Environnement: Barack Obama veut rompre avec la politique de George Bush
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"Les jours où Washington traînait des pieds sont révolus. Mon administration ne niera pas les faits. Ces faits guideront notre action". Le message est clair et la critique à peine voilée. Barack Obama souhaite modifier en profondeur la position de son prédécesseur, George W Bush, matière de lutte contre le changement climatique. Alors que ce dernier avait toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effets de serre, le nouveau président américain veut que son pays mène le combat international contre le réchauffement climatique, appelant à une "coalition véritablement mondiale" contre le phénomène.
Le président américain a ainsi annoncé des mesures pour réduire les émissions de gaz à effets de serre par les véhicules. "Nous allons commencer à appliquer de nouvelles normes aux véhicules de l'année 2011, de sorte que nous consommerons moins de pétrole et que les familles disposeront de voitures et de camions plus propres et plus efficaces", a-t-il expliqué. L'objectif est de contraindre les constructeurs automobiles américains à réorienter leurs productions vers des véhicules moins gourmands en carburant. En 2020 au plus tard, la consommation moyenne du parc automobile devra être ramenée à 56 kilomètres pour 3,78 litres.
Dans ce cadre, Barack Obama a demandé à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) d'autoriser l'Etat de Californie à fixer des quotas plus stricts d'émissions de gaz à effet de serre, une option que l'administration Bush avait toujours écartée. Une décision applaudie par le gouverneur de l'Etat américain le plus peuplé. "Permettre à la Californie et à d'autres Etats de réduire fortement leurs propres émissions de gaz automobiles polluants constituerait une victoire historique pour la pureté de l'air et pour des millions d'Américains qui souhaitent des voitures plus économes et respectueuses de l'environnement", a expliqué Arnold Schwarzenegger.
Le président américain souhaite par ailleurs réduire la dépendance énergétique des Etats-Unis, en particulier vis-à-vis du pétrole, qu'il considère comme une menace pour la sécurité nationale. "L'Amérique ne sera pas l'otage de ressources déclinantes, de régimes hostiles et du réchauffement de la planète", a-t-il indiqué. Barack Obama a cependant souligner qu'un tel changement prendrait du temps. Pour y parvenir pour rapidement, le département d'Etat devrait nommer un "Mr Environnement" chargé de porter la bonne parole américaine à l'étranger sur les changements climatiques. Le nom de Todd Stern, ancien membre de l'équipe présidentielle de Bill Clinton, est le plus couramment cité.
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