L'UE officialise ses sanctions contre Kadhafi

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Dans le sillage de l'Onu, l'UE a infligé ce lundi des sanctions à Kadhafi et au gouvernement libyen, désormais sous le coup d'un embargo sur les ventes d'armes et d'une interdiction de se rendre sur le territoire de l'Union. Les Vingt-Sept ont en outre gelé les avoirs du "guide de la Révolution libyenne", de sa famille et de son gouvernement et interdit la vente de marchandises telles que gaz lacrymogènes et matériel anti-émeutes, susceptibles d'être utilisées contre les opposants.

Embargo sur les ventes de matériel sensible, gel des avoirs, interdiction de se rendre dans l'UE. Les sanctions européennes, approuvées lors d'une réunion des ministres de l'Energie à Bruxelles, ont été avancées pour permettre leur mise en oeuvre le plus vite possible. Les Vingt-Sept ont ainsi repris à leur compte les sanctions adoptées samedi par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais ont ajouté dix noms à la liste des personnalités interdites de déplacement, ce qui en porte le total à vingt-six, et à vingt pour celle concernant le gel des avoirs, a précisé le ministre hongrois du Développement, Tamas Fellegi, dont le pays préside l'UE.

Le commissaire européen à l'Energie, Günther Öttinger, a déclaré que la plupart des gisements pétroliers libyens n'étaient plus sous le contrôle du colonel Kadhafi et qu'il n'y avait dès lors aucune raison de bloquer les exportations énergétiques libyennes. Une grande partie des gisements pétroliers et des terminaux libyens se trouvent dans la partie orientale du pays, d'où est partie l'insurrection contre Kadhafi mi-février.

Les dirigeants européens ont demandé à Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir, qu'il occupe depuis 1969, en raison de la répression du soulèvement populaire contre son régime, qui semble avoir perdu le contrôle d'une grande partie du pays.

Les combats n'ont cessé de se rapprocher de Tripoli, dont certains quartiers semblent même déjà échapper au régime libyen.

Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a consulté lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, les ministres européens des Affaires étrangères ainsi que des représentants de pays arabes et africains à Genève pour tenter de coordonner la réponse internationale aux événements en Libye. La France souhaite par ailleurs la tenue jeudi d'un sommet européen sur le sujet.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2011 à 17:46 :
Ce qui agite l'Afrique n'est pas sans inconnues. Il devient vital d'identifier avec précision l'adversaire avant de choisir les moyens de l'approcher. Un nouveau "Vietnam" est à éviter ! Ce n'est pas le moment d'entrer dans le tas.
a écrit le 28/02/2011 à 17:35 :
Cela a seulement une portée symbolique ; car des groupes d'influence, par exemple, n'ont-ils pas précipité cette annonce pour rafler la mise ? L'Europe export, vacille ; car, la Lybie est un phare, en « Afrique Politique »...

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