Barroso soutient Athènes et la taxe Tobin

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"La Grèce restera dans l'Union", a martelé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ce mercredi, à la veille du retour de ses créanciers dans le pays. Il a aussi plaidé pour la création d'une taxe sur les transactions financières ainsi que d'euro-obligations.

Climat tendu pour ce discours sur "l'état de l'Union". Devant les parlementaires européens, José Manuel Barroso, a passé en revu, ce mercredi les principaux chantiers que doivent mener les Vingt-Sept en pleine crise de la dette.

Dossier le plus chaud : La Grèce. Elle "restera dans l'Union", a-t-il commencé par affirmer. L'hypothèse une sortie d'Athènes de la zone euro n'est plus un tabou alors que le pays risque encore la faillite. Ne déviant pas de sa ligne, il a insisté sur les engagements que doit respecter le pays en contrepartie de l'aide que les Européens seront prêt à fournir. La résolution de cette crise ne serait "pas un sprint mais un marathon" à ses yeux. Il préconise de ce fait d'avancer l'activation du Mécanisme européen de stabilité, qui doit remplacer le Fonds européen de stabilité financière en 2013.

Jeudi, les experts envoyés par son organisation ainsi que par le Fonds Monétaire International, et la Banque centrale européenne doivent retourner à Athènes pour y terminer leur audit. C'est ce qu'a annoncé un porte-parole de la Commission européenne. Ces chargés de mission avaient quitté le pays le 2 septembre en critiquant les retards accumulés par l'Etat sur ses objectifs budgétaires.

Faire payer le secteur financier

Pour faire face au "plus grand défi de l'histoire" de l'UE, le président de la Commission européenne a formulé ses propositions afin de réguler son système financier. Prévoyant de lever 55 milliards d'euros grâce à elle, il s'est fait le héraut de la taxe conçue dans les années 1970 par l'économiste américain James Tobin. La Commission qu'il préside a adopté ce mercredi un texte visant à l'imposer au sein de l'Union européenne.  "Au cours des trois dernières années, les Etats membres ont apporté une aide et fourni des garanties de 4.600 milliards d'euros au secteur financier, il est temps pour le secteur financier d'assurer en retour une contribution à la société", a justifié l'ancien premier ministre portugais.

Le taux retenu n'est pas encore connu mais il pourrait être de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les autres types de produits financiers échangés à l'intérieur des frontières de l'Union.

Le débat sur le sujet risque d'être mouvementé. Si la France et l'Allemagne souhaitent cette taxe Tobin, des voix en Grande-Bretagne s'y sont clairement opposées, notamment à la City. La crainte d'une perte de compétitivité face aux autres places boursières constitue la cause principale de ces réticences.

Bruxelles devrait en outre proposer de nouveaux outils de contrôle des agences de notation d'ici la fin de l'année. Leur rôle a été abondamment critiqué pour ses effets sur les marchés.

Deuxième étape : les euro-obligations

Par ailleurs, José Manuel Barroso a aussi plaidé pour la création d'euro-obligations. "Une fois que la zone euro sera complètement équipée des outils nécessaires à l'intégration et à la discipline, l'émission de dette commune apparaîtra comme une étape naturelle et avantageuse pour tous", a-t-il dit.

Présentées comme des "obligations de stabilité", elles doivent être conçues de telle manière qu'elles soient gratifiantes pour ceux qui remplissent leurs objectifs budgétaires et dissuasives pour leurs autres. Selon lui, une intégration économique plus poussée de la zone euro ouvrira rendra possible l'émission de dette souveraine commune.

Question de gouvernance

Le chef de l'organe exécutif des institutions européennes a aussi défendu son pré carré face à la proposition franco-allemande de former un conseil spécial de la zone euro pour les questions économiques qui serait dirigée par Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne. La Commission "est le gouvernement économique de l'Union, pour cela nous n'avons assurément pas besoin de davantage d'institutions", a-t-il lancé, mettant en avant l'indépendance de son institution.

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Commentaires
a écrit le 29/09/2011 à 8:28 :
Vive l'Europe unie. Barroso martele que la Gece restera dans l'union. Peut etre mais ce n'est pas lui qui vera ses enormes avantages Bruxellois reduits, ce sont d'abord les employes Grecques qui devront souffrir, hors ils ne semblent pas etre d'accord( dernier sondage: 15 % de Grecques approuvent Papaandreou). Barroso est pout les Euro obligations mais ce sont les Allemands qui devront payer et ils disent Nein et il est aussi pour la taxe tobine et ceux qui souffriront le plus, les Anglais disent No. A part ces petits details tout va tres bien.
a écrit le 29/09/2011 à 7:52 :
Taxe tobin a 0,01% et les financiers craignent une perte de competitivite en europe....Non mais la faut arreter.Heureusement(ou malheureusement) le ridicule ne tue pas
a écrit le 29/09/2011 à 6:54 :
Comment faire confiance à un type inféodé aux grands groupes industriels, prêt à passer outre les volontés des peuples exprimés par l'intermédiaire de leurs députés... SILENCE Monsieur Barroso!
a écrit le 28/09/2011 à 16:26 :
"une intégration économique plus poussée de la zone euro"
Mais les Allemands et aussi les Français vont tout faire pour ne pas perdre l'avantage qu'ils ont sur les petites économies.
C'est justement grâce a cet avantage que leur économie marche et se développe aux dépens des économies petites et faibles. Le marché interne est un des facteurs déterminant. Il y a environs 100 Million de Germanophones et encore plus de Germanophiles alors qu'il n'y a que 10,5 millions de Grecs.
Que voulez vous qu'ils fassent? Surtout comment?
a écrit le 28/09/2011 à 14:04 :
Il est temps, vivement un développement mondial de ce type d'initiatives ! Accompagnée de la transparence totale sur les transactions financières mondiales, d'une levée totale du secret bancaire et ce sera la fin des "paradis fiscaux", véritables enfers pour les peuples :)
Bravo l'Europe ! Aidons l'argent à quitter les paradis fiscaux ! Rendons-le aux peuples !
a écrit le 28/09/2011 à 13:27 :
Pourquoi tant de lieux communs sur l'intégration européenne.
a écrit le 28/09/2011 à 12:40 :
Ok a la taxe Tobin, a condition que les fruits de cette taxe restent en France et n'aillent pas alimenter les caisses des dictateur Africains ou d'autres peuple assistées incapable d?émerger.
a écrit le 28/09/2011 à 11:34 :
Barroso défend son assiette!!!!!
a écrit le 28/09/2011 à 11:08 :
C'est à tort que l'on donne le nom de cet économiste à une intention bien éloignée des siennes. Ce monstre dont les écossais vont bientôt devenir jaloux est sorti à intervalles réguliers comme un calmant purement placebo pour nos tes fatiguées. Nous ne voulons d'aucune taxe supplémentaire et les économistes en question sont surtout des professeurs d'économie! Penseriez-vous que ceux de littérature soient des grands écrivains ?
a écrit le 28/09/2011 à 9:05 :
Il ne saurait être question d'accéder à cette idée des uerobonds qui ne sont qu'une aventure proposée par les voyous de la finance dont Monsieur Barroso semble être un adepte. La taxe TOBIN oui, mais Mr Barroso se drappe derrière cette idée pour faire passer son autre personalité peu recommandable et tordue des eurobonds. VIRER Monsieur BARROSO serait souhaitable, le plus vite possible.
a écrit le 28/09/2011 à 9:02 :
Qu'elle inventivité votre taxe "Tobin", mais arretez de vous prendre pour le messie ce genre de taxe est présente depuis bien longtemps en Asie.
A Hong Kong : 0.10% a chaque transaction de stock c'est la stamp duty, et ce n'est pas le seul pays a le pratiquer ...
Réponse de le 28/09/2011 à 9:50 :
Ho mais tout de suite, si vous prenez l'exemple d'économies communistes !

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