Etats-Unis : l'activité manufacturière ralentit, l'immobilier souffre toujours

L'indice ISM de l'activité manufacturière a reculé en juin pour atteindre son plus bas niveau depuis décembre 2009. Côté immobilier, les promesses de vente ont chuté de 30% en mai, tandis que les dépenses de construction reculaient de 0,2%.

Mauvais indicateurs économiques ce jeudi outre-Atlantique. La croissance de l'activité manufacturière a ralenti en juin, pour tomber à son plus bas niveau depuis décembre 2009, le secteur affichant toutefois son onzième mois de croissance d'affilée. L'indice de l'Institut for Supply Management (ISM) est ressorti à 56,2 le mois dernier contre 59,7 en mai et un consensus le donnant à 59.

Le sous-indice de l'emploi est tombé à 57,8 après 59,8 en mai, ce qui constituait alors son niveau le plus élevé depuis mai 2004. La composante des commandes nouvelles a reculé à 58,5, son plus bas niveau depuis octobre 2009, contre 65,7 le mois précédent, tandis que celle des prix acquittés a chuté à 57, contre 77,5 en mai et 71,0 attendus.

Côté immobilier, les dépenses de construction ont enregistré une baisse mais moins importante que prévu, en mai. Le département du Commerce a fait état d'un recul de 0,2% des dépenses globales de construction en mai, à 841,9 milliards de dollars en rythme annualisé, après une hausse de 2,3% (révisée) en avril, qui était la plus forte progression mensuelle depuis près de dix ans.

Les économistes anticipaient en moyenne une baisse de 0,8% de ces dépenses. Les dépenses privées, elles, ont reculé en mai de 0,4% après deux mois de progression, après l'arrêt d'un crédit d'impôt sur l'immobilier.

Enfin, les promesses de vente dans l'immobilier ancien ont chuté de 30% en mai, nettement plus que prévu, après l'expiration fin avril d'un crédit d'impôt très populaire, a annoncé jeudi l'Association nationale des agents immobiliers (NAR). Son indice, calculé sur la base de contrats signés en mai, est tombé à un point bas record de 77,6 contre 110,9 en avril.

Côté emploi, les nouvelles inscriptions au chômage ont rebondi lors de la semaine achevée le 26 juin, pour repartir à un niveau bien supérieur à la moyenne depuis le début de l'année. En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de demandes d'allocations de chômage est monté à 472.000, contre 459.000 la semaine précédente et 476.000 deux semaines auparavant, alors que les analystes attendaient une baisse.

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