Sarkozy promet à Papandreou... de discuter avec Merkel

 |   |  644  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Le Premier ministre grec rencontrait le chef d'Etat français ce vendredi. A l'issue de cet entretien, Nicolas Sarkozy a simplement indiqué qu'il s'entretiendrait avec Angela Merkel dans les prochains jours pour tenter de régler la crise grecque.

Pas de promesse tonitruante. Après l'entretien entre George Papandréou et  Nicolas Sarkozy, le président de la république française a simplement annoncé de nouvelles discussions avec Angela Merkel.

L'Elysée avait pourtant indiqué dans un communiqué qu'il présenterait une stratégie commune entre Paris et Berlin sur la sortie de crise. Nicolas Sarkozy s'est borné à réitérer des paroles de soutien envers un "membre de la famille" européenne. Faisant un parallèle avec la chute de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, quand ''l'ensemble du monde en a payé les conséquences", le président a clairement indiqué qu'il n'envisageait pas une faillite d'Athènes. "Nous avons une obligation morale à l'égard de l'Europe", a-t-il répété, arguant que "l'échec de la grèce serait l'échec de toute l'Europe".

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé qu'il se rendrait auprès d'Angela Merkel "dans les prochains jours" pour, a-t-il dit, "continuer le travail de collaboration et de coordination" engagé entre les deux gouvernements. "Il ne peut y avoir entre l'Allemagne et la France qu'une parfait identité de vue", a-t-il tenu à préciser. La ligne commune jusqu'à présent : "mettre en place le plus rapidement possible des mesures du 21 juillet".

Renégocier ?

De son côté, la chancelière allemande, mardi, a promis son "soutien" tout en laissant planer un doute sur ce deuxième plan d'aide de 160 milliards d'euros. Elle attend pour cela le rapport des chargés de mission de la Troïka (représentants de Commission, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) qui devrait être remis dans quinze jours, sauf retard. "Devons nous renégocier, ou ne pas renégocier ? Nous préférerions bien sûr que les chiffres restent inchangés, mais je ne peux pas anticiper (les conclusions) de la Troïka", avait prévenu la chancelière mardi lors d'une interview télévisée.

En attendant, depuis une semaine, le chef du gouvernement grec plaide la cause de son pays auprès des dirigeants européens. Son combat le plus urgent : s'assurer le versement des 8 milliards d'euros sans laquelle il risque de se trouver à court de liquidités. Cette somme correspond à la sixième tranche d'aide du premier plan décidé en 2010. Le second, datant du 21 juillet est aujourd'hui en suspens même si une majorité de pays, dont l'Allemagne, en a ratifié un volet important : l'extension du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Papandreou : "Nous ferons les changements nécessaires"

Pressé de rassurer ses bailleurs de fonds, George Papandreou a réaffirmé son volontarisme. "Je veux dire de façon parfaitement claire que la Grèce, moi-même, notre gouvernement, le peuple grec, sont déterminés à faire les changements nécessaires", a-t-il déclaré à la presse après son entretien avec Nicolas Sarkozy. "Nous faisons les sacrifices nécessaires et nous respecterons les engagements que nous avons pris, nous prendrons nos responsabilités en faisant toutes les réformes nécessaires, d'abord parce que nous voulons changer la Grèce et en faire un pays compétitif, socialement équitable et transparent", a-t-il ajouté.

Les nouvelles mesures de restriction budgétaire prises en septembre pour convaincre ses créanciers sont mal reçues par une partie de la population grecque. A leur arrivée les envoyés de la "Troïka" ont ainsi été accueillis par des blocages de ministères et une grève générale est prévue pour le 19 octobre.

Malgré ces difficultés interieures, Georges Papandreou continue de plaider pour la cause hellène auprès de ses partenaires européens. Avant de s'envoler pour Paris ce vendredi, il a ainsi rencontré Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, à Varsovie. Ensemble, ils ont préparé le prochain sommet de la zone euro le 18 octobre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/10/2011 à 5:43 :
Et si la Grèce rendait l'armement qu'elle a acheté à l'Allemagne et à la France et anullait simplement les dettes envers les banques de ces deux pays?
Ne serait-ce pas la solution la plus simple, la plus rapide et surtout la plus juste.
Quand 'a l'armement l'Allemagne et la France trouveront bien un dictateur africain à qui le refiler pour ainsi pouvoir rembourser les banques.
Simple comme le fil à couper le beurre, il suffit de vouloir!
a écrit le 01/10/2011 à 15:06 :
"obligation morale" et "économique" à aider la Grèce..... quelle démagogie!

Il ne s'agit pas d'aider la Grèce. Ni d'aider les Grecs. Ni la Grèce ni les Grecs ne vont jamais voir un sou de ces milliards qui vont atterrir directement dans les poches des banksters, spéculateurs sans vergogne, brigands du chemin moderne, qui pillent le monde, les Etats et les peuples, depuis que les lois de type celle de Pompidou Rotschild de 1973 leur a offert le monopole de prêt aux Etats.

Arrentez donc, sieur Sarkozy et consorts, de nos faire le morale, parler d' "entraide", "solidarité" etc etc. il s'agit de goinfrer encore et encore vos copains les banksters, et non d?intérêt des peuples!

ASSEZ de mensonges! Ça suffit!
a écrit le 01/10/2011 à 13:49 :
Si le gouvernement Grec avait un peu plus de force, il dirait : NEIN a l'Allemagne et la France, sortirait de l'Euro, et nullifierait la dette de leur gouvernement en faisant défault.

Que serais que pire que l'Allemagne ou la France ferait ? Envahir, ha ha ?
Et puis quoi ? Les banques Allemandes et Francaises souffrirait ? Un gouvernement Grec vraiment indépendant se foutrait bien de cela.
a écrit le 01/10/2011 à 11:04 :
La solution est pourtant simple ... rembourser notre dette .... en monnaie de singe ...via l'inflation .... mais ce n'est pas dutout ... dutout la perception des choses coté allemand (ils en gardent un mauvais souvenir ... qu'Adolphe leurs à laissé) ... et les USA des la crise de 29 (inverse). comme disait (LAGADARDE EN 2008 LA CRISE EST DERRIÈRE NOUS).. il nous faudrait une gouvernance économique mondiale .... ce n'est pas pour demain ! Alors chouchou on oubli ... il n'est pas de taille !
Réponse de le 01/10/2011 à 13:31 :
A condition de laisser gouverner cette institution mondiale par la Chine.
Réponse de le 01/10/2011 à 14:22 :
Adolf en 1923? Il est allé en prison en 1923. Il a fait plein de choses, mais pas cette inflation. Un gouvernement économique mondial par contre - il aurait peut-être aimé, comme un certain Bonaparte d'ailleurs.
La France aurait gardé son Franc, elle aurait pu inflationner à son goût. Faut dire merci au grand politiciens mondiaux, Mitterrand et Delors, qui on pensé qu'il fallait affaiblir l'Allemagne à tout prix en lui prenant son D-Mark.
a écrit le 01/10/2011 à 10:38 :
Papandréou n'est-il pas assez grand pour "discuter " avec la Dame allemande ?
a écrit le 01/10/2011 à 8:57 :
Sarko il est marrant : alors qu'il sait que quand Angela disait Nein !! c'est Nein sans discussion
a écrit le 01/10/2011 à 8:55 :
le pauvre papandreou devra se méfier !! il a fait tant de promesse non tenue celui là !!
a écrit le 01/10/2011 à 8:52 :
Il n'y a pas à dire, notre Sarkozy s'accroche encore à son peu d'image d'amour qu'on puisse l'accorder en sachant qu'il ne sera plus là en 2012 par un pur lassitude de son peuple.
a écrit le 01/10/2011 à 5:31 :
Le nauséux théâtre de la politique. On se rencontr, on mange, on sourit (obligatoire le sourire), on se donne une accolade ou une bise. On promet de se revoir bientôt pour résoudre les problèmes. Les perdants. Les peuples. Peuples qui d'ailleurs - soit dit en passant - adorent qu'on les maltraite puisqu'ils mettent en place tous ces politiques médiocres qui les représentent si bien.
a écrit le 01/10/2011 à 4:44 :
Des gesticulations de pantins, rien d autre!!!!

Que d argent gaspillé, tout ces voyages, toutes ces reunionites aigues, pour rien

Bas les masques!!!
a écrit le 01/10/2011 à 3:56 :
Un effort surhumain ! Le Prix Nobel de la Paix pour George Papandreou !
a écrit le 30/09/2011 à 20:35 :
la France c'est le blabla ( gauche et droite idem) , l' Allemagne dicte sa loi , celle du Mark !
Réponse de le 01/10/2011 à 14:24 :
Vous rêvez? L'Allemagne paye la facture. La France décide. On va bien les résultats d'ailleurs.
a écrit le 30/09/2011 à 20:15 :
... discuter avec Merkel. Et alors?
S'il veut payer pour ses banques il payera. Mais peut-il laisser les allemand en paix?
a écrit le 30/09/2011 à 19:39 :
si j'ai bien compris une reunion sert a fixer la date de la prochaine reunion. Au bout d'un moment la com ne suffira plus. il faudra bien payer.
a écrit le 30/09/2011 à 19:07 :
La seule obligation que nous ayons c'est envers les nôtres
a écrit le 30/09/2011 à 17:04 :
Lors d'une crise, grecque ou autre, le N° de la help line "Europe" pouvant être appelé reste à déterminer.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :