• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Plongée dans cette Amérique qui veut en finir avec Obama

Sixtine Léon-Dufour

Publié le 29 octobre 2010 à 12:43 - Mis à jour le 29 octobre 2010 à 13:16

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Certains ont voté pour lui en 2008 et sont aujourd'hui déçus. D'autres, fidèles aux valeurs traditionnelles de l'Amérique, n'ont de cesse de traiter ce Président qu'ils détestent de "socialiste", injure suprême outre-Atlantique. Découvrez dans cette enquête ces électeurs américains qui voteront sans état d'âme ce mardi pour le parti républicain.

Le jour se lève paresseusement sur le camping de Williams, petite ville d'Arizona, restée dans l'histoire comme étant une des haltes incontournables de la mythique Route 66. C'est une Amérique de carte postale, figée dans les années 1960, désuète et un peu miteuse aussi. Lessive et sac de linge sous le bras, Jenny Powell se fraie un chemin parmi les rangées de RV (« recreational vehicles ») pour aller faire ses machines.

Adam, son mari, vérifie les branchements d'alimentation en eau et électricité. Comme 8 millions d'Américains de la classe moyenne, leur camping-car, spacieux et propret, est leur résidence secondaire. Cette fois, ils s'offrent quelques jours pour visiter le Grand Canyon, non loin, "mais je ne sais pas si nous pourrons nous permettre d'autres voyages cette année", explique-t-elle, ses formes généreuses engoncées dans un jogging bleu pâle. "Nous avons mis de l'argent de côté pour notre retraite, mais les temps sont incertains, vous savez. Et ce n'est pas avec toutes les dépenses engagées par le gouvernement en ce moment que cela va s'améliorer."

Originaires de San Diego en Californie, les Powell ont voté Obama en 2008, lassés d'un Bush va-t-en-guerre. Pour les élections de mi-mandat du 2 novembre prochain, c'est sûr, ils ne voteront pas démocrate. "Les petits entrepreneurs sont pris à la gorge", poursuit-elle. Et tant pis, si Barack Obama a fait passer fin septembre une loi en faveur des PME, qui leur propose notamment 30 milliards de prêts et des avantages fiscaux, dans le but de relancer l'emploi. "Les démocrates jouent avec notre argent. On ne peut pas aider tout le monde et je ne veux pas que ce soient mes enfants qui payent l'addition."

Le blues de l'Amérique d'Obama

Une assertion révélatrice du "blues" qui gagne l'Amérique d'Obama. Sonnés depuis le début de la crise financière et sa kyrielle de dommages collatéraux, les Américains sont hantés par un taux de chômage de 9,7 %, au plus haut depuis 1948 et par l'ampleur du déficit de l'État (1.294 milliards de dollars, soit près de 9 % du PIB). Englués dans leurs difficultés quotidiennes, ils reprochent au président américain d'avoir sacrifié la lutte contre le chômage à ses deux grandes priorités "de gauche" : l'élargissement de la couverture sociale et la réforme de Wall Street. À quelques jours du scrutin, ils sont 55 % à penser qu'il mérite l'épithète "socialiste", une obscénité outre-Atlantique et 61 % estiment qu'il est un "big spender".

Les différentes mesures mises en place tardant à montrer leurs effets sur l'économie réelle, l'opinion publique redoute, en outre, une hausse des impôts qui les forcerait à se serrer un peu plus la ceinture. Un thème dont la droite conservatrice s'est largement emparée, qualifiant cette politique "d'irresponsable". La volonté d'Obama de ne pas prolonger l'année prochaine les avantages fiscaux, accordés aux plus riches sous l'administration Bush, est vécue comme un chèque en blanc : Washington sera alors libre de décider des secteurs dans lesquels il faut investir et d'entraver le marché, martèlent à l'envi les candidats républicains et leur aile droite, le Tea Party.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Méfiance viscérale

Élu sur un formidable élan populaire en 2008, Barack Obama est aujourd'hui voué aux gémonies par plus de la moitié de l'électorat ; victime expiatoire d'une économie rythmée par les licenciements et les saisies immobilières et de la méfiance viscéralement ancrée dans la psyché des Américains à l'égard de Washington.

"Assistanat", le vocable, jeté comme un gros mot, affleure d'ailleurs de façon récurrente en cette période électorale. 44 millions d'Américains, en particulier noirs et hispaniques, vivent désormais sous le seuil de pauvreté ? Les attaques contre les immigrés, à coups de vidéos de campagnes nauséabondes, se multiplient ? Il n'empêche. Dans une Amérique en proie au doute, qui a beau constater, incrédule, qu'elle est vulnérable bien au-delà de la seule menace terroriste, l'idée que l'on puisse attenter à la sacro-sainte liberté d'entreprendre révulse. Chez les Wasp, dans la classe moyenne et jusque chez les Redneck des zones rurales, l'antienne est la même : les États-Unis sont le pays de tous les possibles, de la fameuse "optimistic can-do attitude". Et doivent le rester.

La montée en puissance du Tea Party

"L'État ne peut pas pourvoir à tout et en aucun cas se substituer à la volonté de s'en sortir, ou non, des gens" confie un gérant de hedge funds new-yorkais, qui se définit comme démocrate. "C'est le fondement même de notre nation : le rêve américain accessible à tous, quelle que soit son origine, pourvu que l'on travaille." Un darwinisme économique inconcevable dans la vieille Europe, mais qui gagne du terrain outre- Atlantique, incarné par la montée en puissance du Tea Party. Trop de protection sociale freine l'économie, disent-ils en substance.

Catalyseur de l'acrimonie croissante à l'égard du gouvernement en place, la réforme de la santé laisse l'opinion publique perplexe. L'essentiel ne sera appliqué qu'entre 2011 et 2018, rendant son contenu, pour l'heure, difficile à juger. Cette loi historique devait pourtant être l'atout maître du camp démocrate pour ces élections de mi-parcours. Elle pourrait être son cauchemar. Le camp républicain la vilipende, y voyant là une nouvelle preuve de l'ingérence systématique de l'État dans la vie des citoyens, et partant, une atteinte à la liberté ; tout comme elle divise les démocrates, certains la jugeant trop timide, d'autres au contraire s'en désolidarisant.

Invasion de la Pologne par les nazis

À lire également

  • Pourquoi le héros de 2008 risque une défaite historique
  • Wall Street ne vote plus pour lui
  • Les mauvais remèdes de l'administration Obama

De cette Afro-Américaine qui, au cours d'un débat télévisé, lui lançait, « je suis épuisée d'avoir à vous défendre, de défendre un changement pour lequel j'avais voté », jusqu'aux "fat cats" de Wall Street, à l'instar de Stephen Schwarzman, le cofondateur de Blackstone qui, s'insurgeant contre un encadrement des bonus, l'avait comparé "à l'invasion de la Pologne par les Nazis", la société américaine, de haut en bas, converge dans le même désamour à l'égard de Barack Obama. Ce qui faisait dire, il y a peu, à un éditorialiste de "Forbes" : "Nous ne sommes plus les États-Unis d'Amérique, mais les États-Unis de la colère."

Sixtine Léon-Dufour

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France