Grèce : la mission de la Troïka reprend dans un climat tendu
latribune.fr, avec agences
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Fraîchement accueillis, les chargés de mission de la Troïka (Commission, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) sont arrivés ce jeudi à Athènes. A l?appel de la Confédération des syndicats des fonctionnaires publics (Adedy), les principaux ministères sont en effet bloqués depuis jeudi matin.
Les représentants des créanciers de la Grèce doivent y terminer l?audit des comptes publics hellènes et examineront le projet de budget 2012, ainsi que les suivants dans le cadre du plan voté fin juin qui prévoit 28,4 milliards d'euros d?économie d?ici 2015. Ils se pencheront de près sur le programme de privatisations dont les retards avaient conduit à leur départ, le 2 septembre. Ils ont commencé leurs entretiens avec le ministre des Finances grec, Evangélos Vénizélos.
Cruciales, leurs conclusions devraient permettre de déterminer si la Grèce ?mérite? le versement d?une sixième tranche d?aide internationale décidée en 2010. Sans les 8 milliards d?euros attendus, les Grecs pourraient se retrouver à court de liquidités dès le mois prochain.
Une décision le 13 octobre ?
La date du 13 octobre a été avancée par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, comme celle qui pourrait marquer la fin du suspense pour cette crise. A l?issue d?une réunion avec ses homologues de la zone euro, une décision pourrait en effet être rendue dans quinze jours.
Pour Berlin, les conclusions de cette Troïka conditionnent aussi les futures décisions sur le deuxième plan d?aide international conclu le 21 juillet. Première étape franchie dans la matinée : le feu vert du Bundestag à l?élargissement des attributions du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Reste à savoir si les parlementaires allemands voteront aussi les autres volets de ce plan de 160 milliards d?euros. Ce programme prévoie notamment que les créanciers privés s?y s?engagent à échanger des obligations grecques en renonçant à 21% de leur mise.
"Renégocier ?"
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Et, concernant ce deuxième plan d?aide, rien n?est encore certain. ?Devons nous renégocier, ou ne pas renégocier? Nous préférerions bien sûr que les chiffres restent inchangés, mais je ne peux pas anticiper (les conclusions) de la troïka", a ainsi affirmé Angela Merkel, lors d?une interview à la télévision publique grecque NET mardi.
Athènes tente de montrer sa bonne volonté
Le gouvernement grec, de son côté, s?est employé à prouver sa bonne volonté à ses bailleurs de fonds. Le Premier ministre, George Papandreou, multiplie les visites auprès de ses partenaires. Après sa rencontre avec la chancelière allemande mardi, il va se rendre en France pour un entretien avec Nicolas Sarkozy ce vendredi.
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Athènes a aussi engagé un nouveau tour de vis budgétaire. Il compte ainsi mettre au chômage technique quelque 30.000 fonctionnaires d'ici la fin de l?année, réduire les pensions des supérieures à 1.200 euros par mois et abaisser seuil d'imposition à 5.000 euros de revenus annuels. Des mesures très mal reçues par la population qui ont entraîné des grèves dans les transports publics de la capitale et les blocages des principaux ministères ce matin.
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