Les 5 chiffres qui font trembler les Etats-Unis

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Mauvais chiffres de l'emploi, croissance en berne, les banques américaines poursuivies, Wall Street en forte baisse... rien ne va plus du côté de l'Oncle Sam.

N'en jetez plus, la coupe est pleine ! Jeudi soir et vendredi ont apporté un sacré lot de mauvaises nouvelles aux Etats-Unis, plongeant un peu plus la première puissance mondiale dans la crise.

1 - 12 banques poursuivies dans l'affaire des suprimes

Les autorités fédérales américaines envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre une douzaine de banques pour leur rôle dans la titrisation de crédits hypothécaires. Dans le collimateur ? Rien de moins que la Bank of America, la JP Morgan Chase, Goldman Sachs ou encore la Deutsche Bank. Ces poursuites devraient être officiellement engagées vendredi ou au plus tard au début de la semaine prochaine, selon le Wall Street journal, qui cite trois sources anonymes.

2- Zéro création d'emploi en août

En août, la première économie américaine n'a pas créé le moindre emploi ! La plus mauvaise performance depuis septembre 2010. La publication de ce chiffre intervient à six jours d'un discours attendu de Barack Obama devant le Congrès américain lors duquel il doit présenter un nouveau programme pour relancer les créations d'emplois dans le pays.

Ce très mauvais chiffre va également mettre la pression sur la Réserve fédérale, qui discutera lors de son prochain Comité de politique monétaire (les 20 et 21 septembre) de la mise en place de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine. Ce matin à Wall Street, le mot "QE3" (troisième phase d'assouplissement quantitatif) était ainsi sur toutes les lèvres. De quoi mettre la pression sur la Réserve fédérale, dans l'attente d'un QE3. Et sur Barack Obama qui présentera jeudi un plan pour stimuler le marché du travail.

3 - Une croissance révisée à 1,7% pour 2011

Barack Obama a annoncé jeudi soir revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour cette année mais aussi l'année suivante. Cette révision résulte des coupes budgétaires concédées cet été pour relever le plafond de la dette. Cette révision à la baisse est en grande partie due aux coupes budgétaires qui ont accompagné début août l'accord entre républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Dans ce contexte, l'exécutif américain table désormais sur une croissance économique pour cette année de 1,7% contre 2,7% en février et de 2,6% en 2012 contre 3,6%.

En outre, le déficit devrait atteindre 8,8% du PIB cette année, contre une précédente estimation de 10,9% publiée en février.

4 - Wall Street ouvre en chute de 2%

Vers 15h45 heure française, le Dow Jones perdait 2,09% à 11.253 points, le S&P 500 reculait de 2,24% à 1.177 points et le Nasdaq abandonnait 2,17% à 2.491 points. Wall Street a ainsi abandonné tous les gains enregistrés en début de la semaine. Déjà jeudi, les places américaines avaient reculé, nerveuses avant la publication des chiffres mensuels du marché de l'emploi en août. Très attendus, ils étaient encore plus mauvais que redouté, relançant les craintes sur la solidité de la reprise aux Etats-Unis.

Du côté des valeurs, Bank of America plonge de 8,09% à 7,27 dollars. La première banque américaine pourrait être poursuivie par les autorités pour avoir trompé les investisseurs sur la qualité des titres adossés aux crédits hypothécaires vendus avant la crise financière, rapporte ce vendredi le New York Times. JPMorgan (-4,13% à 34,80 dollars) et Goldman Sachs (-4,47% à 107,15 dollars) sont également concernées par cette procédure. En outre, la Réserve fédérale auraient demandé, selon le Wall Street Journal, à Bank of America de fournir des éléments sur sa solidité financière, ce qui alimente les inquiétudes

5 - 14 banques risquent une amende dans le scandale des saisies immobilières

Comme quatorze autres groupes financiers américains, Goldman Sachs est poursuivie par la Réserve fédérale dans le scandale des saisies immobilières irrégulières.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a annoncé jeudi qu'elle envisageait d'imposer une amende à la banque américaine Goldman Sachs pour les "pratiques anormales" de sa filiale Litton Loan Servicing.

Goldman Sachs a vendu lundi cette société impliquée dans un gigantesque scandale de saisies immobilières irrégulières, mais "sera responsable du paiement" de toute amende qu'infligera la Fed, indique la banque centrale dans un communiqué.

 

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Commentaires
a écrit le 05/09/2011 à 20:38 :
Faites sortir l'oncle Tom de sa case:il a sûrement plus d'idées que l'oncle Sam qui visiblement a besoin de repos! lol
a écrit le 03/09/2011 à 8:57 :
"La première banque américaine pourrait être poursuivie par les autorités pour avoir trompé les investisseurs sur la qualité des titres adossés aux crédits hypothécaires vendus avant la crise financière, rapporte ce vendredi le New York Times" ... marre, marre, MARRE ! de cette arnaque sémantique qui exonère vicieusement les banquiers de leurs pratiques honteuses ! Marre de lire "les banques" au lieu de lire "les banquiers" : ce sont eux qui s'engraissent comme des porcs jamais rassasiés, et qui décident de faire monter les taux quand le taux de référence monte, et de ne pas les faire baisser quand le taux de référence baisse, qui trompent leurs clients avec leurs titres pourris, qui fraudent et dissimulent. "Les banques" c'est juste des immeubles et point barre. Les tripatouilleurs dedans, façon supérieurs hiérarchiques de Kerviel, et ce sont les banquiers qui prennent les décisions et se remplissent les poches en spéculant contre l'intérêt général, et ce sont eux les responsables de cette effroyable cagade, pas les immeubles. Il est temps que ces gens-là subissent les conséquences de leurs tromperies (le gouvernement fédéral américains a ENFIN reconnu que les banquiers-subprimes étaient des menteurs et des escrocs) d'abord pénales, et ensuite qu'il subissent les conséquences au civil et remboursent à la collectivité leurs fortunes en bonus et stock-options malhonnêtement accumulées. Que leurs belles villas, jets privés et tableaux de maître soient saisis pour rembourser les fonds publics utilisés pour réparer les conséquences de leurs malhonnête avidité, et enfin que ces aigrefins soient jetés en prison. Et vous verrez que comme par magie la gabegie financière et la "crise" cesseront. La morale que Chatel veut réintroduire à l'école, c'est dans les banques qu'il faut en priorité l'imposer.
Réponse de le 03/09/2011 à 13:11 :
tout à fait d'accord avec vous,
j'ajoute : imposer aussi la morale au gouvernement!
Réponse de le 03/09/2011 à 15:43 :
Très bien écrit et admirable de véracité. Les banquiers ont trompé les peuples. Qu'ils payent maintenant!!!!! Je veux ajouter les politiques aux banquiers, coupables et jamais responsables. Ils nous trompent depuis le départ du Général. Lui au moins payait ses factures avec ses propres deniers. Pas comme ses mafieux de gauche comme de droite qui se permettent d'intimider les peuples et d'instaurer un climat de terreur!!!!!!!
Réponse de le 05/09/2011 à 15:42 :
Les politiques sont les marionnettes des banquiers.
a écrit le 02/09/2011 à 16:18 :
La titrisation des créances, dont celles des prêts aux particuliers (immobiliers en particulier), est aussi courante en France (lire le "small print" des contrats de prêt). Potentiellement, et si ce marché, errements de la fiscalité immobilière obligent, devait piquer du nez, voire s'effondrer, les produits titrisés vaudraient aussi moins, leur garantie (valeur des hypothèques) devenant supérieure à la valeur vénale des biens. Bigre....
Réponse de le 02/09/2011 à 17:57 :
Il "fallait" fonctionner à l'américaine, aussi. Et bien nous voilà dans la même situation.
Réponse de le 02/09/2011 à 18:11 :
Même situation ? Même avec cette situation de crise le niveau de vie des américains est largement plus élevé que celui des français .Une crise pour eux c'est un chômage a 10 points depuis 2007 nous c est depuis 1980 ...
Réponse de le 03/09/2011 à 7:21 :
sauf ke les americains arrivent encore a etre la sur tous les plans ...; on aurait eu la meme crise, et les meme scandales que les us , on aurait ete pire que la grece .
a écrit le 02/09/2011 à 15:51 :
L'Américain Abbott licencie en FRANCE!!! alors que les bénéfices sont à la hausse!!!!!!!

http://intersyndicaleabbott.blogspot.com/2011/08/tous-lhopital-pour-de-nouvelles-actions.html#comments
Réponse de le 02/09/2011 à 18:25 :
Et alors, on vit quand même dans un monde libre. C'est quoi ce dictat qu'essaie d'imposer l'extrême gauche dans l'esprit des francais, comme quoi le licenciement ne pourrait être qu'économique? Une entreprise à parfois besoin de se restructurer, d'évoluer, de changer de production, donc oui, des licenciements. Si les entreprises étaient privées de ce droit nécessaire, effectivement, beaucoup plus licencieraient par nécessité économique.
Réponse de le 02/09/2011 à 19:15 :
L'extrême gauche aurait plutôt intérêt à encourager le sacrifice massif de salariés pour que le ressentiment amène quelque révolution... Voir le ressentiment dans l'histoire de Max Ferro et la quête de grand soir. Non, les riches qui ont le bon esprit de concilier l'estime de soi, la publicité et veulent consolider une société dont ils sont les chefs savent qu'il vaut mieux garder ses salariés et payer ses impôts voire même qu'ils soient augmentés.
Réponse de le 06/09/2011 à 9:03 :
à JB : vous me rappelez le PDG dans les 3 frères : l'entreprise c'est comme une montgolfière ; pour qu'elle monte, il faut savoir lacher du lest ;-).
OUI C'EST SCANDALEUX DE LICENCIER QUENT ON AUGMENTE SES PROFITS;

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