Doutes et inquiétudes. Les organisations syndicales se sont montrées dubitatives jeudi 9 octobre sur l'avenir de la négociation visant à améliorer le dialogue social. La première séance de discussion a simplement permis de dégager un calendrier et soulevé des inquiétudes sur les intentions patronales.
"Sur le fond, nous n'avons pas progressé, et tout ce qui fâche n'a pas été abordé", a indiqué à l'AFP Joseph Thouvenel (CFTC), après deux heures de réunion entre patronat et syndicats au siège du Medef.
Si les discussions n'ont pas vraiment avancé, le document fourni en préambule par le patronat qui affirme que, si la loi doit fixer le cadre général, "l'essentiel de la régulation sociale" devrait se faire au niveau de la branche ou de l'entreprise, inquiète fortement les syndicats.
Cette inversion de la "hiérarchie des normes", consistant à faire de l'entreprise le centre de décision est "un point de blocage", ont-ils fait savoir, au moins au même titre que la question des seuils sociaux, qui n'a pas été abordée frontalement.
Côté patronal, Alexandre Saubot (Medef), a évoqué pour sa part "un dialogue franc et constructif". Il a souligné que les propositions patronales ne portaient que sur le dialogue social dans l'entreprise, et non pas par exemple le temps de travail.
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Le chef de file de la délégation du Medef avait estimé que le dialogue social tel qu'il est pratiqué actuellement "marche sur la tête", critiquant notamment la multiplication des réunions obligatoires.
Les prochaines séances de négociation sont fixées au 30 octobre, 13 et 21 novembre, et 4 et 11 décembre.
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