Premier test pour la présidence française du G20

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Paris veut arracher samedi un premier accord sur la résorption des déséquilibres internationaux lors de la réunion des grands argentiers du G20.

Les ministres des Finances du G20, le forum des vingt plus grands pays de la planète (développés et émergents plus quelques pays invités) se retrouvent vendredi et samedi à Paris, pour aborder quelques uns des cinq ambitieux chantiers lancés par la France, qui assure cette année la présidence de cette instance. Pour Paris, il s'agit du premier test pour ses propositions souvent jugées très typiquement hexagonales à l'étranger (réforme du système monétaire international, lutte contre la volatilité du prix des matières premières, gouvernance mondiale, régulation du système financier...) à l'heure où l'appétit pour la coopération internationale s'érode au fur et à mesure que se confirme la reprise de l'activité.

"Nous proposerons un certain nombre d'indicateurs aux pays du G20, plus larges que la seule mesure de la balance courante", a expliqué Christine Lagarde, ministre de l'Economie, ce lundi, ajoutant espérer "un accord sur les indicateurs dès samedi". Depuis le sommet du G20 de Séoul, en novembre dernier, la correction des déséquilibres macro-économiques, une des causes de la crise de 2009, et la recherche d'un "cadre de croissance forte, équilibrée et durable" sont au centre des débats. La proposition du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, qui voulait fixer à plus ou moins 4% du PIB l'amplitude de l'excédent ou du déficit courant d'un pays, avait alors failli faire échouer la négociation. La Chine et l'Allemagne, aux excédents records, s'étaient sentis visés.

Paris défend une approche plus large basée sur une palette d'indicateurs. Elle intègrera entre autres le poids de la dette par rapport au PIB, celui de la balance courante et commerciale. Les divergences sont encore nombreuses, admet la ministre citant le cas de la balance extérieure dont on ne sait pas encore si elle doit inclure "les flux de produits ou également les flux de services voire les mouvements de capitaux". Sachant que la deuxième étape consistera à "identifier les pays qui divergent trop fortement d'un chemin de croissance optimal" en tenant compte du profil du pays (exportateur de matières premières ou non)...

Le Canada et l'Inde, chargés de conduire la réflexion, ont recueillis les premiers retours des membres du G20. "Il n'y a pas d'accord à ce jour", reconnaît Christine Lagarde. Mais "s'il n'y a pas d'accord [cette semaine, NDLR], ce ne sera pas un drame", précise-t-elle, la France disposant de plusieurs mois avant le sommet du G20 de Cannes, les 3 et 4 novembre.

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