Les petits plaisirs ne connaissent pas la crise

Malgré quelques restrictions budgétaires, les ménages font en sorte de s'offrir des extras, révèle une étude publiée mercredi.
La moitié des Francais se déclare contre l'idée d'arrêter de dépenser pour de petits plaisirs de la vie quotidienne. (Photo: Reuters)
La moitié des Francais se déclare contre l'idée d'arrêter de dépenser pour de petits plaisirs de la vie quotidienne. (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)

En ces temps de crise les Français font grise mine. Attentifs à leurs dépenses (plus de huit Français sur dix consultent régulièrement leur compte bancaire) et économes, ils ne renoncent pas pour autant à quelques extras. Restaurants, sorties, vacances ne sont pas des postes de dépenses impactés. C'est ce que démontre une étude publiée mercredi par BVA pour Cetelem, réalisée auprès de plus de 5.000 personnes.

Le budget vacances reste sacré

Ainsi, près de la moitié des Français économisent pour prendre en charge des frais imprévus, et ce en dehors de leurs livrets d'épargne. 54% d'entre eux se déclarent contre l'idée d'arrêter de dépenser pour de petits plaisirs de la vie quotidienne.

Quant au budget vacances pour l'été, il reste sacré. En large majorité (57%), les Français disent vouloir le préserver. 11% envisagent même de l'augmenter.

Une situation qui reflète la vie quotidienne des Français pour Flavien Neuvy, économiste chez Cetelem:

"Les Français ont un moral qui est faible, les enquêtes de l'Insee le montrent. Comme c'est difficile, (...) on veut encore se faire de petits plaisirs accessibles, comme le restaurant ou partir en week-end", observe-t-il.

Peu d'économies sur le logement

Les coupes budgétaires des ménages s'exercent principalement sur les dépenses de vêtements, les travaux et les achats d'équipement ou de décoration: plus de la moitié de la population en a effectuées au cours des douze derniers mois. Pour baisser leurs consommations, plus de la moitié des Français n'hésitent d'ailleurs pas à réduire l'usage des appareils électroménagers, et les trois quart à adopter une conduite économique en voiture.

En revanche, les économies n'impactent que légèrement le budget logement. Ils ne sont que 17 % à se déclarer prêts à louer une chambre à une tierce personne et 15% à vouloir louer leur domicile pendant leur absence.

La famille, une ressource importante

Crise oblige, les proches sont parfois sollicités pour subvenir aux besoins essentiels. Ainsi un quart des Français ont déjà prêté des liquidités à un proche au cours des douze derniers mois.

Près de la moitié des personnes interrogées seraient d'ailleurs prêtes à revenir vivre chez leurs parents ou grands parents pour des raisons budgétaires.

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