SPECIAL G20 : l'opinion de 20 patrons
Éric Chol, avec l'ensemble des services de la rédaction La Tribune
Éric Chol, avec l'ensemble des services de la rédaction La Tribune
Pittsburgh, acte 3. Il y a un an, le tsunami financier traversait la planète, secouant les Bourses, renversant les banques et paralysant l'économie du monde. La bulle financière explosait, sous le regard interloqué des gouvernements, qui, dans l'urgence, donnaient naissance au G20. Certes, l'instance existait déjà depuis 1999, mais elle était peu connue, restant limitée à des cénacles de grands argentiers.
Le 15 novembre 2008, les chefs d'État et de gouvernement réunis à Washington lui donnent une nouvelle dimension, ringardisant le G8, le club des pays riches créé en 1976 et désormais trop étriqué pour traiter de la gouvernance économique planétaire. Il faut alors arrêter l'hémorragie financière en nationalisant des banques et en bâtissant des plans de relance spectaculaires. En cet automne 2008, le premier sommet du G20 s'achève sur une lueur d'espoir, et rendez-vous est pris à Londres en avril 2008.
Sous l'impulsion du Premier ministre Gordon Brown, les 20 dirigeants des pays émergents et industrialisés s'entendent alors sur un programme pour purger la finance mondiale. Nouveau succès, mais il reste à traduire les engagements de Londres en véritables réformes. C'est précisément l'objet de ce troisième sommet ouvert hier à Pittsburgh. Au moment où les premiers signaux de reprise se multiplient et où la confiance des industriels rebondit, ce nouveau G20 doit se traduire par des actes concrets. C'est clairement le souhait des vingt décideurs français, sollicités par « La Tribune » : ils attendent que sortent de Pittsburgh des décisions susceptibles de remettre à l'endroit le monde de la finance. Il reste encore quelques heures aux dirigeants du G20 pour ne pas les décevoir.
Éric Chol, avec l'ensemble des services de la rédaction La Tribune
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