La Slovaquie mise au défi de trouver une majorité sur le FESF

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La coalition au pouvoir en Slovaquie devra remanier le gouvernement ou convoquer des élections anticipées si elle ne trouve pas de majorité au parlement pour ratifier la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), a déclaré dimanche le principal parti d'opposition.

Le pays, qui ne compte que 5 millions d'habitants, pourrait entraver le processus de ratification du renforcement des prérogatives du Fonds, une réforme validée à ce jour par 14 des 17 pays de la zone euro.

La coalition de centre-droit du Premier ministre Iveta Radicova peine à dégager une majorité parlementaire sur ce vote, qui devrait intervenir d'ici le 14 octobre, étant donné qu'un des partis de la coalition, Liberté et Solidarité (SaS), se refuse à apporter son soutien.

"Soit ce gouvernement approuve le FESF et la coalition le fera également par elle-même, soit la coalition au pouvoir n'est pas capable de prendre une telle décision et elle devra compter sur l'aide de l'opposition, mais avec des conséquences sur le fonctionnement de la coalition au pouvoir", a déclaré Robert Fico, dirigeant du parti Smer, lors d'un débat télévisé.

Le Smer, qui dispose de près de 40% d'opinions favorables dans les sondages, est favorable à la réforme du FESF mais refuse de tendre la main à la coalition. Robert Fico a estimé que cette dernière devait remanier le gouvernement ou convoquer de nouvelles élections si elle ne parvenait pas à s'unir.

"Nous sommes prêts à soutenir le FESF, mais si nous le faisons, cela signifie qu'il n'y a plus de coalition au pouvoir en Slovaquie", a dit l'ancien Premier ministre, prédécesseur d'Iveta Radicova à la tête du gouvernement.

Martin Santa, Jean Décotte pour le service français

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Commentaires
a écrit le 07/10/2011 à 8:31 :
Vous avez dit démocratie ? l'Europe n'en a jamais pris le chemin mais aujourd'hui encore moins .
Ténor du Non, Philippe Seguin avait tout dit dans son mémorable et toujours actuel discours sur la France, prononcé à l?Assemblée Nationale :
« Monsieur le Président, Madame, Messieurs les premiers ministres, mes chers collègues,
que l on ne s?y trompe pas la logique du processus d engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d un fédéralisme au rabais, fondamentalement antidémocratique, faussement libéral et résolument technocratique.
L?Europe qu?on nous propose n est ni libre, ni juste, ni efficace.
Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la révolution : 1992 est littéralement l anti-1789. Beau cadeau d anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes .»
a écrit le 02/10/2011 à 20:19 :
Et si on consultait une fois tous les citoyens ? A cette allure l'Europe sera dans peu de temps plus que l'ombre d'elle meme.
Réponse de le 03/10/2011 à 6:45 :
Si on consultait tous les enfants avant de les mettre à l'école, il y a longtemps qu'on ne parlerait même plus de son ombre.
a écrit le 02/10/2011 à 19:41 :
C'est tout a fait le scénario qui aurait pu arriver en Allemagne

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