Assurance maladie : des dépenses en hausse dues à de nouveaux médicaments onéreux

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Les remboursements de produits de santé ont connu une croissance très fote à +4,9% en 2014, après +1,1% en 2013.
Les remboursements de produits de santé ont connu une croissance très fote à +4,9% en 2014, après +1,1% en 2013. (Crédits : reuters.com)
Les dépenses du régime général de l'Assurance maladie ont progressé de 3,1% en 2014. L'arrivée de nouveaux médicaments contre l'hépatite C ont impliqué des remboursements plus élevés. Les laboratoires reverseront toutefois des sommes compensatoires à la Caisse nationale d'assurance maladie.

La loi pour le financement de la sécurité sociale votée en 2013 avait fixé un objectif national de dépenses de l'assurance maladie pour l'ensemble des régimes à 178,3 milliards d'euros en 2014. Celui-ci devrait être respecté, indique-t-on du côté du ministère de la Santé.

Ainsi, en 2014, "les remboursements de soins du régime général ont progressé de 3,1%, dont 3,6% pour les remboursements de soins de ville", a indiqué la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), lundi 26 janvier. Elle note en particulier "une croissance très forte des remboursements des produits de santé" (médicaments et dispositifs médicaux): +4,9% en 2014, après +1,1% en 2013.

Le Solvadi a creusé les "dépenses médicamenteuses"

Dans le détail, si "les remboursements de médicaments délivrés en ville décroissent faiblement" en 2014 (-0,6%), les remboursements de médicaments prescrits en ville et délivrés à l'hôpital augmentent de près de 70%. Cette hausse est "intégralement liée à l'arrivée de nouveaux médicaments efficaces et onéreux" contre l'hépatite C, début  2014, assure la Cnam. Le prix de l'un d'entre eux, le Sovaldi, du laboratoire américain Gilead, a été renégocié par le gouvernement en novembre dernier, pour atteindre 41.000 euros pour 12 semaines de traitement, contre 57.000 auparavant.

Mais la facture finale liée à l'hépatite C, notamment, devrait baisser "significativement" pour l'assurance maladie, souligne-t-on au ministère de la Santé. Les laboratoires doivent en effet reverser la différence entre les prix provisoires initialement pratiqués et le tarif finalement fixé. Par ailleurs, dans le cadre d'un mécanisme de régulation déjà existant, renforcé pour ces traitements, les laboratoires doivent aussi reverser certaines sommes dès que les dépenses de l'assurance maladie dépassent un certain seuil. Au total, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros, selon Les Echos.

Les soins de médecine générale en augmentation

Les remboursements des autres produits de santé, comme les dispositifs médicaux, enregistrent "une progression encore soutenue" (+6%, contre +6,9% en 2013).

En outre, les dépenses de soins de médecine générale ont augmenté de 3% (contre 2,8% en 2013), en raison notamment de "versements plus importants" qu'en 2013 au titre de la rémunération sur objectif de santé publique ou de la majoration de la consultation pour les personnes âgées. Mais "les remboursements des seules consultations" chez le généraliste ont, elles, baissé de 1,3%, souligne la Cnam.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2015 à 9:08 :
et les cures thermales pour les bénéficiaires de l'AME
a écrit le 27/01/2015 à 18:04 :
Avant que l'état fasse e genre de reproche il faudrait déjà que la sécunous rembourse... Or a leur actuelle et vu les remboursements, mieux vaut avoir une mutuelle plutôt qu'une sécu... Sas parler des 1 euro/doc et 0.5€/boite...
a écrit le 27/01/2015 à 13:15 :
Les médicaments sont (plus ou moins) remboursés par la sécu, c'est-à-dire par les cotisations des contribuables. L'État étant donc partie prenante dans les résultats des entreprises pharmaceutiques, je ne comprends pas pourquoi l'État ne participerait pas aux bénéfices ? Dans le cas contraire, l'État pourrait rembourser beaucoup moins, ce qui ferait forcément chuter les prix des médicaments. Dans les deux cas, le contribuable s'y retrouverait :-)
a écrit le 27/01/2015 à 13:07 :
le monde médical a envahi la politique...il f
a écrit le 27/01/2015 à 10:58 :
l'arrivé des génériques augmente le prix des nouveaux médicaments car désormais la marge du laboratoire repose uniquement sur eux et pour un temps très court.
a écrit le 27/01/2015 à 9:46 :
Le prix du médicament est déterminé en fonction du service supposé rendu et non du cout de fabrication!!!!peut-on espérer une fin à cette escroquerie organisée?
Réponse de le 27/01/2015 à 10:55 :
grâce à votre critère des médicaments sont retirés du marché car non rentable.

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