Les Américains ont dépensé davantage lors du "Black Friday"

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La Fédération américaine de la distribution (NRF) annonce que les dépenses de consommation aux Etats-Unis lors du "Black Friday" de vendredi ont augmenté sur un de 6,4%.

Les dépenses de consommation aux Etats-Unis lors du "Black Friday" de vendredi étaient 6,4% plus élevées que l'année précédente, selon une étude de la Fédération américaine de la distribution (NRF).

Les clients sont de plus revenus vers les grands magasins et les boutiques de vêtements, alors que lors des deux dernières années ils tendaient à se limiter aux supermarchés et aux magasins discount.

Selon les analystes, cette tendance illustre le regain de confiance des consommateurs américains après deux années passées à se serrer la ceinture pour traverser la crise économique.

"Faire des achats est un loisir, une sortie, et toujours revenir dans le même vieux magasin qu'avant finit par être lassant", souligne Kin Caughey Forrest, analyste pour Fort Pitt Capital Group.

La fréquentation totale sur la période du jeudi de Thanksgiving à dimanche a augmenté de 8,7%, à 212 millions de clients, par rapport à 2009, indique l'étude de la NRF, menée par l'institut BIGresearch, dont les chiffres de dimanche sont encore prévisionnels.

Les dépenses effectuées sur internet et en magasins ont atteint 45 milliards de dollars sur les quatre jours, contre 41,2 milliards en 2009. Par client, la dépense moyenne s'établit à 365,34 dollars, contre 343,31 l'an dernier.

L'étude montre en outre que 52% des clients interrogés avaient l'intention de se rendre dans un grand magasin contre 49,4% en 2009. Pour les boutiques de vêtements, le taux est passé de 22,9% en 2009 à 24,4% cette année. Le pourcentage des magasins discount a en revanche reculé, de 43,2% à 40,3%.

Globalement, l'étude révèle que les consommateurs américains, dont les dépenses représentent 70% du produit intérieur brut local, étaient disposés cette année à débourser davantage et à ne plus se limiter aux produits de première nécessité.

Selon Ellen Davis, porte-parole de la NRF, les bijoux se sont ainsi particulièrement bien vendus. Les clients interrogés étaient 22% de plus qu'en 2009 à dire en avoir achetés.

Les effets de la récession se font toutefois encore sentir et même si 2010 sera probablement la meilleure des trois dernières années, elle ne marque pas encore le retour aux niveaux d'avant-crise.

"Nous ne sommes certainement pas revenus aux niveaux de 2007", a constaté Patty Edwards, responsable des investissements chez Trutina Financial.

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