Kerviel sera fixé le 4 septembre sur sa demande de sortie de prison

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La cour d'appel de Paris s'est penchée ce mardi sur une éventuelle libération sous bracelet électronique de Jérôme Kerviel, l'ancien trader de la Société Générale condamné pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la banque. Ce dernier sera fixé sur son sort le 4 septembre prochain.
L'avocat général a requis sans surprise le maintien en détention de l'ex-trader, ont indiqué à la presse ses avocats à l'issue d'une audience qui s'est tenue à huis clos et en l'absence de l'intéressé.
Condamné définitivement à cinq ans d'emprisonnement dont trois ferme, Jérôme Kerviel purge sa peine depuis mi-mai à Fleury-Mérogis (Essonne). Il avait obtenu le 1er août son placement sous bracelet mais le parquet d'Evry avait immédiatement fait appel de cette décision d'un juge d'application des peines. Cet appel étant suspensif, l'ancien trader est resté en prison.
Son avocat, David Koubbi, avait exprimé "dépit et consternation" après cet appel, soulignant que son client "ne présente strictement aucun danger" et que son dossier "respectait parfaitement les conditions requises".
Jérôme Kerviel a notamment présenté "une promesse d'embauche dans une société respectable", a expliqué Me Koubbi à l'appui de sa demande, en précisant que son client disposait également d'un appartement. Un placement sous bracelet électronique lui permettrait "d'aller travailler et de rentrer à son domicile le soir", avait résumé l'avocat.
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Après un périple pédestre ultra-médiatisé en Italie pendant lequel il avait fait planer le doute sur son retour en France, Jérôme Kerviel avait été interpellé à Menton (Alpes-Maritimes) le 18 mai et rapidement transféré à Fleury-Mérogis.
La Cour de cassation avait confirmé en mars la condamnation de l'ex-trader à sa peine de prison mais annulé les dommages et intérêts prononcés par la cour d'appel de Paris fin 2012, qui correspondaient à la perte déclarée par la banque, soit 4,91 milliards d'euros.
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Ce volet sera rejugé devant la cour d'appel de Versailles à partir de septembre. Jérôme Kerviel et ses soutiens y voient une justification de leurs accusations contre la Société Générale de manque de contrôle et d'encouragement à la prise de risques inconsidérés.
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