Quand les industries électriques, électroniques et de communication se mobilisent pour la croissance

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A l'Assemblée nationale, la Fédération des Industries électriques, électroniques et de communication a présenté son dicument stratégique
A l'Assemblée nationale, la Fédération des Industries électriques, électroniques et de communication a présenté son dicument stratégique (Crédits : Reuters)
Ce mardi à l'Assemblée nationale se sont tenues les Assises de la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) au cours desquelles un document stratégique sera présenté. Six défis ont été identifiés. Y répondre permettrait de créer plusieurs milliers d'emplois.

Elles sont partout ! Elles sont sont au centre des enjeux de demain, de la mobilité au développement durable en passant par la communication et les objets connectés. Elles, ce sont les industries électriques, électroniques et de communication. Pour mobiliser les pouvoirs publics, les institutions et aussi l'opinion, la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) a organisé ce mardi ses Assises à l'Assemblé nationale. Une initiative saluée par François Brottes, le président de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. "Nous avons besoin des interprofessions pour déterminer une approche globale capable de faire naître des solutions pour accélérer la sortie de crise et préparer au mieux la croissance demain", a-t-il déclaré.

Au cours de cet événement, la Fédération présente un document stratégique qui met en perspectives le développement de ses industries.

Six défis à relever

La FIEEC a identifié six défis à relever, "six mutations structurantes pour la société", comme l'a précisé Gilles Schnepp, le président de la FIEEC : la transition énergétique, l'allongement de l'espérance de vie, l'urbanisation croissante,  mieux produire en France, la santé de nos concitoyens et bien vivre chez soi.

" Il est impératif d'entrer de plein pied dans le XXIème siècle et de bien capitaliser sur le ressort positif des industries électrotechnologiques en vue de garder une longueur d'avance dans le nouveau concert des Nations. Ceci suppose de regarder la construction d'une dynamique économique et sociale qui ne soit pas exclusivement fondée sur les recettes du passé, la vision classique des filières ou des acteurs en place. Il nous faut décloisonner encore plus les filières autour des marchés et besoins sociétaux à venir, ne pas avoir peur du changement et créer ensemble, avec tous les acteurs pertinents, les nouveaux relais de croissance vertueux pour notre pays ", explique la FIEEC dans ce document.

Des milliers d'emplois à la clé

Les réponses à ces défis auraient un impact macroéconomique. Selon les calculs de la FIEEC, qui s'est appuyée sur ses propres travaux et ceux des syndicats professionnels et de l'observatoire paritaire de la métallurgie, " les gains de compétitivité et de productivité à attendre des électrotechnologies et des nouveaux produits et services qui en résultent sont importants pour notre profession et pour l'ensemble de l'économie nationale. Il semble en particulier possible d'estimer que le potentiel de création d'emplois du secteur est de l'ordre de 30.000 à 50.000 à l'horizon 2020, soit un global de 75.000 à 90.000 emplois mobilisés directs, indirects et induits ", avance la FIEEC.

Selon les estimations de publiées fin 2013 par l'Etat et la plateforme « Objectif Fibre, le seul déploiement de la fibre optique mobilisera à lui seul près de 20.000 emplois en 2022. A condition de trouver la main d'oeuvre qualifiée.

Le rôle de l'Etat

En effet, ces estimations, pour qu'elle se concrétisent, nécessitent le soutien de l'Etat, tout particulièrement dans le domaine de la formation. "Certaines filières se plaignent de ne pas trouver la main d'oeuvre adéquate", constate Rudy Provoost, le président directeur général de Rexel, obligeant les entreprises à prendre en partie en charge cette formation. Académies, instituts, ateliers et divers partenariats divers dans des lycées professionnels fleurissent aux quatre coins de France pour former les jeunes aux métiers de la filière. "L'Education nationale ne s'est pas encore rendu compte du 'marché' en termes d'emplois que représente l'ensemble de nos secteurs", observe Patrick Bertrand, le directeur général de Cegid.

Le poids de la commande publique

Un soutien financier est-il également désiré ? Au regard de la situation des finances publiques, la question se pose différemment. Les intervenants aux débats, dont Luc Rémont, le président de Schneider Electric France, ont souligné la capacité de la puissance publique à réglementer et à créer des normes. Une simplification est donc réclamée. L'importance de la commande publique est également soulignée, notamment pour "rendre vivant" les bâtiments. Une modernisation, une connexion des immeubles appartenant à la puissance publique, tous niveaux confondus, - elle détient 45% du bâti national - lui permettrait de faire de sérieuses économies de fonctionnement en réduisant par exemple sa facture énergétique.

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Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 13:10 :
Vu comment les gens sont conservateurs dans cette industrie, on n'est pas rendu... Il est effectivement temps qu'ils se rendent compte qu'on n'est plus dans les années 90. Vous voulez savoir comment fonctionnait les entreprises il y a 20-25 ans ? Demandez aux boites qui font de l'électronique ! Eux ils n'ont pas vu le changement :D
a écrit le 25/11/2014 à 21:10 :
"30 000 à 50 000 emploi"??? vous voulez plutôt dire 200 000 à 500 000 emplois en chine ! La France ne produits plus ce type de produit, les chinois sont bien moins cher.
a écrit le 25/11/2014 à 12:31 :
"Quand les industries électroniques se mobilisent pour la croissance"

Rectification. Quand les industries électroniques se mobilisent pour les industries électroniques. Si la France entière doit bruler pour qu'ils fassent un centime de plus, ils n'hésiteront pas. Ils n'ont que faire de "la croissance" ou autre. Ce que tout capitaliste veut, c'est accumuler du capital. C'est pas moi qui le dit, c'est le cours d'intro a HEC Paris qui dit ca.

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