Le manque de transparence sur les marchés inquiète Jean-Pierre Jouyet

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Alors que Bruxelles lance aujourd'hui sa consultation sur la réforme de la directive sur les marchés d'instruments financiers (MIF), Jean-Pierre Jouyet, le président de l'AMF, stigmatise l'opacité des transactions.

Au moment même où Bruxelles s'attaque la réforme de la directive Marchés d'Instruments financiers (MIF) - la Commission a lancé ce matin une consultation sur les pistes de réforme. Dans un entretien au quotidien "Le Monde", Jean-Pierre Jouyet insiste à nouveau sur les inconvénients du texte entré en vigueur au 1er novembre 2007.

Pour le président de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), ce cadre réglementaire qui mettait fin au monopole des Bourses historiques et organisait la concurrence entre Bourses, plates-formes alternatives et banques, a "gravement accentué le désordre" sur les places financières et a conduit à une opacité dans les transactions. "On ne sait pas qui achète quoi et à quel prix", déplore le régulateur.

Le président de l'AMF dénonce notamment l'émergence de systèmes électroniques d'appariement des ordres, les fameux dark pools, sur lesquels s'échangent des blocs de titres de façon opaque. "Aujourd'hui on estime que 44% des transactions sont invisibles (...) et le problème de transparence induit par cette directive est sans doute le plus inquiétant", dénonce-t-il.

Pour le régulateur, il convient de mieux réguler et de limiter le recours à ces dark pools. Bruxelles ne remet pas en cause ces moteurs d'appariement. La Commission européenne propose aujourd'hui de créer un statut supplémentaire. Et interroge les intervenants sur l'opportunité de leur fixer une limite en terme d'activité, les obligeant dès lors qu'ils ont atteint ce niveau à devenir plates-formes alternatives, dont les exigences sont plus élevées et devraient encore être réhaussées en matière de surveillance du marché.

Michel Barnier, qui a présenté ce matin les grandes lignes de cette consultation, en même temps que sa volonté d'introduire un régime européen des sanctions, entend avoir mis sur les tables l'ensemble de ses propositions concernant les marchés financiers d'ici à juin 2011.

 

 

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