La confiance des promoteurs immobiliers américains tombe à son plus bas niveau depuis un an

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
La confiance des promoteurs immobiliers américains a reculé davantage que prévu en juillet. L'indice ressort à 14 alors que les analystes en attendaient 16. Retrouvez également les dernières statistiques immobilières américaines.

La confiance des promoteurs immobiliers américains a reculé davantage que prévu en juillet. Il est tombé à son plus bas niveau depuis plus d'un an. L'indice NAHB/Wells Fargo du marché résidentiel a perdu deux points pour ressortir lundi à 14, soit son plus bas niveau depuis avril 2009. Il s'agit du deuxième recul consécutif de l'indice.

Les économistes avaient anticipé un repli moins important, à 16. Pour juin, l'indice a été révisé à 16 après une estimation initiale à 17. Un chiffre inférieur à 50 signifie que les professionnels jugeant que la conjoncture du secteur est défavorable sont plus nombreux que ceux qui la jugent bonne. L'indice NAHB évolue sous ce seuil de 50 depuis avril 2006.

Retour sur les dernières statistiques immobilières publiées :

Promesses de vente en baisse de 30% en mai
Les promesses de vente dans l'immobilier ancien, publiées le 1er juillet, ont chuté de 30% en mai, soit nettement plus que prévu, après l'expiration fin avril d'un crédit d'impôt très populaire, a annoncé l'Association nationale des agents immobiliers (NAR). Son indice, calculé sur la base des contrats signés en mai, est tombé à un point bas record de 77,6 contre 110,9 en avril. Les économistes attendaient une baisse de 12,5%.

Recul de 0,2% des dépenses de construction en mai
Les dépenses de construction, publiées le 1er juillet, ont diminué de 0,2% en mai, un recul moins important que prévu, à 841,9 milliards de dollars en rythme annualisé. Elles avaient augmenté de 2,3% en avril selon les données révisées, leur plus forte progression mensuelle depuis près de dix ans. Les économistes anticipaient en moyenne une baisse de 0,8% de ces dépenses. Les dépenses privées, elles, ont reculé en mai de 0,4% après deux mois de progression.

Hausse des prix des maisons individuelles en avril
Les prix des maisons individuelles, publiés le 29 juin, ont augmenté de 0,4% en avril en données CVS à la faveur des dernières ventes avant l'expiration d'un crédit d'impôt, montre l'indice S&P/Case-Shiller. Sur un an, l'indice affiche une hausse de 3,8%.  "Les chiffres des stocks et l'activité des faillites n'ont pas montré de signe d'amélioration", note David Blitzer, chez S&P. "Un soutien cohérent et soutenu de l'immobilier à la croissance économique pourrait devoir attendre l'année prochaine."

Chute record des ventes de logements neufs en mai
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis, publiées le 23 juin, ont reculé plus fortement qu'attendu en mai pour tomber à un plus bas record avec la fin d'un crédit d'impôt lié à l'immobilier, montrent les statistiques officielles publiées mercredi, accentuant ainsi les craintes d'un ralentissement de la reprise économique.  Ces ventes ont chuté de 32,7% à 300.000 en rythme annualisé, contre 446.000 (révisé) en avril, mettant ainsi fin à deux mois d'affilée de hausse. Il s'agit de leur plus forte baisse jamais enregistrée en pourcentage depuis que le lancement de cette série statistique en 1963. Les économistes anticipaient en moyenne 410.000 ventes en rythme annualisé après le chiffre de 504.000 annoncé initialement pour avril.

Baisse inattendue des reventes de logements en mai
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis, publiés le 22 juin, ont reculé en mai, contre toute attente, en raison d'un retard sur les demandes de prêts estompant l'impact positif de contrats conclus grâce à une déduction d'impôt sur l'achat de résidence. Les reventes ont diminué de 2,2% le mois dernier à 5,66 millions d'unités en rythme annualisé, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 6,12 millions d'unités, soit +5,5%.

Cette nouvelle baisse intervient après deux mois consécutifs de hausse des ventes. Les données d'avril ont été révisées à 5,79 millions, contre 5,77 millions auparavant. Par rapport à mai 2009, les reventes de logement s'inscrivent en hausse de 19,2%.

Net recul des mises en chantier en mai
Le nombre de mises en chantier de logements aux Etats-Unis, publié le 16 juin, a reculé plus qu'attendu en mai, tombant à un plus bas de cinq mois, en raison principalement de l'expiration d'une mesure de crédit d'impôt qui avait jusque-là dopé le secteur. Le département du Commerce a annoncé mercredi que ce chiffre avait plongé de 10% à 593.000 en données corrigées des variations saisonnières. La baisse en pourcentage est quant à elle la plus élevée depuis 14 mois.

La progression d'avril a quant à elle été revue en baisse, à 3,9% contre une première estimation à +5,8%. Les analystes anticipaient une baisse à 650.000 unités. Quant aux mises en chantier de logements individuels, elle ont plongé de 17,2%, un déclin inédit depuis janvier 1991. Les nouveaux permis de construire, censés préfigurer l'évolution de l'activité de la construction, ont reculé de 5,9% le mois dernier à 574.000, après avoir plongé de 10,9% le mois précédent.

Après un boom sans précédent suivi par trois années de déclin, le secteur a enregistré ces derniers mois des signes de stabilisation encore fragiles (remontée des mises en chantier, ralentissement de la baisse des prix...) mais son activité demeure à des niveaux historiquement faibles. La baisse des prix immobiliers (de 30% environ par rapport au pic de 2006) et la montée du chômage ont eu pour conséquence une envolée des défauts de remboursement des crédits et une multiplication des saisies.

La conjoncture sur ce marché est très dépendante de l'évolution de la croissance, du chômage et des taux d'intérêt. A ces facteurs va s'ajouter l'expiration annoncée (fin juin) du programme de rachats d'emprunts immobiliers de la Réserve fédérale, d'un montant global de 1.400 milliards de dollars. Nombre de professionnels n'anticipent de reprise réelle et marquée avant l'an prochain, dans l'immobilier résidentiel comme dans l'immobilier commercial, lui aussi durement touché.

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