Débâcle municipale pour Silvio Berlusconi

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Le Cavaliere voit son fief de Milan porter en tête du premier tour des municipales un candidat de gauche. Un revers à la suite de ses déboires judiciaires.

"La Gifle" pour le Corriere della Sera. "Le choc" selon La Stampa. Silvio Berlusconi est sorti nettement défait, lundi soir, du premier tour des élections municipales partielles.

Vingt quatre heures après la fermeture des urnes, le chef du gouvernement italien n'avait d'ailleurs pas officiellement réagi. Le revers de la maire sortante de Milan Letizia Moratti qui ne dépasse pas 41,8% des voix et qui est devancée par le candidat de la gauche radicale Giuliano Pisapia de près de six points apparaît en effet comme un désaveu personnel pour le président du Conseil. Non seulement car Milan est la ville natale de Silvio Berlusconi et que celui-ci y a fait fortune que ce soit dans le bâtiment, la communication ou le football.

Mais aussi parce que la capitale lombarde est depuis près de vingt ans le fief de la droite italienne et que le Cavaliere s'était engagé en première ligne dans cette bataille municipale. Il était ainsi, comme il y a cinq ans, tête de liste de son parti. Cela n'a pas empêché la contre-performance. Alors que Silvio Berlusconi avait obtenu 53.000 voix de préférences lors de la précédente consultation, cette fois, il n'en obtenu que 28.000. « Si je n'arrive pas au même seuil que la dernière fois, la gauche va célébrer mes funérailles » avait-il lancé à ses supporters à la veille du scrutin.

Pour renverser la donne en vue du deuxième tour, dans quinze jours, la droite espère encore rallier les modérés et les électeurs de Futur et Libérté, le parti du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini qui a quitté la majorité de Silvio Berlusconi en décembre dernier. Mais Giuliano Pisapia apparaît largement favori. D'autant que l'opposition a le vent en poupe et obtient des bons résultats un peu partout dans le pays. A Turin et Bologne, le Parti démocrate (opposition, centre-gauche) a conservé la mairie dès le premier tour. A Naples, malgré une gestion désastreuse des déchets de l'administration (centre-gauche) sortante, le candidat du Parti du peuple de la Liberté (Pdl, parti de Silvio Berlusconi) sort en tête mais avec seulement 38,5% des voix. Pour l'heure, Silvio Berlusconi peut toujours compter sur le soutien de la Ligue du Nord dont les voix sont nécessaires pour dégager une majorité au Parlement. Mais les deux alliés se renvoient ouvertement la responsabilité de l'échec au premier tour.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2011 à 13:26 :
Les "séducteurs" n'ont plus la cote !

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