Trichet justifie l'action de la Fed
LC avec Bloomberg
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Le deuxième round de rachat de dette américaine opérée la semaine dernière par la Fed n'était pas destiné à faire baisser le dollar mais à stabiliser les anticipations inflationnistes, a estimé lundi le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il s'exprimait durant une réunion des banquiers centraux à Bâle dans le cadre du « Global economy meeting ».
« Ce que j'ai relevé comme faisant parti du consensus a été que l'idée d'un ancrage solide des anticipations inflationnistes ont inspiré » la Fed, a expliqué Jean-Claude Trichet au cours d'un briefing à Bâle. «Tous les participants ont souligné le fait qu'ils ne poursuivaient pas une politique de monnaie faible et c'est quelque chose de très important », a-t-il ajouté.
Afflux de capitaux vers les pays émergents
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Ces propos ont contrasté avec les réactions acerbes des dirigeants d'Asie ou d'Amérique latine mais aussi d'Allemagne pour qui la décision de la Fed d'injecter des liquidités supplémentaires dans l'économie américaine n'aboutit qu'à affaiblir le billet vert et provoquerait un afflux de capitaux vers les marchés émergents au risque de provoquer des bulles du prix des actifs financiers.
Jean-Claude Trichet a d'ailleurs indiqué que le sujet des afflux de capitaux avait lui aussi été abordé lors de la rencontre des banquiers centraux. Ceux-ci ont insisté sur le besoin d'éviter « la volatilité excessive» des taux de change, « que nous considérons comme très très (sic) improductive pour la croissance mondiale et la stabilité mondiale », a martelé Jean-Claude Trichet.
« J'ai ressenti que mes collègues étaient très en ligne avec le consensus actuel sur la nécessité d'évoluer progressivement vers plus de flexibilité des taux de change », a ajouté Jean-Claude Trichet.
LC avec Bloomberg
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