Services à domicile : "La politique sociale ne prend pas en compte l'emploi"

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L'emploi à domicile qui concerne 3,6 millions particuliers et 1,6 millions salariés a subi une augmentation globale de 12% du coût de l'emploi depuis que les allègements de charge pour les personnes employant à domicile ont été supprimés, selon la présidente de la Fepem.
L'emploi à domicile qui concerne "3,6 millions particuliers et 1,6 millions salariés" a subi "une augmentation globale de 12% du coût de l'emploi depuis que les allègements de charge pour les personnes employant à domicile ont été supprimés", selon la présidente de la Fepem. (Crédits : reuters.com)
À l'occasion des premiers États généraux de l'emploi à domicile, ce lundi, Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des particuliers employeurs de France demande au gouvernement un allègement des charges renforcé pour encourager un secteur vecteur d'emploi et lutter contre le travail au noir.

"Nous disons stop à la complexité, stop au fait qu'on segmente aujourd'hui à travers une politique sociale qui ne prend pas en compte la politique de l'emploi. Plus personne n'y comprend plus rien entre les enfants de moins 6 ans et de plus 6 ans, les personnes âgées dépendantes et celles qui ne le sont pas tout à fait [...] qui impliquent des aides fiscales différentes pour les employeurs à domicile. On est tous employeurs, on a le même coût de l'emploi: l'allègement de charge doit être universel."

Ainsi, Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des Particuliers Employeurs de France (Fepem), explique, dans une interview publiée sur le site de L'Opinion, vouloir "faire contrepoids" à l'occasion de ces premiers États-généraux de l'emploi à domicile. Lesquels se tiendront lundi 8 décembre à partir de 14 heures au Conseil économique, social et environnemental (CESE), au palais d'Iéna (Paris 16e).

Travail au noir

L'emploi à domicile qui concerne "3,6 millions particuliers et 1,6 millions salariés" a subi "une augmentation globale de 12% du coût de l'emploi depuis que les allègements de charge pour les personnes employant à domicile ont été supprimés. En outre, d'après la présidente, "20 millions heures déclarées ont été perdues l'année dernière", au profit du travail du travail au noir.

Elle déplore ainsi :

"Dans notre secteur on ne licencie pas. On crée un autre dispositif qui échappe à l'État et s'appelle 'travail illégal'."

"On peut créer de l'emploi"

Pour Marie-Béatrice Levaux, qui sera confrontée au ministre du travail François Rebsamen entre autres, c'est la première fois "que nous portons politiquement notre secteur  devant les politique publiques. Cette société civile peut s'organiser pour faire contrepoids".

Et de renchérir: "Le secteur recrute et intègre les populations les plus éloignées de l'emploi. Nous venons dire aux politiques publiques qu'on peut s'organiser créer de l'emploi."

  >>  Lire aussi Les Français ont de moins en moins recours à l'emploi à domicile

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Commentaires
a écrit le 10/12/2014 à 11:01 :
Pour revenir sur le sujet de fond, c'est à dire baisser les charges des employeurs privés, c'est non. La loi a été modifiée et c'est bien. Tous les employeurs doivent payer les mêmes charges, mais si elles baisent c'est pour tout le monde. Entreprise, auto entrepreneur et particulier. Arrêtons de mettre les uns contre les autres!
Je gère une coopérative d'artisans de SAP; nous travaillons très bien avec de vrais professionnels et des prix très étudiés.
a écrit le 09/12/2014 à 9:49 :
@That is the question :

Il existe certaines solutions moins coûteuses que le travail au noir : un auto entrepreneur (dont l'un d'entre vous parlait plus bas) peut faire bénéficier d'une réduction d'impôt de 50% sur les prestations fournies à son client... Finalement, les services à la personne deviennent très abordables!!
Ne serait-ce pas plutôt un manque d'informations sur les systèmes existants?
a écrit le 08/12/2014 à 17:39 :
la bonne qustion est :
Combien faut-il gagner en brut, lorsqu'on paye 25% de charges socieles et 48% d'impot sur le revenu, pour se payer un employé de maison 1500 euros avec les charges sociales?
La réponse est :
On pratique le travail au noir et si on est courageux comme moi, on y renonce et on se partage les taches en famille.
a écrit le 08/12/2014 à 17:35 :
Au niveau de chômage actuel, je n'ai jamais compris que l'on ne fasse pas un plan d'urgence comme on sait le faire dans d'autres domaines. Qui connait réellement le cout réel du chômage entre indemnités, allocations, exonérations diverses et les effets induits sur fiscalité, éducation, santé, délinquance, moral, vie bloquée, jeunesse, etc ... La somme est surement d'un niveau extraordinaire et insoupçonné.
Un plan d'urgence consisterait en une mesure accordée sur x années avec un engagement des principaux partis (à cause des changements de majorité). En particulier dans ce plan d'urgence serait la détaxe, le non chargement de charges et l'absence de crédits d'impôts côté employeur de tous les emplois à domicile, maison de retraite, crèches, suppléments scolaire, etc ... Avec le résultat que des nouveaux employeurs existeraient, d'autres dépenseraient moins mais dépenseraient ailleurs et que l'on commencerait à résoudre le problème de l'Alzheimer boom qui ne fait que suivre le baby boom. La dépendance des anciens devient un gros problème ... couteux. En réalité et au point où nous sommes: le risque est où ?
a écrit le 08/12/2014 à 14:17 :
Vu le peu de moyens mis en oeuvre par l'Etat français (de gauche ou de droite) pour lutter contre le travail au noir, je suis content qu'il existe des systèmes comme Helpling ou Uber qui permettent aux gens, via le statut d'autoentrepreneur, de travailler tout en étant déclarer.
N'oublions pas qu'ils existent des alternatives !!
a écrit le 08/12/2014 à 13:28 :
Les emplois non-délocalisables devraient être taxés et "chargés" le moins possible, y compris en TVA! Restauration, tourisme, emploi à domicile, aides à la personne...
Par contre, la TVA notamment devrait grever lourdement les productions majoritairement importées!
a écrit le 08/12/2014 à 12:35 :
Le gouvernement socialiste préfère payer les gens à rien faire en les asservissant avec le RMI, RSA, etc... Plutôt que de faire confiance au marché du travail ... Et perdre son statut d'état providence bolchevique..
Liberté n'est pas un mot de gauche !
Réponse de le 08/12/2014 à 12:59 :
Ni de droite. Ils ont gouverner durant dix ans. Pour quel résultats?

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