La croissance américaine à la recherche d'un second souffle

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Le PIB de la première économie mondiale a progressé de 2,4% au deuxième trimestre, sa plus faible croissance depuis le début de la reprise, à l'été 2009. Mais la progression de l'activité dans la région de Chicago au mois de juillet laisse espérer une fin d'année plus solide.

C'est désormais une certitude, la reprise économique s'essouffle aux Etats-Unis. Dans la lignée du diagnostic de la Réserve fédérale, les chiffres du Produit intérieur brut (PIB) américain du deuxième trimestre confirme que la croissance ralentit outre-Atlantique. Au deuxième trimestre, le PIB a progressé de 2,4% en rythme annuel, après un bond de 3,7% lors des trois premiers mois de l'année. Il s'agit de la plus faible croissance de l'activité depuis le début de la reprise, à l'été 2009.

Cette performance est légèrement moins bonne qu'attendu par les économistes, qui tablaient en moyenne sur une hausse de 2,5% de l'activité entre les mois d'avril et de juin. Cependant, le chiffre du premier trimestre a nettement été révisé à la hausse en raison d'un bond plus important des stocks des entreprises. La précédente estimation faisait état d'une croissance de 2,7% sur la période.

"Le ralentissement de la croissance au deuxième trimestre reflète principalement une accélération des importations et un ralentissement de la hausse des stocks qui ont été en partie compensés par un rebond de l'investissemnt immobilier, une accélération de l'investissement des entreprises, un rebond des dépenses des Etats fédérés et des collectivités territoriales, et une accélération des dépenses de l'Etat fédéral", explique le département du Commerce.

Cependant, les deux autres statistiques du jour laissent entrevoir un tableau un peu moindre sombre que prévu pour le troisième trimestre. L'indice PMI des directeurs d'achat de la région de Chicago a progressé de manière inattendue en juillet, atteignant 62,3 contre 59,1 en juin et 56 attendu par les marchés. Cette évolution traduit une accélération du rythme de la croissance de l'activité dans la région, alors même que la Fed s'inquiétait mercredi de la vigueur de l'économie autour de Chicago.

Par ailleurs, la confiance des consommateurs a moins fortement baissé que prévu en juillet. L'indice de référence de l'Université du Michigan ressort en effet à 67,8 contre 66,5 en première estimation et contre 76 en juin. Les économistes attendaient de leur côté un indice de 67. Le moral des ménages est particulièrement surveillé outre-Altantique car leur consommation constitue le principal moteur de la croissance. Au deuxième trimestre, la consommation a encore progressé de 1,3%, un rythme toutefois inférieur à celui enregistré sur les trois premiers mois de l'année (+1,6%).

Dans son traditionnel Livre beige, publié mercredi, la Fed avait constasté que l'activité économique aux Etats-Unis continuait dans l'ensemble à progresser mais qu'elle avait marqué le pas dans certaines régions ces dernières semaines. Elle mettait en avant un marché du logement morose, un affaiblissement des ventes de biens coûteux tels que les voitures neuves et une réticence des banques à accorder des prêts.

Par ailleurs, le département du Commerce a procédé à sa révision annuelle des données passées du PIB. Il en ressort que la récession économique, débutée en décembre 2007, a été plus importante, avec un repli de 4,1% de l'activité (0,2 point de plus que la précédente estimation). En cause notamment, la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance, qui a été plus faible qu'initialement constatée. 

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