur le même sujet

  • 1

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 2

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 3

    « C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance

  • 4

    Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?