L'intransigeance de la Chine menace le G20 finance
Laurent Chemineau
Laurent Chemineau
La Chine sera-t-elle le grain de sable dans les fragiles rouages du G20 « finance » qui se réunit ce vendredi et samedi à Paris? La Chine a refroidi les espoirs de la France, qui assure la présidence du G20 cette année, en posant ses conditions à un éventuel accord sur la mesure des déséquilibres économiques mondiaux, avant même que débutent les discussions officielles entre ministres et banquiers centraux.
Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, espérait annoncer samedi un accord au moins partiel sur une liste d'indicateurs (balance courante, dette, déficit public, taux de change) permettant d'évaluer ces déséquilibres macro-économiques. Mais la Chine, accusée de sous-évaluer la parité de sa monnaie à des fins commerciales, a exprimé vendredi son opposition à la prise en compte des taux de change et des réserves de change parmi les indicateurs étudiés.
Son ministre des Finances, Xie Xuren, a également suggéré de remplacer le critère de la balance courante par celui de la balance commerciale qui exclut les flux transfrontaliers des salaires, dividendes, intérêts, dons et aides et ne prend en compte que les échanges de biens et services. De plus le responsable chinois s'est montré rétif à la définition de critères contraignants à laquelle il préfèrerait très nettement une liste consultative de paramètres.
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