Budget de la Sécurité sociale : le gouvernement repousse les votes à plus tard

Le gouvernement a décidé lundi soir de remettre à plus tard les votes à l'Assemblée sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale, dans un contexte de tension dans la majorité.
Christian Eckert a annoncé lundi soir reporter les votes à l'Assemblée nationale sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale.
Christian Eckert a annoncé lundi soir reporter les votes à l'Assemblée nationale sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale. (Crédits : DR)

A la surprise générale, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert a annoncé lundi soir reporter les votes à l'Assemblée nationale sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale. Il a demandé "la réserve des votes" jusqu'"au moment où (le gouvernement) estimera utile et nécessaire de reprendre les votes".

Une décision qui laisse présager le recours au vote bloqué sur tout ou partie du texte, ce qui permettra de ne retenir que les amendements présentés et acceptés par le gouvernement.

De vives réactions 

Dans les rangs du PS, se trouvaient alors présents de nombreux "frondeurs". La mesure gouvernementale a été aussitôt dénoncée par plusieurs groupes. Pour les écologistes, Jean-Louis Roumegas a parlé de "crise des institutions" et d'un "décalage entre le gouvernement et le Parlement". Jacqueline Fraysse, pour le Front de gauche, a dit sa "surprise" face à un gouvernement qui selon elle "ne recule devant rien".

Dans l'opposition, Francis Vercamer (UDI) s'est demandé "pourquoi" il était là s'il n'y avait aucun vote, tandis que le patron des députés UMP Christian Jacob a évoqué "une situation totalement inédite" et demandé une réunion immédiate de la conférence des présidents de l'Assemblée.

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Commentaire 1
à écrit le 01/07/2014 à 10:39
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Encore un recul social en perspectives, on est des bons! On rembourse les médicaments à 50% contre 80% naguère, on fait une stagnation du PIB hors inflation, dans les droits fondamentaux sur le papier, on fait dans cette Europe immorale qui élimine e...

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