Zone euro : la croissance de l'activité ralentit en août

La reprise économique de la zone euro a légèrement ralenti en août mais les entreprises se montrent plus optimistes pour les mois à venir malgré des différences de croissance entre les différents pays de la région. En France, le rythme de croissance dans le secteur privé est revenu à un plus bas de cinq mois en août avec une décélération de la reprise dans les services.

L'indice PMI composite de la zone euro, qui intègre les services et l'industrie, a reculé à 56,1, contre 56,4 attendu et 56,7 en juillet, selon l'enquête publiée ce lundi par Markit Economics.

L'indice PMI de l'industrie manufacturière, calculé sur la base des réponses des directeurs d'achats de près de 2.000 entreprises de la zone euro, est ressorti à 55,0 en première estimation en août contre 56,7 en juillet, alors que les économistes interrogés par Reuters l'anticipaient à 56,2.

L'indice équivalent pour les services a légèrement reculé, à 55,6 contre 55,8 le mois dernier et un consensus de 55,5. Il reste néanmoins pour le douzième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et contraction de l'activité.

Le sous-indice de la production est passé de 58,7 en juillet à 57,2 en août. En revanche l'indice des anticipations des entreprises ressort en hausse à 68,1 après avoir atteint 66,5 en juillet.

Ralentissement de la croissance française dans le secteur privé

En France, l'indice PMI composite a reculé à 59 en août, touchant un plus bas de cinq mois, après 59,7 en juillet.

Par secteur, l'indice d'activité dans les services a reculé à 59,9 en version préliminaire, touchant un plus bas de quatre mois, après 61,1 en juillet. Dans l'industrie manufacturière, l'indice flash a en revanche progressé à 54,7, touchant un plus haut de deux mois, après 53,9 en juillet.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un PMI manufacturier à 53,4 et un indice des services à 60,5.

La nette hausse des nouvelles affaires dans les services comme dans l'industrie manufacturière, en dépit d'une activité traditionnellement ralentie en août, laisse augurer d'une poursuite de la reprise en France où le PIB a progressé de 0,6% au deuxième trimestre.

Dans le détail, le sous-indice de la production manufacturière a progressé en août pour atteindre un plus haut depuis mai à 57,1 après 56,7 en juillet. La composante nouvelles commandes dans le secteur manufacturier s'est inscrite à 57,3 en août en version préliminaire contre 54,5 en version définitive le mois précédent. La hausse des embauches dans le secteur des services en août se traduit par une croissance de l'emploi dans le secteur privé pour le quatrième mois consécutif en dépit d'une poursuite des destructions de postes dans le secteur manufacturier, bien qu'à un rythme ralenti. Les prix des achats ont augmenté en août sous l'effet de la hausse des prix des matières premières. Leur rythme de hausse avait touché un plus bas de cinq mois en juillet.

Rappelons enfin que le gouvernement a abaissé vendredi sa prévision de croissance du PIB pour 2011 la ramenant à 2,0% contre 2,5% précédemment. Il a en revanche confirmé sa prévision d'une croissance du PIB de 1,4% cette année et n'a pas exclu que ce chiffre puisse être dépassé. Les économistes s'attendent toutefois à un ralentissement de la croissance française au second semestre avec l'arrêt progressif des effets des mesures de relance.

Accélération de la croissance des services en Allemagne

De son côté, l'indice composite allemand a atteint son plus haut niveau depuis quatre mois, à 59,3 contre 59 en juillet. L'activité a notamment été portée par l'accélération de la croissance dans les services en août qui atteint son rythme le plus élevé en trois ans, alors que la croissance dans l'industrie commence à ralentir.

En effet, l'indice PMI pour les services est ressorti à 58,5, alors que les économistes anticipaient un chiffre 56,3 après celui de 56,5 publié le mois précédent.

En revanche, l'indice PMI manufacturier a reculé à 58,2, son rythme le plus lent depuis six mois, contre 61,2 observé en juillet et 60,5 attendu par les économistes.

Le sous-indice des commandes nouvelles dans l'industrie est passé de 63,2 en juillet à 57,4 en août, tandis que la composante des nouveaux contrats dans les services a atteint 52,9 contre 53,7 en juillet.

"Nous nous attendions à ce que le secteur manufacturier commence à ralentir au second semestre de l'année, c'est donc vraiment positif pour les services, le chiffre a atteint un plus haut de trois ans", note Rob Dobson, l'une des personnes en charge de la récolte des données chez Markit.

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