• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

50 ans de la CFDT: que sont devenus les "gauchistes"?

Photo de Jean-Christophe Chanut

Jean-Christophe Chanut (avec AFP)

Publié le 05 novembre 2014 à 07:00 - Mis à jour le 05 novembre 2014 à 12:59

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La CFDT fête aujourd'hui ses 50 ans en présence notamment du Premier ministre. En un demi-siècle, la centrale syndicale est passée de la "lutte des classes" et "l'autogestion" à un réformisme assumé. Mais la CFDT s'inquiète de la politique pro-entreprises développée par le gouvernement.

La Confédération française des travailleurs (CFDT) fête ce mercredi 5 novembre ses 50 ans! Quelque 1.500 militants et cadres sont attendus cet après-midi à la Mutualité à Paris pour commémorer le passage il y a un demi-siècle de la CFTC à la CFDT, aujourd'hui deuxième syndicat français derrière la CGT et le premier en nombre d'adhérents (environ 860.000). Manuel Valls, le premier ministre, viendra également prononcer un discours.

Ce n'est que justice alors que la CFDT se pose depuis deux ans en fidèle partenaire de la majorité en place. Reste à savoir si la lune de miel va encore durer longtemps... Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, commence à montrer quelques signes d'exaspération envers la politique de l'offre et du « tout pour les entreprises » défendus par le Premier ministre.

C'est lors d'un congrès extraordinaire les 6 et 7 novembre 1964 au Palais des sports de Paris que, sous l'égide d'Eugène Descamps (décédé depuis), ce qui était alors la composante majoritaire de la Confédération françaises des travailleurs chrétiens (CFTC) a décidé de rompre avec la référence au christianisme tandis qu'une minorité a maintenu la CFTC.

Le CNPF inquiet de ce nouveau syndicat de "gauchistes"

La nouvelle CFDT « gauchise » son discours et prône ouvertement la « lutte des classes ». Elle se rapproche du Parti socialiste unifié (PSU) dirigé par Michel Rocard. Elle passe également des accords d'action avec la CGT. L'émergence de ce nouveau syndicat et son rôle durant mai 68 engendreront un grande crainte au sein du CNPF (l'ancêtre du Medef), davantage habitué a gérer les méthodes plus « traditionnelles » de la CGT.

En 1970, la CFDT prônera également « l'autogestion » des entreprises, un thème ardemment défendu par Edmond Maire, élu secrétaire général en 1971. Cependant, au congrès de Brest en 1979, constatant l'échec de l'Union de la gauche, le même Edmond Maire engage un changement de ligne et engage son syndicat dans un processus de « resyndicalisation » qui consiste en une prise de distance avec les partis politiques. La CFDT se recentre alors et se dirige progressivement vers un syndicat réformiste.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

La nouvelle ligne réformiste crée de nombreux remous internes

Ce qui engendrera différentes crises internes. En 1988, juste avant son départ de la centrale, au congrès de Strasbourg , Edmond Maire lancera son fameux « dehors les coucous » - en référence à la minorité de « gauche » qui imitait le hululement durant son discours. De fait, une importante minorité quittera l'organisation pour créer le syndicat SUD.

En 1995, de nouveau, lors de l'élection de Nicole Notat au congrès de Montpellier, l'ambiance fût électrique. La première femme a prendre la tête d'une centrale syndicale était jugée trop réformiste. Et que dire quand, quelques mois plus tard, la même Nicole Notat apporta son soutien à Alain Juppé lors de son grand projet de réforme de l'assurance maladie et des retraites qui provoqua les grandes grèves de l'automne. Dès lors, Nicoale Notat deviendra la souffre-douleur préférée du patron de FO, Marc Blondel.

Rebelote en 2003 quand François Chérèque a soutenu la réforme Fillon des retraites au grand dam de la CGT. Là aussi, des milliers de militants quittèrent l'organisation. Mais la direction de la CFDT a maintenu sa ligne, assumant son réformisme et la nécessité de conclure des accords interprofessionnels avec le Medef. Ce qui est tojours le cas... Jusqu'ici.

La grand-messe, à laquelle participent également deux anciens Premiers ministres, Michel Rocard et Jean-Pierre Raffarin, s'ouvrira par un discours d'Edmond Maire. Trois autres ex-numéro un , Jean Kaspar, Nicole Notat et François Chérèque seront également présents.

Laurent Berger compte interpeler Manuel Valls

Invitant le Premier ministre, Laurent Berger entend lui demander si "la démocratie politique reconnaît la démocratie sociale et le rôle du syndicalisme". Manuel Valls "a répondu présent, tant mieux", a affirmé le leader syndical, invité de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), mardi 4 novembre.

La CFDT, qui a tenu en juin son 48e congrès à Marseille, "est en bonne santé", a affirmé Laurent Berger "mais cela ne me satisfait pas, dans un contexte global, économique social et même politique très dégradé", a-t-il dit. Selon lui, la situation de la démocratie "est aujourd'hui grave", avec un Front national "très ancré", contre lequel le syndicat entend "agir".

Le leader de la CFDT qui depuis le début du quinquennat a approuvé les grandes réformes sociales- marché de l'emploi, retraites, formation professionnelle, pacte de responsabilité- a reconnu des "avancées" en matière de dialogue social depuis deux ans et demi.
Mais, "depuis quelque temps", le secrétaire général de la CFDT lance "des alertes" au gouvernement pour qu'il ne déséquilibre les rapports de force en faveur du patronat.
"Je dis stop quand le patronat demande une revoyure de la convention chômage ou un contrat de travail unique", explique Laurent Berger, alors que Manuel Valls verrait plutôt ces mesures d'un bon œil.

De même, Laurent Berger est très attentif au sort réservé au compte pénibilité prévu par la réforme des retraites et qui doit en partie se mettre en place à compter du 1er janvier 2015. Mais le dispositif reste très contesté par les trois organisations patronales Medef, CGPME et UPA qui déploient un important lobbying pour le reporter sine die.

"Dans le climat délétère aujourd'hui, on a besoin de plus de dialogue social", a prévenu le leader de la CFDT qui a exhorté le Premier ministre à mettre "sous pression le patronat" pour qu'il tienne ses engagements" sur le pacte de responsabilité.

"Je demande au Premier ministre d'être ferme", a insisté le leader syndical.
Depuis 50 ans, la CFDT reste fidèle à sa vision réformiste de "transformation sociale", toutefois "le contexte est différent", a-t-il souligné. "Sous les 30 glorieuses, il s'agissait de partager les fruits de la richesse" mais "aujourd'hui, avec 5 millions de chômeurs, la cohésion sociale est menacée".

À lire également

  • La CFDT veut prendre ses distances avec le gouvernement
  • "Les salariés attendent aujourd'hui que le pacte de responsabilité soit opérationnel" (CFDT)
  • Laurent Berger (CFDT) contre une extension du travail du dimanche
  • Le "oui mais" de la CFDT à la réforme des retraites
  • Coup de froid entre la CGT et la CFDT sur fond d'agitation sociale

Il n'empêche que la CFDT est inquiète de la dérive social-libérale du gouvernement Valls. Elle espère que les résultats économiques vont bientôt venir. Sinon, la centrale risque de payer cher - électoralement, mais aussi en perte de militants - sa trop grande proximité avec le pouvoir.

Jean-Christophe Chanut (avec AFP)

Sur le même sujet

  • 1

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 2

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 3

    « C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance

  • 4

    Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?