En Egypte, l'heure du changement a sonné selon Barack Obama

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Alors que la pression s'accentue sur le président égyptien, son homologue américain juge que l'heure de la transition a sonné en Egypte. Il propose même une assistance américaine.

A quelques heures d'intervalle, Hosni Moubarak et Barack Obama ont reconnu mardi soir que les changements politiques étaient inéluctables en Egypte. De son côté, l'opposition a réussi à mobiliser plus d'un million de personnes au Caire pour réclamer le départ du président au pouvoir depuis 30 ans.

Cette journée de mobilisation, après une semaine de manifestations qui ont fait 300 morts et plus de 3.000 blessés selon l'Onu, a confirmé l'ampleur d'un mouvement qui ne cesse de se renforcer.

Depuis le début de cette crise politique, les Etats-Unis se montrent prudents à l'égard de leur allié égyptien, pièce essentielle dans le jeu diplomatique au Proche-Orient. L'Egypte joue le rôle d'un contrepoids à l'influence de l'Iran et est un des deux Etats arabes à avoir signé une paix avec Israël.

Face à la contestation croissante, Barack Obama est intervenu directement dans la crise mardi soir, estimant que le changement politique devait débuter immédiatement en Egypte.

Le président américain a fait une brève allocution depuis la Maison blanche, après un entretien téléphonique d'une demi-heure avec Hosni Moubarak. "Ce qui est clair et ce que j'ai indiqué au président Moubarak est que mon sentiment est que la transition politique doit être profonde, qu'elle doit être pacifique et qu'elle doit commencer maintenant", a dit Obama.

L'hôte de la Maison blanche a également noté qu'Hosni Moubarak a lui-même reconnu la nécessité de changements et a admis l'impossibilité de maintenir un statu quo.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2011 à 16:38 :
Phrase creuse ne voulant rien dire. Quel changement ? Rien n'a changé : surpopulation galopante, manque de terres agricoles, pas d'auto-suffisance alimentaire et donc un pays à la merci des marchés et des aléas de production avec des hausses non maîtrisées des céréales qui peuvent entraîner des émeutes à répétition !
a écrit le 02/02/2011 à 15:34 :
Bonsoir.

Je constate depuis très longtemps qu'il n'est pas très bon d?être un allié des U S A....
Le moindre Pet, et ils vous trahisent sana vergogne....

HIAWATHA
a écrit le 02/02/2011 à 12:54 :
Que l'egypte sorte indemne. Le reste est l'affaire du peuple EGYPTIEN.
a écrit le 02/02/2011 à 10:54 :
Obama prône prône désormais le départ de Moubarak , nous le félicitons , certes l'administration américaine comme les gouvernements européens auront mis du temps pour appuyer et reconnaître ces mouvements.

Comprenez que trouver une nouvelle marionnette à mettre en place prend au moins deux semaines, "El Baradei" reçu hier par l"ambassadeur américain, il c'est imposé en deux semaines et à réunis derrière lui plusieurs mouvements politique différents.
Une telle rapidité, me semble suspect et dirigé en sous main par les américains.

L'essentiel pour nos gouvernements n'est pas l'instauration à proprement parlé d'une réelle démocratie, mais plutôt d'un régime non religieux et de préférence et en bon rapport et le voisin hébreux.

Je vous pari que si des élections libres placent au pouvoir des religieux, l'aide américaine diminuera, même si ces derniers ne déclarent aucune volonté d'en découdre avec Israel , la population égyptienne ressent un profond mépris pour le gouvernement israélien du fait de la politique mené en Palestine et une profonde envie de revanche suite à la défaite militaire des 6 jours.

La boîte de pandore ouverte par Bush père à l'occasion de la 1ere guerre du Golfe, continue d'alimenter les événements des derniers mois, certes conforté par la seconde guerre du Golfe , "merci au fiston" , ceci amplifie les mouvements islamistes et leurs de nouvelles recrues, de plus les citoyens de ces pays mettrons à leurs têtes des religieux, car ils sont abusés par des des dictateurs ou familles royales qui ont accédées aux pouvoirs en majeurs parties avec l'aide ou la bénédiction de nos gouvernements, les états pétroliers notamment mais pas exclusivement.

Conclusion : la démocratie Oui, mais seulement si les élus nous sont favorables.

Cela nous conduiras à une profonde guerre des civilisations déjà entamée, depuis 15 ans et qui s'intensifie.
Réponse de le 04/02/2011 à 18:08 :
Les images à la Téle ressemblent plus aux latifunda qu'à une guerre de civilisation !

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