Le nouveau gouvernement allemand promet d'importantes baisses d'impôt

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Angel Merkel s'est engagée samedi à relancer l'économie allemande par des baisses d'impôt, tout en restant dans le flou sur leur financement. Au total, 24 milliards d'euros d'allègements fiscaux sont attendus.

"Nous devons accepter un nouvel endettement exceptionnellement élevé". Voila résumée par Wolfgang Schäuble, le nouveau ministre des Finances allemand, la volonté du nouveau gouvernement, qui entrera en fonction la semaine prochaine, un mois après les élections législatives du 27 septembre remportées par les conservateurs CDU/CSU et les libéraux du FDP.

Quelques heures après la conclusion d'un accord de gouvernement entre la nouvelle coalition, Angela Merkel s'est en effet engagée ce samedi à relancer l'économie allemande par des baisses d'impôt, tout en restant dans le flou sur leur financement. "Les discussions n'ont pas toujours été faciles. Mais elles ont montré que nous prenons au sérieux les défis qui nous attendent et que nous affronterons avec courage et envie", a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse.

La baisse des impôts constitue le coeur du programme de gouvernement de coalition, mis au point après des semaines de tractations. Les deux parties se sont accordées sur une réduction d'impôts d'un montant de 24 milliards d'euros par an à partir de 2011, plus que le plafond de 20 milliards fixé par Angela Merkel mais moins que ce qu'espérait le FDP.

Les avantages fiscaux bénéficieront principalement aux foyers à bas et moyens revenus, ainsi qu'aux familles nombreuses. Ils concerneront également les entreprises et les droits de succession ce qui, selon Angela Merkel, créera les conditions d'une reprise économique. Les experts économiques ont exprimé leur scepticisme quant au financement de la baisse des impôts, alors que le pays est confronté à un déficit budgétaire qui va grandissant. La dette publique atteint elle déjà plus de 1.500 milliards d'euros.

Du coup, le retour à l'équilibre budgétaire n'est pas prévu avant 2013, a expliqué Wolfgang Schäuble, dans un entretien au quotidien Welt am Sonntag. "Le plus important c'est d'abord de bien surmonter cette grave crise économique", a-t-il indiqué. "Il ne fait aucun sens de parler de mesures d'économies à l'heure où l'on doit donner des impulsions économiques"

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Commentaires
a écrit le 27/10/2009 à 16:59 :
D'accord avec JO. S'il y a des déficits la cause en est à une mauvaise gestion et aux nombreux gaspillages.
a écrit le 26/10/2009 à 9:28 :
L'Allemagne a l'intelligence de mettre tout en oeuvre pour passer la tempete (baisser les voiles)... NOTRE PRESIDENT, AU CONTRAIRE, AUGMENTE LA VOILURE..... !! Ne pourrait on pas faire comme dans une emission "On a echangé nos Mamans" à renommer: " On a echangé notre gouvernement"
a écrit le 26/10/2009 à 5:38 :
Qu'est-ce que c'est que ces Jean-foutres qui se permettent de donner des leçons à la "république française" en matière budgétaire? Puisque l'Allemagne est de nouveau sur les rails, nos voisins ne pourraient-ils nous prêter Angéla MERKEL pour remettre de l'ordre dans nos finances, notre Parlement et notre Gouvernement montrant une totale incompétence dans ce domaine? Je veux bien la payer au tarif de Daniel BOUTON
a écrit le 26/10/2009 à 5:25 :
Même l'Allemagne, pourtant 1ere de la classe en Europe piétine. Bravo aux experts économiques allemands ou Français dont les réponses sont souvent critiques sans rien apporter de valables en échange. S'il y a des des déficits, c'est que la gestion et/ou la politique est mauvaise et elles nous ont entrainé dans la crise. Comme quoi, aucun modèle économique n'est parfait car ils sont tous extrêmes .

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