La note des Etats-Unis dans le collimateur de Moody's

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L'agence de notation, Moody's prévient qu'elle pourrait être amenée à placer la note AAA des Etats-Unis en perspective négative dans les deux prochaines années. Cette annonce pourrait avoir des conséquences sur le marché obligataire ce vendredi, selon des opérateurs.

Après la dégradation de la note souveraine du Japon, c'est au tour de celle des Etats-Unis d'être surveillée de près par Moody's. Cette agence de notation a averti jeudi soir du risque de plus en plus élevé qu'elle soit amenée à placer la note AAA des Etats-Unis en perspective négative dans les deux ans à venir.

Le 19 janvier dernier, Standard and Poor's, l'autre importante agence de notation avait de son côté, évoqué que la note des Etats-Unis pourrait être "mise sous pression". L'agence de notation avait prévenu fin 2010 que si les crédits d'impôts lancés sous la présidence de George W. Bush venaient à être reconduits pour deux années supplémentaires, un placement en perspective négative de la note souveraine serait plus probable.

Moody's a publié jeudi un rapport détaillant les risques qu'elle perçoit. "Les tendances récentes et les perspectives financières du gouvernement indiquent en particulier que le risque, quoique toujours faible, est en augmentation et devrait continuer à croître dans les prochaines années", souligne l'agence. Cette annonce n'a pas eu d'effet sur la dette souveraine américaine.

Certains traders ont toutefois estimé que le rapport de Moody's pourrait avoir un impact sur les marchés obligataires lors de la séance de vendredi. "Quand une annonce violente tombe, comme ici de la part de Moody's ou bien d'une autre agence de notation, cela a évidemment un effet négatif sur les Treasuries. Nous pourrions assister à une hausse des rendements demain", a déclaré Todd Schoenberger, du cabinet LandColt Trading.


 

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Commentaires
a écrit le 28/01/2011 à 9:12 :
En complément de mes commentaires ci-dessus, voilà ce que je viens de lire sur le rapport de la commission parlementaire américaine sur la crise financière :
"Particulièrement responsable aux yeux de la commission d'enquête : l'ancien président de la FED, Alan Greenspan, qui a refusé d'utiliser les moyens à sa disposition pour enrayer les pratiques prédatrices en matière de financement immobilier au prétexte qu'une limitation des financements «subprime» se serait avérée «nuisible» pour les marchés. En s'abstenant de mettre en place une réglementation en ce domaine dès 1994, il aurait largement contribué à favoriser la «bulle des subprimes».

En cause Goldman Sachs, avec la complicité des agences de notation
Parmi les principales firmes de Wall Street visées par le rapport, Goldman Sachs est ouvertement accusée d'avoir «démultiplié les effets de la chute du marché des subprimes» en jouant un rôle central dans la création et la diffusion des produits toxiques (CDO), notamment sous le «règne» de Henry Paulson, de 2004 à 2006, avec la complicité active des trois agences de notation Moody's, Standard & Poor's et Fitch".

Quand j'essaie de me souvenir des positions communes et attentes du monde de la finance sur les paroles du "gourou de Wall street" qui étaient bues comme de "l'eau miraculeuse de Lourdes". Cela me confirme dans l'idée que les agences de notation sont aux "ordres" des Républicains et autres "organismes de contrôle américains". Et surtout que la crise financière mondiale EST SURVENUE UNIQUEMENT DES ERRANCES ET DES PRATIQUES DES INSTITUTIONS FINANCIERES AMERICAINES. Il serait donc tout à fait légitime que la dette souveraine américaine soit effectivement dégradée. Mais je confirme ...je demande à voir
Réponse de le 28/01/2011 à 13:28 :
+ 1 rien à ajouter
a écrit le 28/01/2011 à 8:35 :
Si cela se produisait, j'attends un confirmation dans les faits, car s'agissant d'agences de notation américaines, des "lobby" puissants ne manqueront pas de faire pression...mais dans l'affirmative, cela permettrait peut-être aux spéculateurs "d'oublier" l'euro et de s'attaquer soit au dollar, soit au yen....à suivre.
a écrit le 28/01/2011 à 8:34 :
Oui ce n'est trop tôt ,mais tout de même 2 années.Espérons que les ricains comprendrons qu'ils ne peuvent plus continuer à manoeuvrer l'économie mondiale.
Réponse de le 29/01/2011 à 9:55 :
Tu as raison, Sauros, 2 ans c'est trop long, mais c'est un debut.Esperons que Bernanke se reveillera. Peut etre cette nouvelle le freinera un peu.Je sais, je suis, sans doute, utopique,
a écrit le 28/01/2011 à 8:21 :
Le Royaume-Uni semblait pourtant bien placé pour une dégradation. La crise est "finie" ;-)
a écrit le 28/01/2011 à 8:02 :
Enfin, cen'est pas trop tot! Ils vont peut etre commencer a comprendre a Washington qu'ils ne sont pas au dessus des lois economiques mondiales et que leur deficit ne sera pas rembourse eternellement par le reste du monde grace au Quantitative Easing miracle du prestidigitateur Bernanke.
a écrit le 28/01/2011 à 7:57 :
Ce n'est pas trop tot! Ils vont peut-etre commencer a comprendre a Washington qu'ils ne sont pas au dessus des lois economiques mondiales et que leur deficit n'est pas un deficit planetaire qui devrait etret rembourser par le reste du monde grace au Quantitative Easing miracle du prestidigitateyr Bernanke.

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