Les consommateurs américains retrouvent bon moral

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La confiance des consommateurs américains a augmenté plus que prévu en avril, selon l'indice du Conference Board, qui s'est établi à 57,9. Et les prix des logements se sont redressés dans les vingt plus grandes agglomérations américaines, selon l'indice Standard and Poor's/Case-Shiller.

La confiance du consommateur américain s'est nettement améliorée en avril pour atteindre son niveau le plus haut depuis septembre 2008 grâce à un plus grand optimisme sur le marché de l'emploi, selon l'indice de l'organisation patronale Conference Board publié ce mardi. Cet indice ressort à 57,9 en avril contre 52,3 (révisé) en mars. Il n'avait plus atteint ce niveau depuis septembre 2008 qui correspond à la faillite de la banque américaine Lehman Brothers. Les analystes l'attendaient de 53,5 à 53,7.

L'indice des anticipations ressort à 77,4, au plus haut depuis octobre 2007, contre 70,4 en mars. L'indice d'évaluation de la conjoncture du moment s'est également amélioré, atteignant 28,6, au plus haut depuis mai 2009, contre 25,2 en mars. La proportion de ceux qui trouvent qu'un emploi est difficile à trouver recule de 46,3% à 45%, tandis que celle de ceux qui jugent qu'il est facile de décrocher un emploi remonte à 4,8% contre 4% en mars.

Par ailleurs, les prix de l'immobilier résidentiel outre-Atlantique ont encore légèrement diminué en février mais ils ont enregistré leur première hausse en rythme annuel depuis plus de trois ans, montre ce mardi l'enquête mensuelle Standard & Poor's (S&P)/Case Shiller. L'enquête montre toutefois que les prix pourraient repartir à la baisse avant de s'orienter durablement à la hausse, explique S&P. La légère remontée des prix en février peut être attribuée à l'expiration, le 30 avril, d'un crédit d'impôt attribué à certains acquéreurs.

L'indice composite, calculé sur la base des prix dans vingt métropoles du pays, affiche un recul de 0,1% par rapport à janvier en données corrigées (CVS), un chiffre conforme au consensus des économistes, après huit mois de hausse. En données brutes, les prix ont diminué de 0,9% d'un mois sur l'autre alors que le marché tablait sur un repli de 0,3% seulement. Ils avaient baissé de 0,4% en janvier.

En rythme annuel, les prix dans les vingt grandes agglomérations concernées, comme ceux des dix principales, enregistrent leur première hausse depuis décembre 2006, de 1,4% et 0,6% respectivement.

"Ces données signalent un risque de voir les prix immobiliers décliner encore avant d'enregistrer une hausse soutenue", a déclaré dans un communiqué David M. Blitzer, président du comité des indices de S&P. "Il est trop tôt pour dire que le marché du logement se reprend", selon lui.

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