132.000 : le nombre de postes non pourvus, en hausse au troisième trimestre

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Agent de maîtrise dans l'hôtellerie: un métier toujours recherché en France
Agent de maîtrise dans l'hôtellerie: un métier toujours recherché en France (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le nombre de projets de recrutement abandonnés au troisième trimestre a augmenté. Pour le suivant, les intentions de recrutement se réduisent fortement.

Certaines entreprises ont encore du mal à recruter. Au troisième trimestre, 132.000 postes en CDD et CDI sont restés non pourvus, d'après l'enquête de l'"Observatoire Tendance, Emploi, Compétence" du Medef, qui porte sur 40.000 entreprises du secteur privé. Ce nombre est en "légère augmentation" par rapport à la période précédente, estime l'organisme. Lors de l'enquête publiée en septembre, il apparaissait que 104 341 recherches avaient été abandonnées au deuxième trimestre

Des recrutements menés avec difficultés

Par ailleurs, 165.667 recrutements ont été menés entre juin et septembre, mais avec des difficultés. Principaux obstacles rencontrés: raisons conjoncturelles ou non conjoncturelles comme des problèmes de compétences, absences de candidat, réorientations des priorités de recrutement, redéfinitions de poste, manque d'attractivité de l'offre et/ou de l'entreprise... 

Intentions de recrutements en baisse

En tout, 835.291 procédures de recrutements ont été lancées au 3e trimestre, un niveau stable par rapport à la période précédente. Cependant, le 4e trimestre s'annonce mauvais pour le marché de l'emploi: les intentions de recrutement baissent de plus de 28% pour atteindre 378.970 postes.

Par ailleurs, la baisse des recrutements effectifs se poursuit, passant de 792.802 à 702.601 d'un trimestre à l'autre.

Les métiers qui recrutent

Enfin, les métiers qui recrutent restent les mêmes qu'auparavant: employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie et de la restauration, cuisiniers, conducteurs de véhicules, cadres et technico-commerciaux, ingénieurs et techniciens de l'informatique.

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Pour aller plus loin:

>>  Offres d'emploi non pourvus quelle est la réalité du phénomène? 

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Commentaires
a écrit le 27/12/2013 à 6:38 :
Chiffres bidons du capitalisme qui cherche des esclaves, et à broyer des gens, allez bosser qu'on vous a dit, vous finirez usé, pressé, citron sans le jus, rien que la peau. Et si tu oses te rebeller, y a les crs qui vont t'apprendre à manifester, sauf les bonnets rouges, chouchoutés. Mais quand les banlieues se révoltent , on les mate, quand ce sont des bretons, on leur donne du pognon, va comprendre charles.
a écrit le 25/12/2013 à 11:05 :
faudrait bousculer du côté R.S.A.
Réponse de le 25/12/2013 à 18:26 :
faudrait bousculer du côté de l'inspection du travail
* pour contrôler les règles de sécurité et d’hygiène
* pour contrôler les conditions de harcèlement des patrons voyous
* pour contrôler le travail non déclaré
* pour vérifier les horaires réels imposés aux smicards travailleurs pauvres

y en a des choses à bousculer
Réponse de le 27/12/2013 à 16:31 :
plafonnement des aides sociales à 70% du smic
a écrit le 24/12/2013 à 18:12 :
Je pense qu'il s'agit de statistiques bidons. On ne va pas me faire croire que sur 7 millions de chômeurs, on a 7 millions de fainéants, d'incompétents et autres noms qu'on peut leur donner. Il n'y a tout simplement pas de travail et certaines ne profitent pour offrir des salaires de misère en demandant aux gens d'être des moutons à 5 pattes !!!
Réponse de le 25/12/2013 à 11:03 :
bien résumé, les stats du Medef n'ont aucune crédibilité, elles sont plutôt dans la débilité organisée.
Réponse de le 25/12/2013 à 12:39 :
Il faut aussi relever la médiocrité des cabinets de recrutement, qui font appel à des stagiaires pour trier les candidatures, ou à des scanners stupides pour lire les CV

et à tous ces consultants en recrutement totalement incultes des métiers pour lesquels ils prétendent recruter.

La France est malade du cancer de l'incompétence notoire des recruteurs.

Il faut tirer la chasse d'eau de ces chiots.
a écrit le 24/12/2013 à 17:35 :
En répondant à une annonce de cadre, j'ai dû démissionner d'un poste pour satisfaire à une proposition d'embauche. Après une semaine de présence j'ai fait le constat suivant : mauvaise annonce, dissimulation d'informations importantes par l'employeur lors de l'entretien d'embauche, demande de me maintenir en place pour mes compétences avec un salaire de non cadre.
J'ai quitté l'entreprise au bout de trois semaines, en faisant part de ma colère.
Que certains employeurs apprennent à se poser les bonnes questions et cessent de considérer le monde du ravail comme uniquement du business. Il y a derrière chaque employé, un individu, une famille, une femme, des enfants qui demandent à vivre normalement.
A qui donc la faute des postes non pourvus ?
En attendant, j'ai perdu mon poste précédent et suis donc inscrit au Pole Emploi.
Père de famille avec trois enfants cherche désespérément un employeur SERIEUX...

MANU
Réponse de le 25/12/2013 à 18:28 :
quelle erreur !!!
Il vous fallait rester en poste pour en chercher un autre ... Le monde du travail ne tolère ni franchise ni pragmatisme : vous allez souffrir.
Réponse de le 27/12/2013 à 6:41 :
C'est pas un papy qui va nous apprendre le monde actuel, on est plus en 1980, hein papy, les choses ont changé. Maintenant, comme ya pas de boulot, les boulots qu'ils nous proposent sont ceux d'esclaves, sauf si tu es pistonné , t'as les relations, ou tu es une jolie femme facile :).
a écrit le 24/12/2013 à 14:20 :
Dans l'hôtellerie et la restauration, c'est pas la peine, des salaires de misère, par exemple le travail de nuit non rémunéré à 125% ni le dimanche payé double, des horaires qui ne respectent pas la vie de famille, vaut mieux ramasser les maches du côté de Nantes.
Ce sont des non-emplois tant que les conventions collectives ne seront pas alignées sur l'industrie.
Pour le reste se pose la question des formations, on manque de bouchers, charcutiers, poissonniers.
Mais aussi comme toujours de soudeurs, de techniciens de maintenance.
Pour l'informatique, non beaucoup de chômage.
Réponse de le 24/12/2013 à 14:47 :
Il n'y a pas de problème de formation générale,

ce sont les mauvais patrons qui prétendent tous avoirs des process brevetés, innovants que personne d'autre n'a ... et qui ne veulent pas former leurs salariés à leurs inventions imaginaires.

Le MEDEF UIMM CGPME ne sont pas des syndicats professionnels au sens noble, ce sont des loge groupuscules officines de très vulgaires pleurnichards infantiles et qui n'ont pas atteint la maturité et l'autonomie de gestion de leurs boutiques, boustifailles, ferrailles et dans le BTP en particulier,

tout ça pour légitimer le recours aux travailleurs immigrés, et au travail dissimulé
a écrit le 24/12/2013 à 12:59 :
Le nombre d'annonces fantaisistes et trompeuses d'emplois est en forte hausse,

ces annonces fantaisistes s'expliquent par plusieurs comportements :
* les employeurs qui se font une publicité en passant de fausses annonces

* les employeurs qui passent des annonces déstructurées, par exemple : technico-commercial ou ingénieur de vente avec 5 ans d'ancienneté minimum ... débutants acceptés ! et avec des salaires SMIG ...

* les adhérents du MEDEF qui sont de vrais militants pour créer de toute pièce des statistiques bidonnées

Voilà, les statistiques du MEDEF peuvent se voir réservé la poubelle sans autre effort de lecture inutile.
a écrit le 24/12/2013 à 12:20 :
On relate, le Medef se plaint et ça continue depuis des lustres. Les Allemands ont conservé leur tradition d'un professionnalisme adéquat par des entreprises qui entretiennent l'apprentissage. Les Français, réclament à l'Etat, formation, dégrèvements, subventions....!!!!
a écrit le 24/12/2013 à 10:24 :
Comme toujours, c'est toujours l'hôtellerie et la restauration qui se plaigne de ce manque de main d'ouevre. Il va falloir un jour que ces professionnelles de ce secteur se mettent autour d'une table et réfléchissent pourquoi ils ont autant de mal à recruter et pourquoi encore plus de mal à retenir leur employés. En effet, je ne compte plus le nombre de jeune personnes qui étaient dans ce secteur d'activité et qui l'ont quitté à cause de la pénibilité, des horaires contraignantes, et surtout du salaire de base peu attractif et surtout PEU évolutif sans parler de certaines annonces loufoque exigeant X années d'expériences pour un salaire ne dépassant pas 1,3 fois le smic. Il n'y a que les cuisiniers qui sont payés à leur juste valeur.
Réponse de le 24/12/2013 à 13:14 :
" les cuisiniers qui sont payés à leur juste valeur. " .. Ha bon..?? Been, vous ne connaissez pas le métier, alors. Les CHEFS cuisiniers, oui, mais le cuistot sans étoile : non.
Réponse de le 24/12/2013 à 16:03 :
Un chef cuistot dans un resto moyen gagne normalement bien sa vie et cela pour une raison évidente : Toute la réputation du restaurant repose sur lui et le propriétaire le sait et surtout ils ne se remplacent pas en claquant des doigts. Il y a d'innombrable brasseries en France ou de petits restaurants auquel on mange correctement et je pense que le chef cuistot. Après je ne connais pas les salaires des commis de cuisine ou d'aide cuisinier mais je pense que une fois l'expérience acquise, ils arrivent à avoir un salaire décent.
Réponse de le 26/12/2013 à 10:06 :
Pour le salaire des aides cuisinier, je peux déjà vous répondre. C’est le SMIC, et jamais plus. Et encore, si on compte le nombre réel d’heures effectuées, c’est moins que le SMIC. Bien sûr, travail jours fériés et dimanches compris, pour pas un centime de plus. Peu importe l’expérience. C’est toujours le SMIC.
Ne parlons pas des horaires gênants. Service du midi + service du soir, avec un énorme trou entre les deux. Autant dire que si vous n’habitez pas à côté, la journée devient vite trèèès longue.
Réponse de le 27/12/2013 à 10:13 :
Ha la vache !
Même les apprentis cuisiniers sont exploités ....Hallucinant...
Quel triste époque.
Merci pour votre réponse.
a écrit le 24/12/2013 à 8:19 :
enquête du medef ...
Encore faut-il que le poste demandé ne soit pas un mouton à 5 pattes !!!
Il y a un truc simple à faire : mettre en ligne sur les sites d'offres le nombre de réponses à l'annonce. Ce serait un paramètre alimenté par le recruteur et alors les demandeurs seraient peut-être intéressés par des postes non pourvus.
Que les recruteurs répondent déjà (même pas la négative) aux candidatures qu'ils reçoivent !!!
Réponse de le 24/12/2013 à 10:06 :
Vos propositions sont pleines de bon sens. Quant aux problèmes de compétences, la période d'essai est faite pour cela, non ?
Réponse de le 24/12/2013 à 10:38 :
Pas vraiment, l'obsession de certains recruteurs les poussent à envoyer les CV directement dans la corbeille sans raison apparente.
a écrit le 24/12/2013 à 8:13 :
Normal! On ne paie pas une compétence au rabais avec des horaires qui aide pas pour une vie de famille!!!
Le calcule est vite fait...
Réponse de le 24/12/2013 à 8:32 :
Bien d'accord avec vous !!
Réponse de le 24/12/2013 à 9:30 :
venez dans nos collectivités locales,on embauche a tour de bras et les gens sont très bien traités
Réponse de le 24/12/2013 à 10:30 :
élu ps Emploi improductif payer sur le dos du contribuable,non merci,il y en a suffisamment comme ça.
Réponse de le 24/12/2013 à 11:32 :
Tout à fait d'accord avec Kirk.
élu PS est dans la même idéologie marxiste que nos gouvernants. Ils ne connaissent que la fonction publique et ses avantages déraisonnables payés sur le dos des contribuables.
Réponse de le 25/12/2013 à 18:33 :
Généralement dans les collectivités locales, le poste est déjà pourvu par le réseau.
Réponse de le 26/12/2013 à 10:08 :
Peut-être que ce n’est pas la fonction publique qui a des avantages déraisonnables, mais le privé qui a des désavantages déraisonnables non ?
De l’argent, il y en a, et en masse. Il y en a tellement que les capitaux ne savent même plus où s’investir, d’où les bulles à répétition et la démesure des marchés financiers. Il faut regarder le problème par le bon bout de la lorgnette si l’on veut comprendre ce qu’il se passe.

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