"Notre amie c'est la finance, la bonne finance" (Michel Sapin)

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Mais quelle mouche a donc piqué le ministre des Finances Michel Sapin, lors d'une intervention dimanche aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence ? Tout le monde se souvient en effet de la phrase inverse, prononcée par François Hollande, alors candidat à la présidentielle, lors de son discours fondateur du Bourget en 2012 :
On ne peut faire plus opposé. Michel Sapin, connu pour ses formules alambiquées sur l'inversion de la courbe du chômage lorsqu'il était ministre du Travail, n'en est pas à une provocation près. Et, tout en admettant sa "part de provocation", il s'est expliqué.
Pour lui, la question est de savoir s'il y a une "finance heureuse, au service d'investissement heureux". Sa formule choc est une manière d'y répondre.
Selon lui, il y a encore besoin de régulation financière. "Pour tout ce qui est bancaire, on a bien avancé, pour tout ce qui est extra-bancaire il y a encore du chemin à faire", a-t-il affirmé, faisant référence à la loi bancaire censée séparer les activités d'investissement et de détail des banques. Sur le fond de cette loi, François Hollande a pourtant été très critiqué.
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Interrogé dimanche soir lors de l'émission BFM Politique, le ministre a précisé ses propos et a expliqué ce qu'il entendait par "bonne" et "mauvaise" finance.
Au contraire, pour le ministre, la "bonne" finance est "celle dont nous avons besoin, celle dont l'État a besoin y compris pour se financer lui-même".
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"Surtout dans la période actuelle, nous avons besoin d'une finance qui vienne aider" les entreprises françaises "à se financer", pour créer de la croissance, a dit Michel Sapin. Voilà qui est plus clair.
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