Les Egyptiens souffrent aussi de l'accélération de l'inflation

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Les Egyptiens ne revendiquent pas seulement la démocratie. C'est aussi la cherté de la vie qui les poussés dans la rue. Au mois de janvier, le taux d'inflation a encore progressé, à 10,8%.

L?inflation égyptienne de janvier progresse à 10,8% en taux annuel contre 10,3% au mois de décembre, a annoncé l?Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques. Conséquence de l?augmentation des prix des matières premières, au plus haut depuis le début des années 1990, l?inflation est la source de biens des maux dans les économies émergeantes. Et aussi à l?origine des révoltes populaires qui se sont faites jour sur l?autre rive de la Méditerrané.

Les manifestations égyptiennes ont en effet débuté pour protester, entre autres, contre la forte inflation sévissant dans le pays. Car outre les revendications de démocratie qui agitent les foules, ce sont encore des revendications à caractère économique qui les maintiennent mobilisées : corruption endémique, volonté d?en finir avec les privations dues à la cherté de la vie, désir d?augmentation des salaires et du niveau de vie. Dans ce pays de 80 millions d?habitants, 40% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de deux dollars par jour. Au seizième jour de révolte, place al-Tahrir, au Caire, la situation ne va pas en s?améliorant, puisque de mauvaises conditions climatiques de par le monde promettent mauvaises récoltes et envolée des prix.

Ainsi, la sécheresse dans le Nord de la Chine, premier producteur mondial de riz et de blé, devrait durer jusqu?au mois de mai, a affirmé, ce jeudi, le ministre chinois de l?Agriculture, malgré des chutes de neige, jugées trop modestes. Les cours du blé et du riz pourraient donc d?atteindre de nouveaux records. Le sucre connaît également une pénurie, accélérée par les inondations dans le Nord-Est de l?Australie, septième producteur mondial de sucre.

De son côté, la FAO (Food and Agriculture Organization, agence spécialisée de l'Onu) déplore des niveaux d?insécurité alimentaire préoccupants en Afrique australe, et notamment en Afrique du Sud, neuvième producteur mondial de maïs, où des inondations ont dévasté des milliers d?hectares de cultures céréalières.

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