Les aides aux gardes d'enfant favorisent (un peu) l'emploi féminin à partir du 2e enfant
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Recevoir une aide publique pour garder ses enfants incite-t-il réellement les femmes à conserver une activité professionnelle? C'est en partie prouvé à partir du deuxième enfant selon une étude de l'Insee parue ce vendredi. Celle-ci démontre que, depuis l'instauration de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) en 2004, le taux d'activité des femmes, dont le plus jeune enfant est âgé de deux ans, a augmenté de 1,1 points. Cette augmentation, même faible, montre que le revenu joue dans la décision de travailler.
La Paje regroupe plusieurs allocations : prime à la naissance ou à l'adoption, aides à la garde des enfants. Ce regroupement a été accompagné d'une hausse des aides et du plafond de ressources pour l'allocation de base. Cette augmentation a pu atteindre 3500 euros pour les ménages les plus démunis.
Dans cette étude, les rédacteurs notent:
En revanche, la Paje a permis d'augmenter le taux d'activité des mères de deux enfants ou plus (+1,6 points de pourcentage). Majoritairement, cette augmentation s'est traduite par la reprise d'emploi à temps partiel.
Parallèlement, "la présence de jeunes enfants dans le ménage n'a pas d'effet perceptible sur le taux d'activité des pères", pointe l'Insee.
La faiblesse de l'augmentation s'explique par les difficultés persistantes à trouver des modes de de garde pour leurs enfants. En effet, l'Insee confirme que "les places disponibles restent très en deçà du nombre d'enfants d'âge préscolaire".
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Il semble que ce dispositif a surtout incité les couples à faire garder leurs enfants de façon "officielle", afin de bénéficier des aides, plutôt que d'avoir recours à des modes informels. Le taux de recours aux gardes payantes déclarés a ainsi crû de 1,8 points.
Afin d'accroître le taux d'activité des femmes, un gage de croissance selon plusieurs études, le gouvernement songe par ailleurs à utiliser le levier de la fiscalité.
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