Budget : les contre-propositions de députés PS frondeurs

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Ces élus souhaitent en outre le financement de 300.000 contrats aidés supplémentaires. (Photo : Reuters)
Ces élus souhaitent en outre le financement de 300.000 contrats aidés supplémentaires. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le budget du gouvernement dévoilé lundi ne plaît pas à ces élus, qui estiment que la "politique économique de la France doit rechercher l'efficacité". Ils proposent un "rallumage de la consommation" en soutenant le pouvoir d'achat des ménages.

Des députés PS frondeurs ont dévoilé lundi soir des propositions fiscales et sociales qui divergent de celles présentées par le gouvernement dans son budget rectificatif. Ils proposent une réorientation des textes budgétaires à venir portant au total selon eux sur "1 point de PIB".

"La politique économique de la France doit rechercher l'efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités", préviennent notamment les parlementaires, parmi lesquels figurent Christian Paul, Jean-Marc Germain, Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte ou encore Laurent Baumel. Ils comptent déposer des amendements aux futurs collectifs budgétaires et projets de loi de finances 2015 et 2016.

  • "Rallumer la consommation" en s'inspirant de l'Italie

Pour ces députés, les problèmes économiques de la France proviennent pour partie d'une "insuffisance de la demande". Ils prônent donc un "rallumage de la consommation, obtenu en portant le soutien au pouvoir d'achat des ménages à 16,5 milliards (contre 5 milliards prévus actuellement), à l'image de celui engagé par Matteo Renzi en Italie".

  • Vers une fusion CSG/impôt sur le revenu

"Nous défendons l'idée d'une mesure unique et puissante : la création de taux réduits de CSG pour les classes moyennes et populaires. Les tranches seraient identiques à celles de l'impôt sur le revenu, ouvrant la voie à une fusion ultérieure", expliquent ces parlementaires.

Ils souhaitent en outre le financement de 300.000 contrats aidés supplémentaires.

  • Baisse conditionnelle des cotisations patronales

Ces élus du PS veulent toutefois respecter les objectifs budgétaires. Des marges pourraient ainsi être trouvées via un ciblage du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) ou des baisses de cotisations patronales sous condition.

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Commentaires
a écrit le 24/08/2014 à 10:25 :
Il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique.
a écrit le 10/06/2014 à 13:14 :
Oui on continue comme ce qui est fait depuis 30 ans!!!
a écrit le 10/06/2014 à 10:04 :
Pourquoi faire les choses à moitié : on crée 3 millions de postes de fonctionnaires, et pour financer tout ca, on taxe les entreprises à un taux de 80% du CA (entreprises bénéficiaires ou pas !)... comme ca on pourra faire le bilan avant 2017 !! ...heu, le bilan, il sera même déposé !!
a écrit le 10/06/2014 à 9:48 :
Une étude de la fondation Jean-Jaurès rappelle l'échec de la relance en 1981.

"Rompant avec les politiques précédentes, les socialistes mettent en place une action volontariste de lutte contre le chômage et de relance de la consommation intérieure.

Au cours de l’année 1982, on observe une forte accumulation de déficits : déficit du commerce extérieur, déficit de la balance des paiements courants qui triple entre 1981 et 1982 et déficit des comptes des administrations.

L’écart d’inflation avec les autres pays de l’OCDE et particulièrement avec l’Allemagne reste important, de l’ordre de 10 à 15 %.

Face à cette contrainte et après une troisième dévaluation en l’espace de 18 mois, le pouvoir se convertit subitement à une politique restrictive marquée par les mesures du plan d’accompagnement de la dévaluation du 25 mars 1983.

C’est le « tournant de la rigueur »."

Source
1983 : le « tournant » en question
Fondation Jean-Jaurès
Réponse de le 10/06/2014 à 13:56 :
Jean-Jaurès : ça devait être un dangereux ultra-libéral, celui-là !
a écrit le 10/06/2014 à 9:04 :
La relance de la consommation sera essentiellement utile pour nos voisins mais nous, nous resteront tel quel!
a écrit le 10/06/2014 à 8:20 :
Les mêmes députés qui ont écrasé sous les impôts les ménages et les entreprises veulent maintenant leur rendre du pouvoir d'achat....
Réponse de le 10/06/2014 à 15:58 :
et dire que nous dépendons du bon vouloir" de ces olibrius ! désespérant !
a écrit le 10/06/2014 à 8:16 :
Et si on supprimait le pays? Cela irait plus vite!
Réponse de le 10/06/2014 à 11:47 :
Et si on supprimait plutôt les politiciens inutiles (y en a un paquet) ? Ca irait mieux !
a écrit le 10/06/2014 à 7:53 :
On continue de créer des emplois bidons, on continue de dépenser sans compter.

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